Anché est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Géographie Localisation Le bourg est situé dans le département de la Vienne, à côté de Couhé. C'est un village fleuri arrosé par quatre rivières : le Clain, la Bouleure, la Dive et le Pontreau.

Les lieux-dits de la commune sont : le Couyou Moisseau la Cluzaudière L'Ognon Villenon Sichard Moisais (en partie) le Courtioux le Plessis le Pontreau (en partie)

Communes limitrophes

Géologie et relief La région d'Anché présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose : de Terres Rouges pour 3 % sur les plateaux : ce sont des sols couleur acajou, siliceux, dérivés d’argiles ferrugineuses à silex provenant d’épandages superficiels du Massif Central ; d'argile à silex et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour respectivement 41 % et 3 % situés sur les plateaux du seuil du Poitou ; de groies pour 36 % sur les plaines calcaires : les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite ; de 18 % de calcaire qui se trouve dans les vallées alluvialesChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007.

La commune se situe en partie sur le horst de Champagné-Saint-HilairePierre Rossignol, Bernard Balusseau, Louis Vibrac, Le Horst, une histoire naturelle et humaine. Geste éditions, La Crèche, 2014, 165, ..

Hydrographie La commune est traversée par de cours d'eau, avec comme rivières principales le Clain sur une longueur de et la Bouleure sur une longueur de .

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de La Ferrière-Airoux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Anché est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Poitiers, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,6 %), forêts (31 %), zones agricoles hétérogènes (6,3 %), prairies (6,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune d'Anché est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Clain, la Dive du Sud et la Bouleure. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1995, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Anché. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 98,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune d'Anché est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Toponymie Le nom de la localité est attesté dans ce passage écrit « Anciacus [villa in vicaria Vitvedonense] » dès 969 (dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Cyprien), puis sous la forme Anschec en 1085Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Page 491, ..

Il s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum, suffixe de localisation et de propriété d'origine gauloise, précédé de l’anthroponyme latin Ansius, Antius.

Histoire

Antiquité L'existence de vestiges d'un fanum et de deux sarcophages de chrétiens ayant vécu au ou indiquent qu'Anché était déjà habitée à l'époque du Bas-Empire romain. Cependant, les premières références à Anché dans les documents datent du .

Moyen Âge et Époque moderne Durant la seconde moitié du , la première église d'Anché est construite, et le premier château doit avoir été construit à la même époque, mais aucun seigneur de ces terres ne peut être établi avec certitude jusqu'à la fin du . Cependant, quelques personnes originaires d'Anché sont mentionnées à cette époque : en 1112, les neveux d'un certain d'Anché firent une donation à l'abbaye de Nouaillé, et en 1216, un certain Pierre d'Anché fut témoin d'une renonciation à la même abbaye.

Puis, en 1242, un certain Hugues d'Anché combattu dans la guerre de Saintonge au service d'Hugues X de Lusignan, comte de La Marche, depuis que le roi s'était emparé de ses terres. Deux ans plus tard, la vente de ses terres et de ses biens est enregistrée aux comptes d'Alphonse de Poitiers. Enfin, on trouve en 1319 la mention d'un autre Hugues d'Anché avec Jeanne du Bois, son épouse, car ils firent donation à l'abbaye de Valence de la moitié de l'hébergement de La Douce (dans la châtellenie de Château-Larcher, Vienne), qu'ils avaient conjointement avec les héritiers de feu Pierre et Jean d'Anché, ses frères.

A la fin du , le nom d'Anché recommence à apparaître de manière continue dans les archives lorsque trois frères élèvent la famille d'Anché jusqu'à la petite noblesse du Poitou. À cette époque, il semble que les seigneurs d'Anché soient les frères Raoul et Jean de Vivonne (les fils de Renaud, seigneur de Marigny).

Bertrand d'Anché (♰ avant le ), seigneur de Bessé et de La Bretinière (à Sommières-du-Clain, à partir de 1491). Fondateur de la branche des seigneurs de Bessé, disparue en 1752. Ils furent également seigneurs du Plessis (à Anché), de Boiscoursier et de La Vergne (à Marnay), de Valenfray (a Sommières-du-Clain), du Treuil (à Dolus-d'Oléron, à partir de 1658), de La Borie, de La Baronnière et du Chambon. Il épousa Jeanne de Bremetot (fille de Jean, écuyer, et de Guillemette Boissiec), et ils eurent au moins trois enfants : Gabriel (♰ av. 1558, épousé avec Madeleine du Breuil-Hélion en 1514), Pierre (épousé avec Françoise Rivault de Boiscoursier) et Catherine. Guillaume d'Anché (♰ avant le ), écuyer, seigneur de Fayolle à Montjean, homme d'armes en 1474 et 1491. Fondateur de la seule branche de la famille qui subsiste à ce jour : la branche des seigneurs du Puy-d'Anché (anciennement Puyboyer, à Sauzé-Vaussais). Ils furent aussi seigneurs du Fief-Richard (à Lorigné), du Bourgneuf et de La Grière (à Prailles), de Puyviault (à Saint-Sulpice-en-Pareds ?), de Vivonne, de La Salle, de La Bourgonnière, de La Chaize et des Renardières. Il épousa par contrat à Chaunay le avec Marie Égyptienne Turpin, dame de Puyboyer (fille de Louis, écuyer, seigneur de Jouhé à Pioussay, et de Marguerite d'Alloue). Ils eurent au moins trois enfants : Charles (épousé avec Anne Lauvergnat en 1518), Catherine (épousée avec Hugues de Villedon en 1514) et François.