Depuis le , date de l'abdication du roi , suivi par le , date de l'abdication du roi des Français et enfin le , date de l'abdication de l'empereur , la couronne de France est principalement disputée entre trois maisons : l'actuelle branche aînée des Bourbons, avec Louis de Bourbon, duc d'Anjou (Bourbon-AnjouLes prétendants des branches aînées successives des Capétiens et des Bourbons sont signalés dans les sections suivantes : « Prétendants légitimistes issus de la branche d'Artois pendant et après la monarchie de Juillet (1830-1883) » ; « Prétendants légitimistes aux trônes de France et de Navarre issus de la branche d’Anjou (depuis 1883) ».). Cette branche est devenue l'aînée depuis la mort sans enfants d'Henri d'Artois « comte de Chambord » en 1883. la branche cadette de la lignée aînée des descendants du roi Louis-Philippe, avec Jean d'Orléans, comte de Paris (quatrième maison d'Orléans)Les prétendants de la maison d’Orléans sont signalés dans les sections suivantes : « Prétendants orléanistes de la maison d’Orléans après la monarchie de Juillet (1848-1883) » ; « Prétendants orléanistes fusionnistes de la maison d’Orléans (depuis 1883) ».. La branche aînée de la lignée aînée s'est éteinte à la mort de Philippe d'Orléans en 1926. les BonaparteLes prétendants de la maison Bonaparte sont signalés dans la section « Prétendants bonapartistes au trône impérial de France ». avec Jean-Christophe Napoléon.

Les titres portés actuellement par les membres de ces familles sont des titres de courtoisie. Ils sont traditionnellement admis mais n’ont aucune existence juridique, les chefs des familles ayant régné ne possédant pas, au regard des lois de la République française, la faculté d’octroyer des marques d’honneur et de distinction ou des titres.

Prétendants royalistes aux trônes de France et de Navarre

De la Première République à la Restauration (1792-1814) Généalogie

Prétendants Portrait Prétendant Période Titres Notes

80px|Louis XVI Louis-Auguste de FranceNé le à Versailles — Mort le à Paris — Duc de Berry Dauphin de FranceRoi de France et de NavarreRoi des Français Devenu « roi des Français » en , est suspendu de ses fonctions royales lors de la journée du 10 août 1792, la république étant proclamée le 21 septembre suivant. Pour les royalistes, Louis reste roi de jure jusqu’à son exécution le 21 janvier 1793.

80px|Louis XVII « »Louis-Charles de FranceNé le à Versailles — Mort le à Paris — Duc de Normandie Dauphin de FrancePrince royal À la mort de son père, Louis-Charles devient pour les royalistes le roi « » alors qu’il est emprisonné à la tour du Temple. Lorsqu’il meurt le , son oncle le comte de Provence devient le prétendant à la succession.

80px|Louis XVIII « »Louis-Stanislas-Xavier de FranceNé le à Versailles — Mort le à Paris — Comte de ProvenceComte de l'Isle Frère de et oncle de « », Louis-Stanislas-Xavier est considéré par les royalistes comme étant le roi « ». Lors de la Première Restauration, le roi reprend le nom de et signe ses actes de l'année dix-neuf de son règne, considérant que son règne a bien commencé en 1795...

Pendant les Cent-Jours (1815) Généalogie

Prétendant Portrait Prétendant Période Titres Notes

80px|Louis XVIII Louis-Stanislas-Xavier de FranceNé le à Versailles — Mort le à Paris — Comte de ProvenceRoi de France et de Navarre Pendant les Cent-Jours, le roi restauré en 1814 perd sa couronne. Lors de la Seconde Restauration, Louis la retrouve et règne jusqu’à sa mort, le .

Prétendants légitimistes issus de la branche d'Artois pendant et après la monarchie de Juillet (1830-1883)

Armoiries des prétendants depuis 1830.|thumb|droite|150px

Le , une journée après la publication d’ordonnances au Moniteur, une émeute débute à Paris, c’est le début de la révolution de Juillet. Face à la politique « réactionnaire », l’insurrection populaire se développe jusqu’à son apogée le et décide finalement à abdiquer le en faveur de son petit-fils Henri d'Artois, comte de Chambord, en confiant la régence au premier prince du sang, Louis-Philippe, duc d’Orléans. N’ayant pas fait proclamer le jeune Henri, comte de Chambord, comme le roi déchu lui demandait, Louis-Philippe, duc d’Orléans, devient, après que la Chambre eut amendé la Charte de 1814, le second roi des Français sous le nom de .

Considérant les lois fondamentales bafouées par le nouveau régime mis en place, les partisans de considèrent , qui appartient à une branche cadette des Bourbons (la maison d’Orléans), comme un « usurpateur ». Exilé, l’ancien roi de France passe le restant de son existence entre le Royaume-Uni et l’Autriche alors que ses partisans ne s’immiscent pas ou s’immiscent peu dans la politique sous la monarchie de Juillet, retournant dans leurs provinces.

Au cours du , le mouvement des partisans de la branche aînée devient notable en France. La notion de « légitimisme » émerge après 1830 et connaît son apogée au milieu des années 1870, où une possible restauration a failli faire d'Henri d'Artois, comte de Chambord, un roi de France s’il avait accepté le drapeau tricolore ou si les députés avaient accepté le drapeau blanc.

À partir de 1830, les prétendants sont des descendants directs de Louis de France, dauphin de France (1729-1765). Issus de la seconde maison d’Artois, fondée par alors qu’il était comte d’Artois, il s’agit des trois derniers princes issus de la branche directe de la maison de Bourbon.

Généalogie

Prétendants Portrait Prétendant Période Titres Notes

80px|Charles X Charles-Philippe de FranceNé le à Versailles — Mort le à Görz — Comte d’ArtoisRoi de France et de Navarre Comte de Ponthieu Charles devient roi de France à la mort de son frère , le . Sacré à Reims le , il abdique à la suite des Trois Glorieuses le , journée pendant laquelle son fils le dauphin, futur « Louis XIX », contresigne l'abdication de son père, par laquelle ce dernier le fait renoncer à ses droits en faveur du petit-fils de Charles, censé devenir Henri V. Cependant, Henri n'est ni proclamé ni reconnu par la Chambre des députés.

112x112px|Le duc d'Angoulême « Louis »Louis-Antoine de FranceNé le à Versailles — Mort le à Görz — Duc d’AngoulêmeDauphin de France Comte de Marnes À la mort de son père Charles le , Louis-Antoine devient l’aîné des descendants de la famille royale selon la tradition de primogéniture mâle. Une partie des légitimistes le reconnaît alors comme roi de France et de Navarre sous le nom de « », contre , tandis que d'autres lui préfèrent son neveu Henri (les henriquinquistes).

95x95px|Le comte de Chambord « Henri »Henri d’ArtoisNé le à Paris — Mort le à Frohsdorf — Duc de BordeauxComte de Chambord L’accession au trône du comte de Chambord paraît très proche d’aboutir en 1873. Néanmoins son attachement à la conservation du drapeau blanc comme drapeau national français, et l'attachement d'une majorité de députés, notamment des orléanistes, à la conservation du drapeau tricolore comme drapeau national français, firent échouer toute tentative de restauration (voir Projet de Troisième Restauration).

Prétendants orléanistes de la maison d’Orléans après la monarchie de Juillet (1848-1873) Armoiries des prétendants depuis 1883.|thumb|droite|150px

D’abord mouvement favorable à la dynastie des Orléans sous la monarchie de Juillet, l’orléanisme devient après 1848 un courant monarchiste qui s’inscrit dans la fin du jusqu’à nos jours.

Déchu en , le roi des Français s’exile au Royaume-Uni alors que la Deuxième République est mise en place. Rapidement, des orléanistes soutiennent son petit-fils Philippe d'Orléans, comte de Paris, sous la République, certains l’appelant « ».

Généalogie

Prétendants Portrait Prétendant Période Titres Notes

80px|Le comte de Paris « Louis-Philippe »Louis-Philippe d’OrléansNé le à Paris — Mort le à Stowe — Comte de ParisPrince royal Ses partisans l’appellent « ».

Prétendants légitimistes aux trônes de France et de Navarre issus de la branche d’Anjou (depuis 1883)

La mort d'Henri d'Artois, comte de Chambord, en 1883 crée un tournant dans la question dynastique en France. En effet, le dernier Bourbon direct meurt, et la majorité des anciens légitimistes se fondent dans le mouvement orléaniste (connu après 1883 comme étant le « mouvement fusionniste ») en soutenant la « candidature » de Philippe d'Orléans, comte de Paris, au trône de France.

D'autres, se fondant sur un principe de stricte application des lois fondamentales qui invalide le traité d’Utrecht et n'admettant aucune exclusion des princes devenus étrangers et de leur descendance du trône de France, soutiennent le descendant mâle direct de Hugues Capet et Philippe V d’Espagne, Jean de Bourbon (1822-1887).

Les princes qui prétendent aux trônes de France et de Navarre jusqu’à nos jours sont tous membres de la maison de Bourbon-Anjou, la branche de la maison de Bourbon devenue aînée après 1883.

Généalogie

Prétendants Portrait Nom Période Titres d'attente Notes Armoiries revendiquées

80px|Le comte de Montizón « Jean »Jean de BourbonNé le à Aranjuez — Mort le à Hove — Comte de Montizón Au décès de son cousin Henri d'Artois, comte de Chambord, le , Jean de Bourbon devint l’aîné des Capétiens, l’aîné des descendants de Hugues Capet et Saint Louis, d’ et de . Une partie des légitimistes (les « Blancs d’Espagne ») l’ont reconnu comme roi de France et de Navarre sous le nom de .

80px|Le duc de Madrid « Charles »Charles de BourbonNé le à Ljubljana — Mort le à Varèse — Duc de Madrid À la mort de son père Jean le , Charles devient l’aîné des Capétiens ; ainsi, les légitimistes le reconnaissent comme roi de France et de Navarre sous le nom de « ». Il est inhumé à Trieste, dans la cathédrale Saint-Just.

80px|Le duc de Madrid, duc d'Anjou « Jacques »Jacques de BourbonNé le à Vevey — Mort le à Paris — Duc de Madrid Duc d’Anjou Après la Première Guerre mondiale, Jacques prit en outre le titre de duc d’Anjou, en tant qu’aîné des descendants du roi Philippe V d’Espagne (1683-1746), fondateur de la dynastie qui était né duc d’Anjou. Ce titre sera par la suite repris par la plupart des prétendants légitimistes jusqu’à aujourd’hui.

80px|Le duc de San Jaime, duc d'Anjou « Charles »Alphonse-Charles de BourbonNé le à Londres — Mort le à Vienne — Duc de San Jaime Duc d’Anjou Alphonse-Charles devient l’aîné des Bourbons à la mort de son neveu Jacques le . Duc d’Anjou, les légitimistes, minoritaires depuis la mort d'Henri d'Artois, comte de Chambord (alors que les orléanistes étaient majoritaires parmi les royalistes français) le reconnurent alors comme « roi de France et de Navarre » sous le nom de « ».

80px|Alphonse XIII « »Alphonse de BourbonNé le à Madrid — Mort le à Rome — Roi d’EspagneDuc de Tolède Cousin du précédent, l’ancien roi résida en divers endroits durant son exil après 1931. Alphonse passa les dernières années de sa vie à Rome. Au décès de son cousin le duc de San Jaime le , devient l’aîné des Capétiens ainsi les légitimistes le reconnaissent alors comme « roi de France et de Navarre » sous le nom d’ « ».

80px|Le duc de Ségovie, duc d'Anjou « Henri »Jacques-Henri de BourbonNé le à San Ildefonso — Mort le à Saint-Gall — Infant d’Espagne Duc de Ségovie Duc d’Anjou Duc de Madrid Duc de Tolède Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Jacques-Henri, duc de Ségovie, assume sa position de « chef de la maison royale de France » en tant qu’aîné des Capétiens, et porte le titre de duc d’Anjou. 160pxrèglement des armoiries de Jacques-Henri de Bourbon, Duc d'Anjou daté du 11 mars 1969 cité par Hervé Pinoteau, L'héraldique capétienne en 1976, p. 17

80px|Le duc de Cadix, duc d'Anjou « Alphonse II »Alphonse de BourbonNé le à Rome — Mort le à Beaver Creek — Duc de Bourgogne Duc de Bourbon Duc de CadixDuc d’Anjou