Le Miracle de 1511 (en néerlandais : De sneeuwpoppen van 1511) est une fête qui fut organisée à Bruxelles lors d'un hiver particulièrement rigoureux du début du et au cours de laquelle les habitants construisirent environ cent-dix bonshommes de neige à caractère satirique.
On estime que plus de la moitié de ces bonshommes de neige étaient des représentations pornographiques ou à caractère sexuel.. On a, entre autres, relevé une femme de neige séduisant un homme, un bonhomme de neige et une femme de neige faisant l'amour devant la fontaine de la ville et un garçon de neige nu urinant dans la bouche d'un bonhomme de neige ivre. Il y avait aussi des licornes de neige, des sirènes de neige, un dentiste de neige et des prostituées de neige dans le quartier chaud de la ville.. Parmi les bonshommes de neige à caractère politique figuraient « une vierge de neige avec une licorne sur les genoux », érigée devant le palais ducal de Coudenberg, résidence de l'empereur Charles Quint, en signe de protestation contre son absence et le fait qu'il vivait plutôt avec sa tante Marguerite d'Autriche à Malines..
Le Miracle fut précédé de six semaines de temps froid (plus fréquent à l'époque qu'aujourd'hui en raison du Petit âge glaciaire). Un festival fut alors déclaré par les autorités pour tenter d'apaiser les esprits dans un contexte de tensions sociales et de conflit latent avec le Duché de Gueldre.
Le Miracle prit fin lorsque la neige fondit au printemps suivant, provoquant des inondations à Bruxelles. Plus tard dans le mois, lorsque l'eau fut entièrement retirée, le roi de France fit don de 1000 pièces d'or à la ville.
Le poète néerlandais Jan Smeken a écrit sur le Miracle dans son poème « Dwonder van claren ijse en snee » [Le miracle de la glace et de la neige pures]..
Références
Catégorie:Manifestation en Belgique Catégorie:Parodie pornographique