Saint-Herblain est une commune située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire, en périphérie ouest de Nantes. Avec en , il s'agit de la troisième commune du département par sa population et la seconde de Nantes Métropole après Nantes.
Peuplée dès le Néolithique, la ville est marquée par sa proximité avec Nantes, dont les notables acquièrent les terres herblinoises pour accéder à un titre de noblesse ou disposer d'une résidence de villégiature. Commune rurale jusqu'à la fin des années 1950, Saint-Herblain connaît une brusque expansion démographique dans les années 1960 qui en fait une ville champignon. Après une phase difficile due au décalage entre le nombre d'habitants et les infrastructures en développement, la ville a su développer un secteur économique lui permettant d'être un des moteurs de l'agglomération nantaise. La politique d'urbanisation tente de lier des territoires communaux développés anarchiquement. Géographie
Situation Les communes limitrophes sont Nantes, Indre, Couëron, Sautron et Orvault.
Géologie Le territoire de la commune se trouve dans le bassin de la Loire et sur le Sillon de Bretagne, accident géologique et topographique appartenant au Massif armoricain et formé lors du plissement hercynien, d'une longueur de entre la pointe du Raz et le nord de la commune de Montaigu..
Le sous-sol de la commune est ainsi constitué d’une saillie granitique orientée nord-ouest - sud-est. Ce granite a été soumis à une forte cataclase (broyage des minéraux et création d’une schistosité). En conséquence, l'arête du Sillon est bordée au sud-ouest par une bande de myolinites et d’ultra-myolinites (granite écrasé). Ces dépôts sont délimités par deux failles dues aux mouvements tectoniques ayant abouti à la création du Sillon.
Cette bande granitique est entourée de roches métamorphiques de type gneiss et micaschistes. Des dépôts éoliens ont recouvert la région lors de la dernière glaciation au quaternaire. L'érosion a considérablement évacué ces dépôts, qui constituent cependant la couche superficielle sur les plateaux au nord de la commune. Il s'agit de sables et de limons, dont la couche n'excède pas un mètre de profondeur.
Enfin, la Loire a déposé au cours du temps des alluvions fluvio-marines (vases et sables) qui constituent la rive qui délimite le sud de la commune. L'homme a contribué à la constitution de cette zone, en procédant à des remblaiements de terrains.
Relief et hydrographie Le territoire de la commune, de forme d'un quasi-rectangle orienté nord-est - sud-ouest, est structuré par des ensembles naturels orientés nord-ouest - sud-est : le Sillon de Bretagne qui culmine à , la vallée de la Chézine qui est creusée dans la faille du Sillon, un plateau descendant vers la Loire parcouru de petits cours d'eau qui se jettent dans la Loire (entre autres le Drillet et la Patissière). La Loire coule d'est en ouest au sud de la commune, ses rives en sont le point le plus bas à un mètre d'altitude.. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-HerblainLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bouguenais à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Saint-Herblain est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de NantesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Nantes comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (58,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (47,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (30,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (28,5 %), prairies (23,4 %), zones agricoles hétérogènes (12,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %), forêts (1,4 %), zones humides intérieures (0,8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Bâti ancien Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la commune, de type rural, connaît une croissance démographique modeste. Saint-Herblain se limite au bourg situé sur la route départementale RD 17 et centré autour de son église. Des fermes, hameaux et villages se situent sur les terres agricoles et le long des axes routiers structurants. En 2010, certains de ces agglomérats existent encore, sous forme de bâti ancien restauré comme l’Orvasserie, la Pelousière, Moulin Hérel, la Solvardière, etc. ou encore sous forme de villages tels la Chasseloire, l’Orevière, la Bretinais..
Zone d'urbanisation avant 1960 Dans les années 1950, le développement urbain prend la forme d'opérations modestes. Le long du boulevard du Massacre, la partie la plus ancienne du quartier du Tillay, qui jouxte Nantes, est composée de pavillons et petits collectifs. « Les cinq villages » est le nom initial de la partie la plus récente du Tillay, achevée fin 1989. Le quartier, qui s’étend sur et compte environ , s'étend jusqu'à la Bégraisière, sur le versant Sud de la coulée verte du val de Chézine, dans un environnement verdoyant.
Près des quartiers de Beauséjour et de la Baraudière, entre la route de Vannes et le versant Nord du val de Chézine, l’urbanisation gagne du terrain par la réalisation de petites opérations pavillonnaires qui vont en s'amplifiant (Bouvardière, Thébaudières, Naudières, etc.).
Zones d'habitats de l'explosion démographique vignette|Sillon de Bretagne en 2012.
La commune est profondément modifiée après la construction du premier grand ensemble à Bellevue achevé en 1977. Établi à cheval sur les communes de Nantes et de Saint-Herblain, il est constitué d’immeubles collectifs assez élevés. Après 1977 il est volontairement procédé à l’implantation de pavillons et de petits collectifs. La place du marché est créé, ainsi que des espaces verts mais ces opérations d'humanisation se heurtent à la densité et de la hauteur du bâti. Le Nord du quartier (Preux et la Crémetterie) a connu une urbanisation de conception différente, moins massive. Devant les difficultés économiques et sociales qui apparaissent, des démarches particulières de réhabilitation et de développement sont lancées à Bellevue, notamment une Opération de Renouvellement Urbain (O.R.U.).
Au Nord-Est de la commune, le long de la route de Vannes, la ZUP du Sillon de Bretagne a été créée en 1971, autour d’un « immeuble ville » de près de . Le bâtiment en forme de tripode s’élevant jusqu’à a par la suite été transformé dans les années 1980 pour accueillir des bureaux. En 2007, le Sillon fait l’objet d’un projet de renouvellement urbain puis est classé quartier prioritaire avec près de mille habitantsQuartier Prioritaire : Le Sillon De Bretagne sur sig.ville.gouv.fr. La Ville projette une couture urbaine pour cette zone isolée, en urbanisant la partie Nord-Est du Sillon dans le secteur de Bagatelle. Le but est de lier les quartiers Nord et Est de la commune..
Le bourg Le bourg ne s’est modifié qu'après le milieu des années 1980, au cours de nombreuses opérations de lotissements destinés à l’habitat individuel. Les opérations d’urbanisme les plus récentes, peu denses, se sont réalisées dans cette zone, notamment à la suite de l'arrivée de l'extension du tramway. Le quartier du Moulin Hérel, desservi par la ligne 1 du tramway de Nantes au terminus François-Mitterrand, s’étend sur est une zone liant Bellevue, Atlantis, la zone industrielle et le cours Hermeland.. La ZAC de la Solvardière abrite des activités de services, des équipements et une zone d'habitat collectifs, pavillonnaire groupé ou individuel sur . À l’Ouest, le long de la RD 75, le lotissement de la Gagnerie des Pluchets organisé autour du ruisseau de la Johardière est composé de logements individuels, y compris sur de vastes parcelles.
Les zones industrielles et commerciales