Gustave Louis Stanislas Mercier, né le à Constantine et mort le à Alger, est un avocat et homme politique français. Il exerce également des fonctions militaires et administratives. Il publie des travaux sur le chaoui, les langues berbères, la toponymie et la Préhistoire de l'Afrique du Nord. Il participe notamment aux premières recherches archéologiques menées sur le site de Mechta el-Arbi.

Biographie Famille et formation Gustave Mercier est le fils de Jean Ernest Mercier, interprète-traducteur, et de Jeanne Marie Ernestine de Styx. Il grandit à Constantine. Il étudie l'arabe auprès de son père. Il obtient des diplômes de baccalauréat ès sciences et ès lettres. Il est ensuite classé premier aux examens d'interprète militaire.

Carrière militaire Mercier commence sa carrière dans les Affaires musulmanes. Il sert d'abord en Tunisie. Il est ensuite affecté dans le Sud tunisien. Il est par la suite envoyé dans la région de l'Aurès. Il y étudie le chaoui et recueille des informations sur les traditions et les mœurs de la région. Il s’intéresse également à la toponymie berbère et arabe.

Il quitte l'armée en 1896 et s'inscrit au barreau de Constantine. La même année, il devient membre de la Société archéologique du département de Constantine. Il en devient vice-président en 1908.

Activités scientifiques Mercier publie plusieurs travaux consacrés au chaoui et aux traditions de l'Aurès. En 1896, il publie Le Chaouia de l'Aurès : dialecte de l'Ahmar-Khaddou. En 1900, il publie Mœurs et traditions de l'Aurès. Il publie également des études sur les noms de plantes en chaoui et sur la toponymie berbère de l'Aurès.

Il travaille également sur les inscriptions arabes et turques du département de Constantine. Ses recherches portent ensuite sur la langue libyenne et la toponymie antique de l'Afrique du Nord.

Mechta el-Arbi En 1907, Gustave Mercier découvre une station préhistorique dans sa propriété située à Châteaudun-du-Rhumel (actuelle Chelghoum Laïd). Le site est ensuite connu sous le nom de Mechta el-Arbi.

En 1912, Arthur Debruge mène des fouilles avec Mercier sur le site. Elles permettent notamment de recueillir des restes humains, des objets en silex et en os ainsi que des coquilles d'escargots.

Debruge et Mercier publient en 1913 La station préhistorique de Mechta-Châteaudun. Ils publient également en 1914 L'Escargotière de Mechta-el-Arbi, près Châteaudun-du-Rhumel.

Activités politiques et administratives Mercier est conseiller général de Constantine de 1904 à 1910. Il exerce également des fonctions au sein des institutions algériennes.

Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé avec le grade de capitaine. Il sert notamment dans l'état-major de l'armée d'Afrique. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1917.

De 1919 à 1945, il est délégué financier de Constantine. Il exerce également des responsabilités dans plusieurs organismes algériens.

En 1930, il devient commissaire général du Centenaire de l'Algérie. Il participe à l'organisation des manifestations du centenaire et à la création ou au développement de plusieurs établissements culturels.

Dernières années Mercier poursuit ses activités d'écriture après la Seconde Guerre mondiale. Il publie notamment des ouvrages consacrés à la philosophie et aux sciences.

Il est membre de l'Académie des sciences d'outre-mer à partir de 1950. Il est également membre non résident du Comité des travaux historiques et scientifiques et président de la Société historique algérienne à partir de 1932.

Gustave Mercier meurt à Alger le .

Publications Linguistique et ethnographie Le Chaouia de l'Aurès : dialecte de l'Ahmar-Khaddou : étude grammaticale, texte en dialecte chaouia, Paris, Ernest Leroux, 1896. Mœurs et traditions de l'Aurès : cinq textes berbères en dialecte chaouia, Paris, Imprimerie nationale. Corpus des inscriptions arabes et turques de l'Algérie. II, Département de Constantine, 1902. Le Nom des plantes en dialecte chaouia de l'Aourès, 1906. Étude sur la toponymie berbère de la région de l'Aurès, s. d. La Langue libyenne et la toponymie antique de l'Afrique du Nord. La Numération libyenne, 1933.

Préhistoire . .

Autres travaux Le Transformisme et les lois de la biologie, 1936. La Vie de l'univers : essai de philosophie scientifique. La Question indigène : une mise au point des réformes à accomplir, 1913. Le Centenaire de l'Algérie : exposé d'ensemble, 1931.

Références

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