La « prison des évêques » est une maison de la fin du ou du début du située à Saint-Jean-Pied-de-Port en Basse-Navarre. Sa partie inférieure en contrebas du terrain date du .
Historique
La fonction d' origine de cet édifice est inconnue. Il est voisin du jardin de la maison Laborde ou maison des évêques . et la salle souterraine voûtée comportant des baies et des portes murées, datant du , a pu constituer un entrepôt ou une chapelle. La proximité avec la maison des évêques est à l'origine du nom actuel donné à partir du . Ce nom constitue un raccourci sémantique de nature à induire en erreur. L'ensemble a pu être un domaine (chapitel) appartenant à l'évêque de Bayonne en 1364.
La maison a été restaurée ou refaite à la fin du ou au début du , puis au .
Elle a servi de prison municipale à partir de 1795 et a accueilli au les soldats sanctionnés de la citadelle du Mendiguren voisine. Durant l'occupation allemande elle accueille les personnes arrêtées à la frontière espagnole, en particulier les réfractaires au Service du travail obligatoire.
Elle est aujourd'hui un musée municipal et abrite des salles d'exposition permanentes sur le Pays Basque ou temporaires d'art à l'étage.
Architecture vignette|redresse=1|Murs nord et ouest du bâtiment. La maison est de plan rectangulaire, longue et étroite, située sur un terrain pentu. Le bâtiment, en deux parties dans le sens de la longueur, est construit en grès rose de l'Arradoy. Au sud la façade étroite comporte une entrée en plein-cintre chanfreinée à gros claveaux, surmontée d'un fenêtre à meneau possédant un linteau sur lequel est mentionné la date 1584. L'inscription Prison des Evesques sur le claveau d'entrée date de 1927.
L'entrée donne sur un corps de garde. Derrière celui-ci le bâtiment est découpé en deux parties, chacune d'elles comportant plusieurs pièces.
Deux escaliers droits successifs en maçonnerie conduisent au sous-sol voûté comportant une cellule pouvant avoir servi de cachot. Quelques carcans subsistent accrochés aux murs. Il y a en partie haute au nord une ouverture étroite permise par la pente du terrain. Ce mur comporte une vaste ouverture murée encadrée de deux fenêtres également murées. À l'ouest une ouverture plus petite et trois meurtrières sont aussi murées. À l'est une latrine, murée, n'est visible qu'à l'extérieur.
À l'étage les cloisons ont été abattues pour créer une salle d'exposition. On y accède par un escalier en bois de facture récente.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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