La grotte Peureuse est une cavité souterraine naturelle. Elle se situe sur le territoire de la commune d'Issendolus, dans le Quercy (Lot, Occitanie en France).
Toponymie Selon Jean Taisne, la grotte Peureuse a été désignée par les termes suivants : abîme de la grotte Peureuse, grotte de Gruffiel, grotte du Petit Niquet ou encore igue d'Issendolus.
Selon Martel, l'adjectif peureuse désigne la grotte qui fait peur. Selon une légende, elle était l'antre d'un monstrueux serpent qui en défendait la visite..
Situation et accès La grotte de la Peureuse se trouve à au sud-ouest du centre bourg d'Issendolus, à au sud-ouest du lieu-dit Lacarral , sur la droite de la route, au niveau du point haut. Son orifice s'ouvre à de la clôture d'une chasse privée et à de la route.
Cette cavité se trouve en propriété privée et nécessite une autorisation de visite de son propriétaire. Le gouffre d'entrée vertical de de profondeur peut présenter un risque de chute pour des personnes non formées aux techniques spéléologiques.
Géologie La grotte Peureuse s'ouvre dans les calcaires karstifiables du JurassiqueHydrogéologie du département du Lot et des Causses du Quercy - Carte au 1/100000 avec fond topographique de l'IGN - Dressée par J.C. Soulé, J. Astruc et R. Vernet - Éditions BRGM.
Édouard-Alfred Martel décrit l'alternance de bancs de calcaires compacts et de marnes dans les galeries supérieures et inférieures.
Hydrogéologie Édouard-Alfred Martel indique que la grotte Peureuse contribue à éclaircir l'hydrologie souterraine des terrains calcaires. Le gouffre aérien s'est formé par l'affaissement de la voûte d'une petite galerie. Les eaux ont été guidées par la stratification et les cassures du terrain. Elles ont créés deux galeries, à l'une au-dessus de l'autre, dans des plans verticaux séparés et à des altitudes différentes. Elles y ont coulé en sens contraire. Martel émet l'hypothèse d'une communication obstruée entre ces deux galeries supérieures et inférieures qui ont de différence d'altitude. L'actuelle galerie sur le cône d'éboulis serait un shunt entre ces deux étages.
Martel a observé dans la galerie supérieure des saillies en calcaires compacts et des cannelures marneuses friables, en horizontal. Il en a déduit que le creusement de cette galerie serait principalement dû à une action mécanique des eaux, l'action chimique ayant eu moins d'influence. Les saillies calcaires sont en effet plus sensibles à l'action chimique de dissolution par l'acide carbonique dissout dans l'eau, que les marnes fragiles riches en silicate d'alumine (argile). Donc l'action mécanique l'aurait emporté.
La zone où s'ouvre la grotte peureuse fait partie du système de l'Ouysse du bassin versant de la Dordogne.
Description
La zone d'entrée verticale La zone d'entrée a la forme d'un gouffre de de diamètre et de profondeur. Ce petit puits est dominé par un beau tilleul qui prend racines dans le cône d'éboulis. Il s'est formé par l'affaissement de la voûte d'une petite galerie de de large et de 2 en hauteur, lit d'un ancien ruisseau maintenant à sec, qui peut être suivi sur en amont (au nord), et en aval (au sud), avec deux coudes à angle droit. Les deux extrémités sont bouchées par de l'argile ou des éboulis.
Les galeries souterraines Dans l'angle ouest du gouffre d'entrée, une galerie descend vers la partie souterraine. Les pierres qui y sont tombées n'ont pas pu fermer cet accès. plus bas Martel reconnaît un cône de déjection comparable, en miniature, à celui de Padirac. Ce cône a barré le passage d'une galerie inférieure. L'aval se présente sous la forme d'une petite salle de de longueur, 10 de hauteur et de largeur, pourvue de quelques stalactites, en partie occupée par un lac profond d'un mètre à peine par temps humide. plus loin, la galerie est fermée par une stalagmite. À son amont, la galerie devient tortueuse et se termine, au bout de par une fissure infranchissable de de hauteur sur 15 de largeur.
Siphon temporaire terminal Derrière la stalagmite terminale, un passage très étroit donne accès par temps sec à une petite chambre très calcifiée, sans continuation apparente.
Études et explorations
Premières références et explorations gauche|vignette|211x211px|Édouard-Alfred Martel En visite le , Édouard-Alfred Martel décrit la grotte Peureuse comme un Padirac en miniature. Il explique sa formation et les circulations d'eau à l'origine de son creusement. Il n'a pas mentionné le tilleul du gouffre d'entrée.
Visites récentes
Les 5 et , 34 personnes visitent la grotte Peureuse dans le cadre des Journée Nationales de la Spéléologie (JNS) et s'initient à la descente sur corde. Le , le Club Résurgence Aven Diaclase (CRAD 37) effectue une visite de la cavité et réalise des photos dans les différentes galeries de la cavité. Le , le groupe Quercy Aventure publie une vidéo et des photos,
Anecdote Dans son numéro 130, la revue Quercy Recherche publie au premier trimestre 2008 un canular décrivant la découverte d'une galerie reliant la grotte Peureuse et la galerie des Zobépines du gouffre de Vitarelles.
Faune cavernicole La grotte Peureuse offre un refuge à quelques animaux trogloxènes :
Sur le cône d'éboulis, des grenouilles sont visibles ; De nombreuses chauves-souris se réfugient dans les galeries souterraines. En 2017, un comptage effectué par la commission chiroptères du Commité Départemental de Spéléologie du Lot (SD46) a dénombré 83 grands et petit rhinolophes.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Ouysse Causse de Gramat Gouffre des Vitarelles
Catégorie:Grotte dans le Lot