Le de cuirassiers () est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Colonel-Général cavalerie, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime, sous le nom de de cavalerie avant de prendre sous le Premier Empire sa dénomination actuelle.

Le régiment est fusionné en 1999 dans le - de cuirassiers, qui a été renommé de dragons le .

thumb|l'étendard du régiment « Colonel Général cavalerie » vers 1750 (avers)

Création et différentes dénominations

: formation du Régiment Colonel-Général cavalerie en l'honneur de son propriétaire le maréchal de Turenne qui vient d'être nommé colonel-général de la cavalerie. 1791 : prend le nom de de cavalerie. 1801 : devient le de cavalerie-cuirassiers. 1803 : devient de cuirassiers. 1814 : devient Cuirassiers du Roi à la suite de la restauration de la monarchie. 1815 : redevient pour les Cent-Jours de cuirassiers. 1816 : Prend le nom de Cuirassiers de la Reine à la suite de la seconde Restauration. 1830 : redevient de cuirassiers à l'avènement de la monarchie de Juillet. 1919 : dissolution 1940 : reformation sous le même nom en janvier puis dissolution en août 1943 : nouvelle création : fusionne avec le de cuirassiers pour former le - régiment de cuirassiers. Il y est représenté par le Groupe d'escadrons . 2010 : le - cuirassiers devient le de dragons.

Colonels/chef de brigade

(*) devenu par la suite général de brigade. (**) devenu par la suite général de division. (****) devenu par la suite général d'armée.

(*) devenu par la suite général de brigade. (**) devenu par la suite général de division. (****) devenu par la suite général d'armée.

Historique des garnisons, combats et bataille Ancien Régime

de cavalerie Par ordonnance royale en date du le régiment Colonel-Général cavalerie prend le nom de ' de cavalerie'.

Révolution et Premier Empire Le de cavalerie a fait les campagnes de 1792, 1793 et 1794 à l’armée du Nord et s'est trouvé aux batailles de Jemmapes, de Tirlemont et Neerwinden. Campagnes de l’an IV à l’armée de l’Ouest ; ans V et VI à l’armée d’Italie ; ans VII, VIII et IX aux armées d'Italie et de réserve.

Envoyé un instant, en l’an IV, à l’armée de l’Ouest, il est ensuite appelé en l'ans V et VI à l’armée d’Italie et de l'ans VII, VIII et IX aux armées d'Italie et de réserve, et combat avec elles jusqu'à la paix d'Amiens en s'illustrant à Caldiero, à Rivoli, au Tagliamento, à La Trebbia et à Novi.

Rentré en France, il passa le temps de la courte trêve de 1799 à 1800 à Paris et Versailles et retourna en Italie pour faire la campagne de Marengo.

1792 : Combat de La Croix-aux-Bois, Jemmapes, Anderlecht, et de Tirlemont. 1793 : Maestricht (février), La Roer, Neerwinden (), et Maubeuge. 1794 : Mouscron, Pont-à-Chin La bataille de Pont-à-Chin ou bataille de Tournai en 1794, Rousselar, et la Malines. Campagne d'Italie 1796 : Rivoli et Tagliamento. 1799 : La Trebbia, la Secchia, Novi, et Genola. 1800 : Monzambano. 1801 : San-Massiano et prise de Vérone.

de cuirassiers Par arrêté du an XII (24 septembre 1803) le régiment de cuirassiers est formé du de cavalerie et reçoit, en outre les et du de cavalerie qui avait été dissous.

Révolution et Premier Empire Le régiment de cuirassiers part de Landau en l'an XIV pour joindre le corps de réserve de cavalerie de la Grande Armée commandée par Murat puis de 1806, 1807 et 1808 aux et de réserve en s'illustrant à Austerlitz, Iéna, Eylau et Friedland.

En 1809 il est aux armées du Rhin et d’Allemagne attaché au de cavalerie avec lequel il combat à Essling et Wagram.

Après une année de repos, à Metz, au corps de réserve de l’armée d'Allemagne, il retourne en 1811 en Allemagne pour faire partie du corps d'observation de l'Elbe et marche en 1812 en Russie et s'illustre à Polotsk, la Moskowa et la Bérézina.

En 1813 et 1814 affecté au de cavalerie de la Grande Armée il en garnison à Hambourg et participe aux batailles de Leipzig et de Hanau.

Pendant la première Restauration, le de cuirassiers porte le titre de Cuirassiers du Roi et retrouve sa dénomination initiale au retour de Napoléon de l'île d'Elbe.

En 1815 affecté à la de réserve de cavalerie, il fait sa quatre-vingt-quinzième et dernière campagne, combat avec furie à Waterloo. Le régiment est composé de 465 hommes dont 43 officiers et 422 hommes de troupes et sont intégrés au IVème Corps de Cavalerie - 13ème Division de Cavalerie - 1ère Brigade.

Il termine obscurément sa glorieuse carrière à Loches, où il est licencié le , comme l'ensemble des unités militaires françaises, comme un simple régiment de marche.

1805 : bataille de Wertingen bataille d'Ulm Combat d'Hollabrunn bataille de Raussnitz 2 décembre : Bataille d'Austerlitz 1806 : Iéna et bataille de Lübeck, Berlin. 1807 : bataille d'Hoff 8 février : Bataille d'Eylau 1809 : Bataille d'Eckmühl, prise de Ratisbonne, bataille d'Essling, Bataille de Wagram, Hollabrunn, Bataille de Znaïm. thumb|upright=0.8|Trompettes du de cuirassiers, illustration de Vernet de la série La grande armée de 1812. 1812 : Campagne de Russie bataille de la Moskova, prise de Moscou bataille de Winkowo. 1813 : Campagne d'Allemagne Bataille de Katzbach, 16-19 octobre : Bataille de Leipzig Bataille de Hanau, défense de Hambourg. 1814 : Campagne de France (1814) La Chaussée, 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps Bar-sur-Aube, Sézanne, Valcourt (Haute-Marne). 1815 : Campagne de Belgique (1815) Ligny, Genappe, Waterloo.

Colonels tués ou blessés en commandant le de Cuirassiers. chef de brigade Margaron : Blessé le 27 thermidor 1799 Colonel Clerc : Blessé le et le Colonel Ordener : Blessé le

Officiers tués ou blessés en servant au de Cuirassier sous l'Empire. (1805-1815) : Officiers tués : 50 Officiers morts des suites de leurs blessures : 4 Officiers blessés : 86

Régiment de cuirassiers de la Reine De 1816 à 1831 Par ordonnances royales, des 16 juillet et 30 août 1815, quelques-uns de ses débris sont versés en dans la formation des 2 régiments de cuirassiers de la garde royale et son fond est entré dans la composition du régiment de cuirassiers de la Reine, régiment actuel, qui reçut en même temps le fond du 10e régiment de cuirassiers, ex-Royal-Cravates.

En 1819-1820 le régiment tient garnison à Dijon, en 1823 il est à Toul, en 1824 à Sedan, en 1825 à Nancy, en 1826 à Joigny, en 1827 à Vendôme et à Tours en 1828 Le Régiment de Cuirassiers : Restauration & Second Empire.

Lors de la révolution de 1830, le régiment est envoyé à Angers pour y maintenir l'ordre, avant de tenir garnison à Vendôme et Meaux en 1830, et Versailles en 1831.

régiment de cuirassiers Par ordonnance du Roi, en date du 19 février 1831, le de cuirassiers est formé du simple renommage du régiment de cuirassiers de la Reine, créé en 1815, cette dénomination ayant été supprimée après la révolution de Juillet 1830.

De 1832 à 1852 En 1832, alors qu'il est en garnison à Lille, il est envoyé en Belgique dans le cadre de la campagne des Dix-Jours.

Il est ensuite envoyé en garnison à Compiègne, à Nancy de 1833 à 1836 et Paris en 1837.

De 1838 à 1842, il est en poste à Haguenau puis à Vesoul de 1843 à 1848. Lors de la révolution de 1848, le régiment est envoyé à Mantes puis à Paris pour y maintenir l'ordre puis assurer la garde du président Louis-Napoléon Bonaparte avant de partir en casernement à Lille.

Second Empire De 1850 à 1870, le de cuirassiers n'est appelé à aucune bataille. Durant cette période, il est garnison à Lille en 1852, Cambrai en 1854, Lille en 1855, Arras en 1856, Versailles en 1857, Saint-Omer, Saint-Avold, Sarrebourg, Sarreguemines en 1860, Haguenau puis Belfort en 1867 Le régiment de Cuirassiers : Historique (1850-1914). thumb|Sedan et le camp de la misère sur carte contemporaine.|alt= En 1869, les quatre escadrons du se rassemble à Lunéville pour être affecté la brigade Girard division de réserve de cavalerie du Corps d'Armée du général Bonnemains.

Le , dans le cadre de la guerre franco-prussienne, le régiment se rassemble à Lunéville et le il est engagé dans la charge de Reichshoffen ou il perd une soixantaine de cavaliers.

Le régiment se replie d'abord sur Chalons puis sur Sedan où le régiment tente une percée. Fait prisonnier de guerre, le régiment est conduit, comme le reste de l'armée, sur la presqu'île Iges et parqués, pratiquement sans abris et sans vivres, avant d'être envoyé en Allemagne.

de marche La compagnie de dépôt et les éléments échappés sont rassemblés pour former, sous le commandement du colonel de Renusson d'Hauteville le de marche.Associé au de chasseurs de marche du colonel Rouher, ils forment la division de cavalerie du général de Longuerue qui est rattachée au Corps d'Armée du général de division Martineau des Chenez, avec lequel il participe à la bataille de Coulmiers

De 1871 à 1914 En mars et , après le traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-prussienne les prisonniers de guerre rejoignent le dépôt du régiment à Ancenis.

En 1873 il est rattaché de la division de cavalerie dont l'état-major est à Nancy.

En 1876, le régiment est rattaché à la , puis de la division de cavalerie.

À partir de , il est rattaché à la brigade de cuirassiers qui fait partie de la division de cavalerie et prend ses quartiers à Melun puis à Lunéville.

En 1884, le régiment est toujours en garnison à Lunéville avant de rejoindre des casernes à Versailles et Paris.

Première Guerre mondiale vignette|Un cuirassier du régiment à Saint-Germain-en-Laye en octobre 1918.

D' à , le régiment de cuirassiers est rattaché à la brigade de cuirassiers qui fait partie de la division de cavalerie

Un "bataillon de cuirassiers à pied" avait été constitué à l'aide de cavaliers démontés des et . 1914 : L'Ourcq

de 1915 à 1917 : Champagne

1918 : Picardie, Aisne, Champagne

Entre-deux-guerres Le régiment de cuirassiers est dissous le dans le cadre des mesures de réorganisation de l'Armée. Ses traditions sont conservées dans les années 1930 par le d'automitrailleuses.

Seconde Guerre mondiale Bataille de France vignette|Le Hotchkiss H39 Villers-Cotterets du , détruit en 1940.Le de cuirassiers est reconstitué le , comme régiment de chars de la légère mécanique (). Équipé de chars Hotchkiss H39 et Somua S35, il combat en Belgique, en particulier à la bataille de Hannut, puis retraite jusqu'à Dunkerque. Reconstitué après son évacuation et fusionné avec le de cuirassiers, il combat pendant le repli français vers le Sud, notamment sur la Loire.

Le régiment est recréé dans la nouvelle armée d'armistice le mais est dissous dès le .

Libération de la France et campagne d'Allemagne Le régiment est recréé le . Il est un des régiments de chars Sherman de la blindée française. 1945 : Colmar, Stuttgart, Neckar, Danube, Bregenz Après être rentré le premier dans Karlsruhe le , le régiment de cuirassiers enfonce la résistance allemande à l'est de la Forêt-Noire, emportant de haute lutte d'innombrables localités dont Pforzheim. Il prend l'ennemi de vitesse et l'empêche de se rétablir. Le , après de durs combats, il pénètre dans Stuttgart et atteint, le 29, la frontière autrichienne. le , le régiment de cuirassiers s'empare de Bregenz, sur le lac de Constance.

De 1945 à nos jours Le régiment, toujours rattaché à la , fait partie des forces françaises en Allemagne à partir de la fin de la guerre.

En 1956, le régiment abandonne ses chars M47 Patton et est transformé en régiment à pied avant de partir pour la guerre d'Algérie. Il débarque en mars. Installé en dans le massif du Dahra, il a son PC à Cassaigne (aujourd'hui Sidi Ali) et dans sa zone d'opération selon un rapport de l'inspection général de l'Arme blindée et cavalerie : les cuirassiers à pied connaissent le terrain, la moitié des douars demandent à former des groupes d'auto-défense contre les rebelles et de nombreuses armes sont récupérées.