Asnières-sur-Blour est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Géographie

Communes limitrophes

Géologie et relief La région d'Asnières-sur-Blour présente un paysage de bocages et de vallées. Le terroir se composeChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007 : de vallées étroites et encaissées (pour 3 %) ; de sols limoneux sur altérite sur les plateaux du seuil du Poitou (pour 38 %) ; de sols sur granite rose (pour 22 %), de diorites (pour 21 %) et de leucogranite (pour 16 %) sur les collines et les plateaux des massifs anciens.

Hydrographie La commune est traversée par de cours d'eau dont la rivière principale est la Blourde sur une longueur de .

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique limousin, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune du Vigeant à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Asnières-sur-Blour est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (70,7 %), forêts (12,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,1 %), terres arables (6,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune d'Asnières-sur-Blour est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Blourde. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Asnières-sur-Blour. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 16,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2020 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune d'Asnières-sur-Blour est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Toponymie Le nom du village provient du latin asinus qui signifie âne, suivi du suffixe « -aria » qui signifie le domaine des ânes ou le lieu des ânes. Cette appellation serait en rapport avec la présence de moulins qui étaient mus par un nombre important d'ânesLe Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – ..

Histoire

Politique et administration Liste des maires

Instances judiciaires et administratives La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de , pour le département, pour la région Poitou-Charentes et pour la France.

Économie Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 21 exploitations agricoles en 2010 contre 22 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté paradoxalement de 29 % et sont passées de en 2000 à en 2010. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne Agreste – Enquête Structure 2007.

20 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et orges), 50 % pour le fourrage et 23 % reste en herbesFiches communales 2000 - 2010 de la Vienne.

L'activité agricole de la commune est surtout centrée sur l'élevage. En effet, six exploitations en 2010 (comme en 2000) abritent un élevage de bovins en expansion : en 2010 contre en 2000, soit une hausse de 84 % du cheptel. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent en 2011Agreste – Bulletin de mai 2013.

14 exploitations en 2010 (contre 16 en 2000) abritent un élevage d'ovins qui a connu une baisse importante: en 2010 contre en 2000. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007.

L'élevage de volailles a disparu en 2010 ( en 2000 répartis sur 12).

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Sulpice d'Asnières-sur-Blour. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel.. En 1965, un arbre de la liberté est planté aux confins des départements de la Charente et de la Haute-VienneRobert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, .. Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-CharentesPoitou-Charentes Nature, 2000, il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un chêne pédonculé. La directive habitats protèges les étangs d'AsniéresDREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2013. Par ailleurs, les étangs de Villedon, des Ecluseaux et du moulin d'Asnières constituent un site qui est classé comme zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes, 2011.

Ce site est constitué d’une zone humide dans la vallée du Blour qui est un petit affluent de la Blourde. Il s’agit d’une chaîne de trois étangs. Ils sont connectés entre eux par un ruisseau dont les eaux sont relativement pauvres en substances nutritives. Son débit étant variable, ses berges peu pentues ont favorisé le développement d’une végétation amphibie riche et bien structurée. Ces étangs sont actuellement gérés pour la pêche, notamment les deux plus grands. La transformation des étangs en réserve de pêches impliquent un nettoyage de la végétation aquatique, un alevinage et l’introduction d’espèces non endémiques ou encore la modification des niveaux d’eau. Cette activité pourrait être préjudiciable à terme à l’équilibre de ces fragiles écosystèmes aquatiques.

Les étangs sont d’une grande richesse botanique : sur les 69 espèces végétales recensées, 12 présentent en effet un intérêt patrimonial pour la région Poitou-Charentes, et trois bénéficient d’une protection officielle sur l’ensemble du territoire national du fait de leur rareté: Achillée sternutatoire, Campanule à corolle étalée, Châtaigne d’eau, Epilobe des marais, Gratiole officinale, Gypsophile des murailles, Leersie faux-riz, Marsilée à quatre feuilles, est une curieuse fougère aquatique aux feuilles flottantes divisées comme celles d’un trèfle à quatre feuilles. Cette plante est menacée de disparition dans toute l’Europe de l’Ouest. Petite Utriculaire : c’est une espèce carnivore dont les feuilles capturent de petits invertébrés aquatiques au moyen de pièges aspirants. Pulicaire commune, Rubanier nain, Souchet jaunâtre.

La faune, plus commune, abrite toutefois des oiseaux qui nichent dans les ceintures de végétation palustre riveraines des étangs comme le Bruant des roseaux ou le Grèbe castagneux. Ce dernier fait l’objet d’une protection nationale.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des communes de la Vienne Anciennes communes de la Vienne

Liens externes

Asnières-sur-Blour sur le site de l'Institut géographique national Asnières-sur-Blour sur le site de l'Insee

Notes et références Notes et cartes Notes

Cartes

Références

Catégorie:Commune dans la Vienne Catégorie:Commune en France fondée en 1790