Le camp de Masseube est un ancien camp d'internement situé sur le territoire de la commune de Masseube, au sud du département du Gers.
Créé en 1940 pour accueillir notamment des exilés Alsaciens et Lorrains, puis des Juifs et des républicains espagnols, il est fermé après la Seconde Guerre mondiale et transformé en colonie de vacances pour les enfants en 1948.
Avec le maquis de Meilhan, qui s'est formé et s'est engagé dans l'Astarac par les réseaux de la Résistance, à proximité de la ville de Masseube, le camp de Masseube est l'un des grands lieux de la mémoire contemporaine gersoise, française et européenne.
Histoire vignette|L'étoile jaune, dispositif de discrimination imposé aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale en Europe. vignette|Le drapeau de la République espagnole, dont de nombreux internés au camp ont été exilés après la Retirada.
Le camp d'internement de Masseube est construit au printemps 1940 par le gouvernement français. Il fait partie des camps de concentration du sud-ouest de la France, comme le camp de Gurs, dans le Béarn, et le camp de Noé et celui du Récébédou, à Portet-sur-Garonne, au sud de Toulouse.
Les prisonniers sont l'objet de transferts entre ces camps.
Le camp de Masseube a reçu plusieurs catégories de prisonniers :
D'abord, à sa création, des réfugiés civils français d'Alsace et de Lorraine fuyant l'avancée allemande;
Ensuite, pendant la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, des populations jugées ennemies ("indésirables") du régime nazi et de la France de Vichy : Juifs (notamment des Juifs allemands expulsés de la Sarre et du Palatinat) et exilés républicains espagnols;
A partir de 1943, il est spécifiquement transformé pour accueillir les déportés âgés déplacés d'autres structures d'internement; Au cours de l'été 1943, une importante vague de transferts vide en grande partie le camp, même si près de 200 personnes y demeurent; A la Libération de Masseube, il est utilisé pour l'internement de collaborateurs, devenant notamment le lieu d'humiliation des femmes tondues.
Le camp ferme en 1948 en tant que camp de prisonniers pour devenir le site d'une colonie de vacances.
Personnalités internées Gustav Herz, résistant juif allemand, interné au camp de Masseube et victime de la Seconde Guerre mondiale, est inhumé dans le cimetière de la commune .
Postérité Le mémorial du camp de Masseube est inauguré en 2010.
Voir aussi
Bibliographie Éric Malo, Les Camps d'internement du Midi de la France, Bibliothèque municipale de Toulouse, 1990. Denis Peschanski, Les Camps d'internement en France, Paris, PUF, 2002. Jean Estèbe, Toulouse. 1940-1944, éd. Perrin, Paris, 1996 ; rééd. Cairn Éditions, Morlaàs, 2022 .
Articles connexes Camp des Milles Camp du Récébédou Camp de Noé Camp de Gurs Camp d'internement français Retirada Épuration à la Libération en France Maquis de Meilhan
Notes et références
Liens externes
Masseube Camp de Masseube Masseube Masseube Catégorie:Tourisme de mémoire en France Catégorie:Shoah en France Catégorie:Mémoire de la Shoah