Le Groupement des commandos parachutistes (GCP) est une unité composée de détachements de régiments appartenant à la parachutiste. Ses effectifs sont donc répartis entre les différents régiments de la brigade. Ces commandos forment des groupes de chuteurs opérationnels susceptibles d'être parachutés en avant des troupes afin de marquer des zones de parachutage pour le gros des troupes. Ils effectuent des missions commandos parfois complexes et ne font pas partie des forces spéciales.

Historique Les groupements de commandos parachutistes sont fondés en 1965 sous le nom d'« équipes de saut opérationnel à grande hauteur » (SOGH).

Le , ils prennent l'appellation de Commandos de renseignement et d'action dans la profondeur (CRAP), dénomination qu'ils conservent jusqu'en 1996. .

C'est en 1969 qu'a lieu le premier engagement opérationnel des "CRAP" avec l'intervention de l'équipe des unités du étranger de parachutistes (bleu 2, commandé par l'adjudant Fayolle) lors de la guerre civile tchadienne (1965-1979).

L'emblème du groupement alt=|vignette|Emblème du groupement Créé en 1992, ses bandes verticales rouge et blanche représentent le fond de la couleur du fanion de commandement de la parachutiste, qui était le niveau d'emploi des CRAP.

Une flèche d'or stylisée orientée vers le bas, évoquant la force venue du ciel et l'audace. Cinq étoiles bleu nuit, couleur du ciel de leur engagement, représentent les cinq commandos éclaireurs formant l'équipe commando à la création des CRAP.

Encadrant les trois éléments précédents : un liseré vert et rouge amarante en référence à la couleur des bérets des commandos qui composent le GCP, le liseré noir encadré d'or fait honneur aux commandos.

Missions vignette|Exercice Falcon Amarante. Le groupement de commandos parachutiste de la est une unité spécifique non organique principalement dédiée à l'engagement par air (la troisième dimension). Il est aussi en mesure d'appuyer une manœuvre aéroterrestre par l'appui à la mise à terre, par la recherche du renseignement et par des actions commandos dans la profondeur. Il constitue un élément tactique souple et performant à forte plus-value opérationnelle.

Sa mise en place s'effectue prioritairement par un saut opérationnel à grande hauteur ou par tout autre moyen discret approprié (véhicule léger de type VLRA) ou par opération héliportée. Le GCP est composé d'hommes rompus à toutes les techniques commandos, à la fois polyvalents et spécialistes de techniques particulières nécessaires à l'exécution de leurs missions en toute autonomie. Ces groupes de commandos sont des moyens adaptés pour agir dans la profondeur avec de très courts préavis.

L'infiltration sous voile

Le GCP détient une expertise dans le domaine des techniques parachutistes qui lui permet, après une projection, d'être engagé dans des délais réduits, en toute discrétion et en s'affranchissant d'infrastructure terrestre.

L'infiltration sous voile (ISV) consiste pour les commandos à être largués d'un avion en vol à puis de s'infiltrer par les airs en parcourant une distance pouvant aller jusqu'à leur procurant ainsi une grande discrétion lors de leur arrivée au sol.

Caractéristiques Chacun des régiments de la brigade comporte un groupe constitué de deux ou trois équipes, chacune composée d'une dizaine de chuteurs opérationnels et de moniteurs commandos. Le groupe est généralement rattaché à la compagnie d'éclairage et d'appui (CEA) ou à la compagnie de commandement et de logistique (CCL). Son emploi est décidé au niveau de la brigade par le général qui la commande.

En cas de conflit, ces hommes sont susceptibles soit d'être parachutés en avant des forces, lors d'un déploiement conventionnel, soit d'être employés dans des missions demandant un savoir-faire dépassant les capacités des unités élémentaires de l'Armée de terre.

En 2007, les GCP alignent sous leur commandement dix-neuf équipes de commandos parachutistes. Les équipes sont réparties dans les régiments suivants : vignette|250x250px|Embarquement GCP du 35 RAP. de chasseurs parachutistes (trois équipes de dix commandos) ; de hussards parachutistes (trois équipes) ; étranger de parachutistes (trois équipes) ; de parachutistes d'infanterie de marine (trois équipes) ; de parachutistes d'infanterie de marine (trois équipes) ; de génie parachutiste (deux équipes) ; d'artillerie parachutiste (deux équipes) ; de commandement et de transmissions parachutiste (une équipe).

Cursus du commando Le cursus de formation initiale est long, jalonné très souvent en cinq étapes. :

Sélection : durant environ dix jours, les candidats sont éprouvés d'après leur niveau tactique, technique, physique et psychologique ; Acquisition de prérequis techniques : les candidats doivent acquérir les qualifications de chute libre, valider les modules en ISTC, le PLSProfil linguistique standardisé. Il s'agit d'une certification du niveau en langue étrangère, noté de 1 à 4 dans les quatre domaines (compréhension et expression à l'écrit et à l'oral).. 1111 pour les sous-officiers et 3333 pour les officiers et les premiers secours en combat de niveau 1 ; Formation initiale technique et tactique (stage JEDBURGH, en référence aux commandos du service action du BCRA) : ce stage de formation initiale permet de former les futurs commandos sur un socle de procédures communes. Quel que soit son grade, chaque commando parachutiste du GCP suit cette formation pendant quinze semaines ; Formation au saut opérationnel à grande hauteur (SOGH) : d'une durée de douze semaines, le stage SOGH est conduit par l'École des troupes aéroportées à Pau. Il donne la capacité à chaque commando d'être mis en place par infiltration sous voile, saut à ouverture basse de jour comme de nuit à une hauteur maximum de ; Instructions spécialisées : elles sont menées tout au long de l'année pour former un commando dans sa future spécialité et durent d'une à huit semaines.

Il faut au minimum douze mois pour former initialement un équipier commando de la Brigade Parachutiste.

Engagement en opération extérieure

Depuis , les commandos du GCP se relaient en auto-relève dans l'opération Barkhane..

Opérations des équipes au Sahel vignette|alt=|Insigne du GCP lors de l'Opération Barkhane. Combat de l'Ametettaï Combat de la forêt de Foulsaré Combat de la forêt de Serma (2017) Combat d'Inabelbel Combat de la forêt de Serma (2019) Combat d'Akabar Opération Aconit.

Références externes Entre ciel et feu, histoire du Groupement de Commandos Parachutistes, Benoît Valadier (Mareuil éditions). https://www.mareuil-editions.com/product-page/entre-ciel-et-feu-histoire-du-groupement-de-commandos-parachutistes . . . . . Commandos parachutistes au cœur de l'action, Louis-Frédéric Dunal, ETAI, 2010, 160 p.,

Notes et références

Voir aussi brigade parachutiste ( BP) Troupes aéroportées École des troupes aéroportées Section d’Aide à l’Engagement Débarqué Accident de Carcassonne

Catégorie:11e brigade parachutiste