La centrale nucléaire de Nogent est située dans la commune de Nogent-sur-Seine, sur la rive droite de la Seine, dans l'ouest du département de l'Aube (région Grand Est). Elle se situe à à l'ouest de Troyes et à au sud-est de Paris.. La centrale compte deux unités de production de type réacteur à eau pressurisée (REP) de .

Présentation générale vignette|gauche|Vue d'avion de la centrale. vignette|gauche|Autre vue d'avion.

Les deux réacteurs nucléaires appartenant au palier P'4 développent une puissance unitaire de .

Chaque réacteur dispose de sa tour de refroidissement de de haut, soit les plus hautes après celles de Civaux, Golfech, Cruas, Belleville et Dampierre.

Le terrain, d'une superficie de et situé à une altitude de D'après documentation EDF, 2010., était prévu, à l'origine du projet, pour pouvoir supporter quatre tranches similaires.

Mises en service en 1988 et 1989., les deux tranches produisent en moyenne de kWh () par an, soit un tiers de la consommation annuelle d'électricité de la région Île-de-France. La centrale nucléaire de Nogent emploie près de

Les prises d'eau en Seine pour le refroidissement sont de la plus haute importance pour la sûreté de l'installation. La surveillance de l'eau aval fait l'objet d'un double contrôle par le laboratoire CRECEP (Eau de Paris).

Le contrôle de la radioactivité de l'air environnant est effectué par l'exploitant.

Caractéristiques des réacteurs Les caractéristiques des réacteurs en service sont les suivantes : Nom du réacteurModèleCapacité [MW]ExploitantConstructeurDébut de constructionRaccordement au réseauMise en service commercialeThermique (MWt)Brute (MWe)Nette (MWe)Nogent-1.P'4 REP 13003 8171 3631 310 EDFFramatomemai 1981octobre 1987février 1988Nogent-2.P'4 REP 13003 8171 3631 310 EDFFramatomejanvier 1982décembre 1988mai 1989

Risque incendie Le site compte détecteurs d'incendie. Au cours de l'exercice réalisé à la centrale nucléaire de Nogent par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le , il a été constatéinaccessible le 11 avril 2013, sur asn.gouv.fr que plus de se sont écoulées entre le moment du déclenchement de l'alerte incendie et l'arrivée sur place de l'équipe de deuxième intervention. Quatre mois après cet exercice, une nouvelle inspection permet de constater que plus de sont encore nécessaires, les mesures prises entre-temps par EDF s'étant avérées insuffisantes. L'ASN a donc prononcé en une « mise en demeure » inaccessible le 11 avril 2013, sur asn.gouv.fr au site de Nogent pour qu'il améliore les conditions de lutte contre les incendies.

Chaque semaine est organisé un exercice incendie avec des agents de la centrale et les secours extérieurs.

Maintenance La maintenance est effectuée en permanence à la centrale de Nogent. Elle se décompose en deux parties : la maintenance régulière qui se fait tout au long de l'année, que la centrale soit en fonctionnement ou à l'arrêt ( graissage de pompe, remplacement de petit matériel) ; la maintenance plus lourde qui nécessite l'arrêt de la centrale. Elle est effectuée lors des arrêts pour simple rechargement (quarante jours), des visites partielles (soixante jours) et des visites décennales (plus de trois mois). Les dernières visites décennales de la centrale de Nogent se sont déroulées en 2009 pour le réacteur 1. et en 2010 pour le réacteur 2ASN, Arrêt pour visite décennale du réacteur de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, sur asn.fr, 4 mai 2010.

Pour ces activités de maintenance, les salariés d'EDF sont appuyés par de nombreux prestataires. Ils réalisent les activités d'assistance aux chantiers (pose d'échafaudage, préparation de chantier, radioprotection), des activités de soudage, de génie civil, de mécanique et d'électricité.

En , le réacteur 1 a été mis à l'arrêt pour procéder au renouvellement du tiers de son combustible et réaliser la maintenance des matériels pendant environ . En , le réacteur 2 est entré en visite partielle. Les EDF du site ont participé à cette opération avec environ d'entreprises prestatairesMathieu Gibet, Centrale nucléaire : 45 jours pour recharger et changer des matériels, L'Est-Éclair, 25 juin 2012.

Incidents Décembre 1990 : mort d'un plongeur Le , un plongeur effectuant une opération de détartrage des tuyauteries a été tué à la suite du redémarrage d'une pompe dans le circuit où il intervenait Comité antinucléaire "Stop Nogent-sur-Seine", , sur dissident-media.org (consulté le 11 avril 2013).

Août 1999 : assemblage bloqué Le , l'un des 193 assemblagesUn « assemblage combustible » est une structure qui pèse et contient plus de de dioxyde d'uranium. est resté accroché aux internes supérieursLes « internes supérieurs » sont une structure alvéolée comprenant une plaque de maintien des assemblages combustibles par leurs pions de centrage. Ces éléments situés dans la partie haute du réacteur doivent être retirés de la cuve du réacteur avant de pouvoir procéder aux opérations de déchargement du combustible. lors des opérations de déchargement du combustible nucléaire du cœur du réacteur 1. Le bâtiment réacteur a été évacué et interdit d'accès pendant un mois, durée qui s'est avérée nécessaire pour étudier et construire un mécanisme adapté (appelé chausse-pied) permettant de décrocher l'assemblage. L'incident a été reclassé au niveau 1 de l'échelle INES par l'Autorité de sûreté nucléaire..

Février 2006 : inondation des salles des machines La nuit du 18 au 19 février 2006, un incident classé niveau 1 ayant conduit à l'arrêt des réacteurs 1 et 2 et le déclenchement du plan d'urgence interne (PUI) s'est produit. La rupture d'une canalisation de retour d'eau de la tour d'aéroréfrigération de la tranche 2 (d'un diamètre de et située sous la salle des machines), a occasionné un écoulement d'eau dans le sol inondant le niveau , en zone non nucléaire, puis le niveau , noyant les câbles électriques d'alimentation de la voie A en menaçant d'entraîner une perte du refroidissement à l'arrêt alors que le refroidissement principal était déjà hors-service. Cette eau s'est infiltrée dans la galerie générale et a envahi aussi le niveau -4m de l'autre tranche. Les 2 réacteurs ont été mis en sécurité très rapidement. Cet incident aurait pu conduire à une perte totale du système de refroidissement des 2 tranches..

Décembre 2011 : intrusion de neuf antinucléaires Le , neuf militants de l'organisation non gouvernementale Greenpeace se sont introduits dans la centrale nucléaire de Nogent et deux d'entre eux ont pu atteindre le sommet du dôme d'un réacteur nucléaireLe Nouvel Observateur, Des militants de Greenpeace s'introduisent dans une centrale nucléaire, 5 décembre 2011. En , le général Jacques Mignaux annonce que la gendarmerie nationale a mis l'accent sur le renseignement à la suite des intrusions de GreenpeaceMichel Cabirol, Nucléaire : la gendarmerie surveille étroitement Greenpeace, La Tribune du 18 juillet 2012.

Février 2014 : mise hors service erronée d'une alarme Le , lors de l'arrêt du réacteur 2 pour un contrôle périodique, une alarme du système de surveillance du flux neutroniqueFlux émis par le combustible présent dans la cuve d'un réacteur. a été, à plusieurs reprises pendant six heures, mise hors service de façon inappropriée ; cet incident a été classé au de l'échelle INES..

Mars 2014 : réglage défectueux d'une alarme Le , lors de l'arrêt du réacteur 2 pour effectuer le renouvellement partiel du combustible, un écart au niveau d'une alarme du système de surveillance du flux neutronique a été constaté ; cet incident a été classé au de l'échelle INES.. Candidature au programme EPR2 Dans le cadre de la relance du programme nucléaire français, le site de Nogent-sur-Seine figure parmi les six sites candidats à l'accueil d'une nouvelle paire de réacteurs EPR2, aux côtés de Golfech, du Tricastin, du Blayais, de Creys-Malville et de Chinon. Ces sites, qui abritent déjà des installations nucléaires, sont en concurrence pour l'attribution d'au maximum quatre nouvelles paires supplémentaires, en plus des trois sites déjà retenus pour le programme EPR2 : Penly, Gravelines et Bugey.

Les responsables du projet de centrale à Nogent-sur-Seine, dont François Baroin, maire de Troyes, et Franck Leroy, président du conseil régional du Grand-Est, ont défendu le dossier auprès de la direction d'EDF. À la rentrée , la décision finale de l'État sur l'attribution des sites additionnels n'a pas encore été rendue, celle-ci étant attendue d'ici la fin de l'année.

Crues de la Seine Lors de la crue de la Seine en , la centrale de Nogent a fonctionné normalementVéronique Selles, La centrale nucléaire de Nogent « hors d'eau », sur lyonne.fr, 13 mai 2013., seuls quelques branchages ont légèrement obstrué des entrées de puisage de pompes.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Liste des réacteurs nucléaires en France France Nature Environnement#FNE Grand Est

Liens externes

Rapport 2007 au titre de la loi du 13 juin 2006 sur la transparence et la sécurité nucléaire La centrale nucléaire sur google maps

Nogent Catégorie:Nogent-sur-Seine Catégorie:Énergie dans l'Aube