Zorion est un genre d'insectes coléoptères de la famille des Cerambycidae, les longicornes. Dix espèces sont actuellement reconnues, toutes endémiques de Nouvelle-Zélande.
Répartition Le genre Zorion est endémique en Nouvelle-Zélande et est répandu dans toute l'île du Nord et l'île du Sud. Certaines espèces se rencontrent également sur des îles au large des côtes.
Liste des espèces Communément appelé en anglais flower longhorn beetle (« longicorne des fleurs »), ce taxon est décrit pour la première fois par l'entomologiste britannique Francis Polkinghorne Pascoe en 1867. Il est rattaché à la tribu des Aphneopini, au sein de la famille des Cerambycidae.
La liste des espèces reconnues selon : Zorion angustifasciatum Schnitzler, 2005 Zorion australe Schnitzler, 2005 Zorion batesi Sharp, 1875 Zorion dugdalei Schnitzler, 2005 Zorion guttigerum (Westwood, 1845) Zorion kaikouraiense Schnitzler, 2005 Zorion minutum (Fabricius, 1775) Zorion nonmaculatum Schnitzler, 2005 Zorion opacum Sharp, 1903 Zorion taranakiense Schnitzler, 2005
Habitat Zorion est fréquemment observé en grand nombre sur les fleurs, qui constituent l’un de ses principaux habitats. Il est également commun de le rencontrer dans les canopées ainsi que sur les buissons. Certaines espèces peuvent par ailleurs être observées sur le troène de Chine lorsqu’il est en floraison (Ligustrum sinense) . Voici d'autres exemples : Z. opacum a été trouvé associé aux mûres sur les îles Chatham. Z. minutum peut être trouvé sur les arbustes à fleurs pendant les trois derniers mois de l'année. On a également observé qu'ils se nourrissaient de mangaeo (Litsea calicaris) et de fleurs de carotte. Z. guttigerum et /Z. castum ont été observés en abondance sur les fleurs de Dracophyllum.
Biologie Morphologie Les adultes mesurent généralement entre 3 et 7 mm de longueur. Ils se caractérisent par une coloration souvent vive et contrastée, qui leur confère un aspect particulièrement remarquable. Zorion guttigerum, reconnaissable à sa coloration bleue ponctuée de taches orange, a notamment été décrit comme le coléoptère le plus coloré de Nouvelle-Zélande. Zorion minutum présente également une coloration distinctive, avec un corps orange vif orné de taches jaunes.
Ils ont une formule tarsale de 5-5-5, bien qu'elle apparaisse comme 4-4-4.
Les espèces du genre Zorion ont un corps mince et un extérieur lisse, avec une taille distincte séparant son thorax des élytres. Leur tête est plus large que leur prothorax, avec des antennes filiformes qui sont aussi longues que leur corps (ou plus longues), chez les mâles comme chez les femelles. Les yeux sont généralement petits et échancrés , où le bord interne est concave ou avec une « encoche ». Le pronotum est cylindrique et divisé en trois zones avec un scutellum triangulaire. Il possède cinq segments sur son abdomen recouvert par les élytres. Les élytres sont courts chez Zorion, avec un apex pointu à arrondi. Les pattes augmentent en longueur de l'avant vers l'arrière, atteignant leur longueur maximale à l'arrière.
Les femelles du genre Zorion présentent une morphologie relativement homogène. Elles se distinguent notamment des mâles par une tête moins proéminente, des antennes légèrement plus courtes que les élytres et une corpulence généralement plus large. vignette|194x194px| Zorion australe vignette|195x195px| Zorion batesi
Caractéristiques distinctives notables Z. angustifasciatum - fémur présentant un anneau foncé ; Z. australe - corps orange/jaune, fémur de la même couleur que les élytres et le pronotum ; Z. batesi - petites taches sur les élytres ; Z. dugdalei - élytres brillantes ; Z. guttigerum , Z. castum - tache de couleur dorée ; Z. kaikouraiensis - corps orange/violet, fémur beaucoup plus clair que le pronotum ; Z. minutum - corps brun-rouge avec des taches jaunâtres ; Z. nonmaculatum – élytres non unicolores et sans taches ; Z. opacum - élytres ternes ; Z. taranakiensis - taches sur les élytres grandes, entières et de couleur ivoire.
Cycle de vie Les espèces de Zorion sont connues pour utiliser une large gamme de plantes exotiques et indigènes à des fins de ponte. On a également observé que les femelles de certaines espèces pondaient leurs œufs dans des branches coupées dEucalyptus sp. Les plantes hôtes de ces espèces comprennent les branches fraîchement mortes de plantes indigènes et exotiques.
Les femelles pondent leurs œufs dans ou sur ces plantes hôtes et les larves éclosent en environ 6 à selon l'espèce et la température. Comme les larves sont des insectes xylophages, elles creusent des tunnels qui leur permettent de se nourrir de l'intérieur.
De même, le stade larvaire varie en fonction de facteurs environnementaux tels que l'espèce, le climat et la température, cependant, la durée de ce stade est généralement comprise entre 2 et , avant la nymphose.
La nymphose a lieu en septembre et les adultes sont courants vers novembre. La plupart se nymphosent à l'intérieur d'une plante hôte, mais certaines le font plutôt dans le sol. Il existe une tendance pour l'adulte à rester – pendant un certain temps – à l'intérieur de la pupe après l'éclosion et avant l'émergence.
Comme de nombreux cérambycidés n'hibernent pas et peuvent se nourrir toute l'année, ils peuvent donc hiverner à n'importe quel stade de leur cycle de vie (à l'exception du stade d'œuf).
Comportement Régime Zorion se nourrit principalement de pollen provenant de diverses fleurs. Ils se nourrissent également de feuillage, d'écorce et même de jeunes pousses avant la maturation sexuelle du coléoptère. Lorsqu'ils se nourrissent de fleurs, ils consomment notamment de petites fleurs disposées en inflorescence telles que l’Hebe (Scrophulariaceae) et Pomaderris (Rhamnaceae). Les espèces de Zorion ont également l'habitude de se nourrir entre l'écorce et le bois d'aubier. L’alimentation et l’accouplement sont plus importants entre octobre et mars.
Leurs larves sont des foreurs de bois et sont connues pour se nourrir à l'intérieur de Corynocarpus laevigatus (Karaka) où elles sont parfois déposées dans des branches cassées.
Pollinisation vignette|227x227px|Un couple de Z. guttigerum s'accouple sur des fleurs. Le comportement de ces insectes pourrait contribuer à la pollinisation des plantes, leur fréquentation d’un large éventail d’espèces végétales limitant leur degré de spécialisation. Bien que les larves se développent dans des substrats ligneux et que leur alimentation soit associée au bois, les adultes fréquentent principalement les plantes à fleurs et les arbustes, où ils se nourrissent.
Les adultes du genre Zorion fréquentent une grande diversité de milieux et de supports, notamment les canopées, les arbustes, le bois mort ainsi que les plantes à fleurs. La diversité des végétaux visités pourrait indiquer que la spécialisation en matière de pollinisation s’exerce davantage à l’échelle de certaines espèces qu’à celle du genre dans son ensemble. Cette hypothèse repose notamment sur la variété des plantes et des fleurs fréquentées par les différentes espèces de Zorion.
La diversité des habitats fréquentés par les adultes du genre Zorion, ainsi que leur présence régulière sur et à proximité des plantes à fleurs, laisse supposer qu’ils pourraient contribuer à la pollinisation de diverses plantes et espèces d’arbres de Nouvelle-Zélande. Les végétaux utilisés comme sites de ponte ou comme sources de nourriture sont notamment susceptibles de bénéficier de ces interactions.
Bien que les prélèvements alimentaires effectués par les adultes aient un impact généralement limité sur les plantes, leurs visites aux fleurs peuvent favoriser le transfert de pollen. Ce phénomène peut se produire au cours de l’alimentation, mais également lors d’autres activités associées à la fréquentation des fleurs, notamment les comportements reproducteurs.
Les coléoptères du genre Zorion consomment du pollen et sont souvent présents sur les fleurs pour s’en nourrir. Les auteurs ont notamment relevé que les taches dorées présentes sur les élytres ressemblent aux sacs polliniques jaunes des abeilles indigènes, mais ne décrivent pas de structure de collecte du pollen comparable à une corbicule. Zorion guttigerum est notamment associé aux fleurs de harakeke (Phormium tenax), mais son importance en tant que pollinisateur de cette plante n’est pas établie par les sources disponiblesLandcare Research, « Flower longhorn beetle », Manaaki Whenua – Landcare Research, https://www.landcareresearch.co.nz/tools-and-resources/identification/what-is-this-bug/flower-longhorn-beetle/. À titre d’exemple supplémentaire, Z. minutum a été observé sur les fleurs et fait partie des insectes visitant les fleurs de Rubus australis''. Plus largement, les coléoptères peuvent jouer un rôle dans la pollinisation de nombreuses plantes, notamment grâce à leurs visites florales et au transport de pollen.
Références
Liens externes
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