Louis Édouard Brindeau de Jarny (1867-1943) est un artiste peintre français, rattaché au courant orientaliste. Il passa une grande partie de sa vie au Maroc.

Biographie Fils du comédien Édouard Brindeau et d'Adrienne Marie Clémentine de Jarny (1838-1931), Louis Édouard, né à Paris, au 7 rue de Bondy, est le frère cadet de Paul Louis Brindeau de Jarny (1858-1939), ferronnier d'art et de Jeanne Brindeau (1860-1946), actrice. Son nom de naissance est Louis Édouard de Jarny, son père n'ayant pas épousé sa mère.

Édouard entre en 1885 aux Beaux-arts de Paris et suit les cours de Henri Gervex, Ferdinand Humbert et Jean-Baptiste Lavastre. Il expose pour la première fois au Salon des artistes français en 1888, un portrait de femmeFiche exposant SAF 1888, base salons du musée d'Orsay.. À partir de 1892, il expose chez Le Barc de Boutteville (en novembre)Le Nouvel Écho, décembre 1892, sur Gallica., et au salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre, des scènes d'intérieur et surtout des portraits, dont Jehan-Rictus et Maurice Donnay (1896)Fiche exposant SSNBA 1896, base salons du musée d'Orsay., ainsi que Pierre Louÿs (1897). Cette même année, il commence à représenter des paysages inspirés de l'AlgérieFiche exposant SSNBA 1897, base salons du musée d'Orsay.. Les dix années suivantes, toujours pour la SNBA, il alterne entre portraits et paysages, entre autres inspirés de la Bretagne. Entre 1912 et 1914, il produit également des toiles inspirées du personnel des maisons de couture. Il réside à cette époque au 7 rue ChaptalFiche exposant SSNBA 1914, base salons du musée d'Orsay..

Le juin 1918, il épouse à Rennes, Marguerite Alexandrine Aimée.

Après la Première Guerre mondiale, en 1919, il décide de s’installer à Casablanca. Voyageant jusqu’au Moyen Atlas, il devient proche du général Hubert Lyautey, et joue un grand rôle dans la vie artistique de Casablanca : il y fonde l’école des Beaux-Arts de la ville avec le soutien de la Résidence générale, et participe à la création du premier musée des Beaux-Arts du Maroc qu’il dirige. En 1922, il est parmi les premiers adhérents aux côtés de Jacques Majorelle et Albert Laprade, de l’Association des peintres et sculpteurs français du MarocMylène Théliol, « L’association des peintres et sculpteurs du Maroc (1922-1933) », Rives méditerranéennes, 2009, . qui œuvre pour le renouveau stylistique de l’orientalisme, qui grâce aux conquêtes coloniales ne se base plus sur l’imaginaire mais sur le réel vécu dans les colonies. Il met également sur pieds le salon des peintres de l’Afrique du Nord« Brindeau de Jarny, Edouard », sur Humazur..

En décembre 1932, alors professeur de dessin au lycée Lyautey de Casablanca, il est fait chevalier de la Légion d'honneurNotice, Base Léonore.

En 1938, Michel Levanti de la Société des amis des arts et des lettres de Rabat salue le travail de Brindeau en ces termes : La peinture : "A propos de l'exposition Edouard de Jarny-Brindeau", Aguedal, Henri Bosco [dir.], Rabat, décembre 1938, 6, — sur Humazur.

Il meurt le 8 février 1943 à Paris.

Notes et références

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