Louis Alexandre Désiré Abdelal général de division français, commandeur de la Légion d'honneur et officier de plusieurs ordres étrangers, est né à Marseille le , et mort dans la même ville le Les informations sont tirées du livre du comte de Margon sur le général Abdelal..
Biographie Louis Alexandre Désiré Abdelal est le fils de Michel Abdelal (vers 1763-Marseille, ) et de Joséphine Haoua (vers1780-1850). Michel Abdegal, agha des Janissaires puis général de brigade de l'armée impériale Michel Abdelal a été agha des Janissaires du Caire et lutte contre l'armée française et participe aux combats d'El Rahmanieh, à la charge de la bataille de Chebreiss ou bataille de Chobrâkhyt le remportée par Bonapartesur Mourad Bey, puis à la bataille des Pyramides, bataille perdue par les Ottomans face à la cohésion et la discipline de l'armée française. Il suit Ibrahim Bey et participe aux combats de Salhieh où il est blessé et fait prisonnier. Emmené au Caire où il est soigné et traité avec égards, il accepte les idées amenées par les Français et va s'en faire le propagateur auprès de ses coreligionnaires. Bonaparte décide de lui conservé son titre d'agha des Janissaires. Il lui fait prêter serment de fidélité et le nomme gouverneur du Caire en charge de la police de la ville. Bonaparte considère qu'il permettrait de pacifier rapidement la ville. Il va faire face aux deux révoltes du Caire, en particulier celle du . Il organisa la rencontre entre Mourad Bey et le général Kléber. Abdelal-Agha est encore gouverneur du Caire quand le général Belliard capitule. Il est autorisé à accompagner l'armée française avec des mamelouks qui vont former le corps des mamelouks de la Garde impériale. En 1803, les souffrances dues à ses blessures l'obligèrent à quitter le service. Il est mis à la retraite par le premier consul avec le grade de général de brigade. Il se retire à Marseille avec sa femme Circassienne épousée en Égypte dont il a eu seize enfants, huit garçons et huit filles, mais six enfants sont morts en bas âge. Il s'est converti au catholicisme à Marseille.
Louis Abdegal interprète dans l'armée d'Afrique En 1831, l'ancien commandant Savary que Michel Abdelal avait connu au Caire est nommé commandant en chef de l'armée d'Afrique en Algérie en remplacement du général Berthezène. Il engage Louis Abdelal, le fils de son ancien ami, comme interprète de à l’État-major de l’Armée d’Afrique par un ordre signé le . Il en profite pour parfaire sa connaissance de l'arabe. Après le départ du général Savary, le général Trézel le garde comme interprète. En 1834, il rejoint rejoint le corps des Zouaves comme interprète. Faisant partie d'un colonne commandée par le général Rapatel, le sauve le fils du général Bro. Ce dernier par reconnaissance l'attache comme interprète à son État-major. C'est pendant un séjour à Marseille pour revoir sa famille qu'il fait sa demande de naturalisation, el pour entrer dans l'armée française.
Cavalier puis officier dans l'armée d'Afrique Le , il démissionne de son poste d'interprète et s'engage comme cavalier dans les escadrons de Spahis régulier de Bône (actuel Annaba) placés sous les ordres du commandant Yousouf (Joseph Vantini, dit). Il gravit les échelons de sous-officier, et devient Sous-Lieutenant « indigène ».
Il sert dans le corps de cavalerie indigène de Constantine. Il est nommé lieutenant au Régiment de spahis à partir de 1845. Il est promu capitaine le 5 août.
Le , il épouse Mathilde Marie Joséphine Agoub, à Marseille, fille de Gaspard Joseph Agoub, frère de Joseph Agoub, et de sa sœur, Basilisse Abdelal.
Il est en Algérie jusqu’au début de 1854, où il est nommé chef d’escadron aux Chasseurs d’Afrique.
Il participe à la guerre de Crimée du au . Il se fait particulièrement remarquer par le général Canrobert à la charge de Balaklava (Ukraine), le .
De retour en Algérie, il est promu colonel du le .
Son supérieur, le général Louis Durrieu, apprécie cette nomination : « très intelligent, et connaissant à fond le caractère arabe, parlant parfaitement la langue ».
Il servira en Algérie jusqu’à la déclaration de la guerre contre la Prusse. En 1863, le général Yousouf (Joseph Vantini, dit), considère qu’il a pris à cœur la tâche difficile de commander un corps aussi dispersé que le Spahis.
Le général baron Félix de Wimpffen, qui est son supérieur de 1865 à 1868, ne tarit pas d’éloges à son égard. Il est promu commandeur de la Légion d’honneur, le 7 juin 1865.
Général de brigade en Algérie et pendant la guerre Franco-allemande Napoléon III le nomme général de brigade, le , mais ne combat pas en France. Il est nommé au commandement de la subdivision de Médéa.
Ce n'est qu'après la capitulation de Sedan, le gouvernement de la Défense nationale décide de continuer la guerre. Il se trouve dans l’armée de la Loire. Il est nommé au commandement de la de la division de cavalerie du général Ressayre, faisant partie du commandée par le général Chanzy. il se trouve dans l’armée de la Loire. La Troisième République le nomme général de division à titre temporaire, le et reçoit le commandement du qui venait d'être formé, mais il refuse le commandement car il ne se sent pas compétent. Il reçoit alors le commandement de la division de cavalerie du en cours de formation. Il va couvrir la retraite du et du après la débacle d'Orléans et les dernières opérations du général Chanzy. Il est nommé général de division à titre définitif le . Il est mis en disponibilité le après la dissolution de l'armée de la Loire. Il n'a pas pris part aux combats contre la Commune. Une commission de révision des grades décide de le remettre général de brigade le pour prendre rang le . Abdelal a reçu cette rétrogradation avec stupeur. Il s'est alors retiré à Marseille.
Le , il est replacé dans le cadre d'activité et prend le commandement de la subdivision du Lot, à Cahors. Le , il reçoit le commandement de la brigade de cavalerie du , à Toul. Le il est placé à la tête de la subdivision de Constantine (Kabylie). En 1876, il fait cesser la révolte de la tribu des Bou Azid dans le cercle de Biskra.
Il est mis dans la section de réserve à compter du et quitte l'Algérie. Il est admis à la retraite en janvier 1879, et meurt à Marseille, le .
Distinctions Chevalier de la Légion d’honneur, le , Officier de la Légion d'honneur, le , Commandeur de la Légion d'honneur, le 7 juin 1865Base Léonore : Abdelal, Louis Alexandre Désiré Commandeur du Nichan Iftikhar de Tunisie, Officier de l’Ordre du Médjidié de Turquie, médaille de la Valeur Militaire de Sardaigne, Grand Officier de l’Ordre de la Couronne de chêne des Pays-Bas, en 1876.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Jean Mateu, « Le général Abdelal »
Liens externes
Monuments de l'Empire : Louis, Alexandre, Désiré Abdelal
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