Le de parachutistes d'infanterie de marine (en abrégé ) est un régiment de parachutistes français créé à Quimper le sous le nom de colonial de commandos parachutistes () et dont la filiation remonte aux et coloniales de commandos parachutistes SAS.

Cette unité s'est particulièrement illustrée lors des guerres d'Indochine et d'Algérie. Il est le seul régiment de l'armée française composé d'appelés volontaires pour servir dans les troupes aéroportées, formés et aptes à intervenir en opérations extérieures. Le régiment est dissous en 1998 à la suite de la professionnalisation des armées et de la suppression du service militaire obligatoire.

En 2025, le Centre de formation initiale des miliaires du rang de la brigade parachutiste/ RPIMa, unité à double appellation dépositaire du drapeau du RPMIa de 2019 à 2025 devient par changement de nom le régiment parachutiste d'instruction et d'entraînement ( RPIE). Le RPIE n'est pas une continuation du RPIMa même s'il conserve pour le moment la garde de son drapeau.

Création et différentes dénominations : création à Quimper du BCCP ( colonial de commandos parachutistes). : le BCCP devient le GCCP ( colonial de commandos parachutistes). : le GCCP devient BPC ( de parachutistes coloniaux). : dissolution du bataillon lors de son embarquement pour la métropole. : le BPC est reformé à Saint-Brieuc et devient le bataillon Bigeard. : nouvelle dissolution du bataillon après la chute de Ðiện Biên Phủ. : le reliquat du bataillon renforcé par des éléments du IV/ RTS forment le RPC ( de parachutistes coloniaux) à Marrakech au Maroc puis est transféré en Algérie. : le RPC intègre la DP ( division parachutiste). : le RPC devient le RPIMa ; en 1961, il intègre la nouvelle DLI ( division légère d'intervention) qui devient la division puis la DP ( division parachutiste) puis la brigade parachutiste. : implantation à la caserne Bosquet de Mont-de-Marsan, jusqu'à sa dissolution en 1998 : dissolution du régiment dans le cadre de la restructuration et de la professionnalisation de l'armée de terre. : le drapeau du RPIMa est confié au centre de formation initial des militaires du rang (CFIM) de Caylus. : le CFIM de Caylus, par l'ordre du jour du général commandant la BP, porte désormais le nom du CFIM/.. : le CFIM/ RPIMa devient le régiment parachutiste d'instruction et d'entraînement ( RPIE).

Historique des garnisons, campagnes et batailles

Garnisons successives Des bataillons 1948 : Quimper … 1952 : Saint-Brieuc … 1954 : Bayonne

Des régiments 1955 : Marrakech 1957 : Chréa (Blida) 1961 : Philippeville 1961 : Verdun 1962 : Mont-de-Marsan, caserne Bosquet 2019 : camp de Caylus

Guerre d'Indochine Les parachutistes coloniaux tirent leur origine des et demi-brigades coloniales de commandos parachutistes implantées en Bretagne et elles-mêmes héritières des parachutistes de la France libre, de la demi-brigade SAS.

Le BCCP, embarque le et débarque à Saïgon le . Il se distingue à Pho Trach et à Chaple en Centre-Annam, puis à Mao Khé au Tonkin, où, le , le bataillon résiste pendant toute une nuit aux attaques de quatre régiments vietminh. Après cinq heures de combat au corps à corps, l'adversaire se retire en abandonnant , le BPC perd quant à lui ( et In Histoire des parachutistes français, page 231.).

Le bataillon est dissous le lors de son embarquement pour la métropole.

Recréé le , sous les ordres du chef de bataillon Marcel Bigeard, le bataillon s'illustre à Tu Lê en , pendant la deuxième offensive du Vietminh sur Nghia Lo et la Moyenne Région (après celle de 1951), puis à Lang Son en (opération Hirondelle).

Le BPC saute deux fois sur Ðiện Biên Phủ : le , sur la DZ (drop zone) « Natacha » lors de l'opération Castor pour l'investissement de la « cuvette », et le 16 mars 1954 en pleine bataille de Diên Biên Phu. Le BPC est anéanti à la fin de la bataille et à nouveau dissous. Il reste dans l'histoire comme ayant été le « Bataillon Bigeard ».

Guerre d'Algérie Le régiment de parachutistes coloniaux ( RPC) est créé à Marrakech le à partir du reliquat du BPC en provenance de Bayonne et de renforts provenant du bataillon du régiment de tirailleurs sénégalais.

En , le régiment fait mouvement sur l'Algérie et s'installe en 1957 à Chréa près de Blida qu'il quitte en pour Philippeville à la dissolution de la parachutiste.

Auparavant, il participe à l'opération Kabylie 16, dans la région de Bordj Menaïel, du 6 au , où indépendantistes sont mis hors de combat et qui voit la mort du capitaine GrazianiSelon des sources algériennes, le lieutenant Chassin et le capitaine Graziani furent capturés vivants ; selon des sources françaises les deux officiers furent blessés pendant la bataille, Chassin est mort le 6 janvier et Graziani est évacué pour avion à l’hôpital de Tizi-Ozou où il meurt le 7 janvier. Puis, le , dans le secteur de Djelfa-Bou Saâda, au cours d'un violent engagement, en mettant hors de combat le chef de la wilaya III, le colonel Amirouche, capturé par le capitaine Jean-Louis Gallet, commandant de la du régiment.. Amirouche est reconnu par ses anciens combattants ralliés a la France. Il en est de même du colonel Si El Haouès, capturé par les capitaines Louis Bole de Chaumont et Claude Mademba Sy, alors qu'il est à la tête de indépendantistes.. Le régiment est parachuté en dans l'Akfadou, en lever de rideau de l'opération Jumelles.

De 1962 à 1998

Le , le RPIMa quitte l'Algérie pour Verdun avant d'être transféré le à Mont-de-Marsan dans l'ancienne base d'instruction de la brigade de parachutistes coloniaux. Il est alors intégré à la légère d'intervention (la ) qui devient ensuite la parachutiste ().

Le régiment est engagé en 1995, en ex-Yougoslavie. Les parachutistes occupent l'aéroport de Sarajevo.

Le est dissous à Mont-de-Marsan le à la suite de la nouvelle structuration de l'armée et à sa professionnalisation.

2019-2025 Le 5 avril 2019, le centre de formation initiale des militaires du rang du camp de Caylus devient « CFIM- ».. Il est chargé de la formation initiale des engagés volontaires des régiments de la brigade parachutiste.

Il a la garde du drapeau du régiment de parachutistes d'infanterie de marineDÉCISION N° 504449/ARM/EMAT/SCPS/BORG portant changement d'appellation de centre de formation initiale des militaires du rang - 6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine du 11 juin 2025.. Toutefois, le personnel du CFIM RPIMa, à l'instar de celui des autres CFIM, n'est pas autorisé à porter les attributs du régiment (insigne, fourragère).

Le , le CFIM - RPIMa est dissous pour donner naissance - par changement de nom - au régiment parachutiste d'instruction et d'entraînement ( RPIE) qui conserve ses missions.

Traditions La fête des troupes de marine est célébrée à l'occasion de l'anniversaire de la bataille de Bazeilles, ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordres, les et .

Et au Nom de Dieu, vive la coloniale, les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâces du révérend père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

La Saint-Michel, du nom de l'archange saint Michel, patron des parachutistes, est fêtée le , selon le calendrier commun.

Devise « CROIRE ET OSER »

Insigne

Dans une rondache noire ornée d'or, un parachute blanc, des ailes et une ancre de marine amarante entourée du chiffre 6 en bleu marine symbolisent son appartenance aux troupes aéroportées d'infanterie de marine. Une épée basse et une inscription SAS gravée sur sa garde rappelle sa filiation avec la demi-brigade d'Indochine.

Son insigne a été modifié au niveau de l'inscription dans un cartouche dans la partie basse, « NS LAT » qui a été successivement « BCCP » puis « RPC » et enfin « RPIMa ». Bien entendu, le CFIM-6e RPIMa dispose d'un autre insigne que celui du régiment dont il est dépositaire des traditions.

Drapeau Le régiment est l'héritier du BCCP créé en 1948 et du RPC. Le drapeau du RPIMa, héritier du bataillon parachutiste porte l'inscription « INDOCHINE » avec cinq citations à l'ordre de l'armée pour les faits suivants :

1950 : Pho Trach et à Chaple ; 1951 : Mao Khé ; 1952 : Tu Lé ; 1953 : Langson ; 1954 : Dien Bien Phu.

Le drapeau du régiment a été remis au colonel Romain-Desfossés à Blida le par le général Gilles

En onze ans de campagne, il a perdu 23 officiers, 70 sous-officiers et 480 marsouins parachutistes.

Il porte, peintes à la main en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007.Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie : INDOCHINE 1949-1954 ; AFN 1952-1962.

Décorations Sa cravate est décorée de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec cinq palmes et s'orne de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire avec olive aux couleurs du ruban de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.

Chefs de corps BCCP - GCCP - BPCIn Histoire des parachutistes français pages 230, 315 et 525 1948-1950 : chef de bataillon Vernières 1950-1951 : capitaine Henri Balbin https://ita.calameo.com/read/001425117c772bb290c55; https://tenes.info/nostalgie/SIXRPIMA/Balbin_capitaine_au_6_me_BCCP_en_1951 1952-1954 : chef de bataillon Bigeard 1954-1954 : capitaine Pierre Porcher "1953: Porcher (Pierre-Henri-Jean-Marie), lieutenant (T.C.), 6 bataillon de parachutistes coloniaux. Ces nominations composent l'attribution de la Croix de guerre des operations externes" 1954-1955 : chef de bataillon Victor Chaudrut

RPC - RPIMa

1955-1958 : lieutenant-colonel Jacques Romain-Desfossés 1958-1959 : lieutenant-colonel Ducasse« Le colonel Ducasse, commandant le régiment de parachutistes d'infanterie de marine, qui dirigeait l'opération au cours de laquelle fut tué Amirouche, vient d'être promu commandeur de la Légion d'honneur sur proposition de M. Guillaumat, ministre des armées. Les insignes lui seront remis par le général Challe. » : . 1959-1962 : lieutenant-colonel Balbin 1962-1963 : lieutenant-colonel Picherit« Au grade de colonel. Pour prendre rang du . (...) M. Picherit (Claude-Francis), B. P., en remplacement de M. Pechberty, promu. ». 1963-1965 : lieutenant-colonel Bley 1965-1967 : lieutenant-colonel Jean Le Guillou Commandant Jean Le Guillou, Une pacification réussie : la réduction de la rébellion upéciste en Sanaga maritime (Cameroun 1957-1958). 1967-1969 : lieutenant-colonel Jean Ziegler. 1969-1971 : lieutenant-colonel Charles de Llamby 1971-1973 : lieutenant-colonel Vincendon 1973-1975 : lieutenant-colonel Pierre de Quengo de Tonquedec 1975-1977 : lieutenant-colonel Béal 1977-1979 : lieutenant-colonel Dentin 1979-1981 : colonel Bertin 1981-1983 : lieutenant-colonel Serpol 1983-1985 : lieutenant-colonel Urwald 1985-1987 : lieutenant-colonel Quadri 1987-1989 : lieutenant-colonel Bordron 1989-1991 : lieutenant-colonel Gandouly 1991-1993 : lieutenant-colonel Perrin 1993-1995 : lieutenant-colonel Champenois 1995-1997 : lieutenant-colonel Caille 1997-1998 : lieutenant-colonel Dumousseau

CFIM / RPIMa

2016-2019 : lieutenant-colonel René Mercury. 2019-2021 : lieutenant-colonel Hervé Oldra 2021-2023 : lieutenant-colonel Éric Barrié 2023-2025 : lieutenant-colonel Stéphane Bonnard

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment Bandera de Tu Le (préambule de la bataille de Na San) Bataille de Dien Bien Phu