Le 23 septembre 2026, les Forces de défense du Tigré, la branche militaire du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF, Tigray People's Liberation Front), ainsi que des groupes alliés, ont lancé une offensive militaire contre le gouvernement fédéral éthiopien dans les régions du Tigré, de l'Afar et de l'Amhara. Le TPLF affirme avoir déclenché une « guerre défensive » contre le gouvernement fédéral éthiopien.
Contexte Le TPLF était l’un des partis qui faisaient partie du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE), une coalition de partis qui a gouverné depuis la chute de Mengistu Haile Mariam de 1991 jusqu’à 2018, lorsque Abiy Ahmed est devenu Premier ministre. Des tensions ethniques sont apparues, débouchant sur la guerre du Tigré. Celle-ci a pris fin en 2022, lorsque l’Éthiopie et le TPLF ont signé un accord de paix. Toutefois, la situation est restée instable, le gouvernement ayant lancé une série d’attaques de drones en 2025 tandis que le TPLF massait des troupes à la frontière.
En mai 2025, le TPLF a annoncé la restauration de l’administration d’avant-guerre et rétabli Debretsion Gebremichael à la présidence régionale du Tigré, mettant en place un gouvernement rival de celui de l’administration intérimaire.
Offensive Prélude Le 20 septembre 2026, sept groupes rebelles éthiopiens ont annoncé la formation de la Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie. Cette coalition, outre le TPLF, regroupe le Mouvement national amhara Fano, le TPLF, l’Armée de libération oromo, le Front national de libération de l'Ogaden, le Front uni démocratique révolutionnaire afar, le Mouvement de libération populaire du Benishangul et le Mouvement démocratique populaire gumuz. Ces différents groupes, constitués le plus souvent sur des bases ethniques, entretiennent des relations complexes, avec parfois des objectifs contradictoires. Les renversements d'alliance sont courants.
La coalition s’est engagée à renverser le gouvernement dirigé par Abiy Ahmed et à établir un gouvernement de transition Cependant, le Front de libération nationale de l’Ogaden a nié faire partie de la coalition.
Le 22 septembre 2026, l’Éthiopie aurait lancé au moins cinq drones et mené plus de 21 frappes aériennes ; deux des frappes de drones ont touché deux écoles à Alamata, faisant au moins 14 morts et 22 blessés. À la suite des attaques, le TPLF a accusé le gouvernement de lancer une « invasion ouverte » et a déclaré le début d’une « guerre défensive » en réponse.
Insurrection Dans la matinée du 23 septembre 2026, le TPLF a lancé une offensive et pris le contrôle de trois aéroports du Tigré qui étaient contrôlés par la police éthiopienne, dont l’aéroport Alula Aba Nega à Mekele, ce qui a conduit Ethiopian Airlines à annuler tous les vols à destination de la région. Le TPLF a également lancé des offensives contre des positions gouvernementales dans les régions voisines de l’Afar et de l’Amhara.
Le gouvernement régional de l’Afar a déclaré que ses forces se défendraient contre l’invasion menée par le TPLF. Dans la région voisine de l’Amhara, les forces gouvernementales lançaient des attaques à l’arme lourde à Lalibela. L’attaque visait les milices Fano alors qu’elles menaient une offensive.
Références
Catégorie:2026 en Éthiopie Catégorie:Guerre civile éthiopienne (depuis 2018)