Émilie Ngo-Toum, parfois orthographié Émilie Ngotoum ou Émilie N'go Toum, est une syndicaliste camerounaise arrêtée par la police coloniale suite à sa participation à la Conférence mondiale des travailleuses en 1956.

Arrestation Émilie Ngo-Toum participe à la Conférence mondiale des travailleuses en à Budapest en tant que déléguée du Cameroun. Elle est arrêtée le , durant un meeting au Cameroun où elle rapporte les échanges qui ont eu lieu durant la Conférence. Une campagne de protestation débute au Cameroun. La Confédération générale du travail (CGT) appelle la communauté internationale à s'insurger contre le gouvernement Mollet pour cette arrestation. La nouvelle est diffusée par L'Humanité puis fait le tour du monde.

Madeleine Colin orchestre les protestations qui prennent la forme de pétitions et courriers envoyés au ministre de la France d’outre-mer. Maddalena Grassi diffuse l'information au sein des syndicats de la Fédération syndicale mondiale.

Son arrestation intervient dans le cadre de l'interdiction de l'Union des populations du Cameroun (UPC) suite aux émeutes de mai 1955 au Cameroun français. Émilie Ngo-Toum n'est pas une membre connue de l'UPC mais sa participation à la Conférence mondiale des travailleuses, organisée par la Fédération syndicale mondiale la rend suspecte. Dans ses correspondances, elle orthographie avec un k l'adjectif « kamerounaise », ce qui, selon Pascale Barthélémy, prouve sa sympathie voire son appartenance à l'UPC.

Le , Émilie Ngo-Toum est libérée par Pierre Messmer, le haut-commissaire de la France au Cameroun. Elle affirme, dans ses correspondances, avoir été victime de torture durant son emprisonnement.

Articles connexes

Marthe Ekemeyong Moumié Gertrude Omog Germaine Guillé

Notes et références

Catégorie:Syndicaliste camerounais Catégorie:Syndicalisme féminin Catégorie:Prisonnier politique camerounais Catégorie:Personne torturée au XXe siècle Catégorie:Personnalité de l'Union des populations du Cameroun Catégorie:Militante camerounaise du XXe siècle