Lavausseau est une ancienne commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants étaient appelés Lavausséens.

Le , elle devient un village de Boivre-la-Vallée, et le centre de la commune de Boivre-la-Vallée.

Géographie

Géologie et relief La région de Lavausseau présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées, de vallées et de bocage. Le terroir se composeChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007. : de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 65 % et d'argile à silex peu profonde pour 31 % sur les plateaux du seuil du Poitou, de calcaire pour 4 % dans les vallées et les terrasses alluviales;

Hydrographie La commune est traversée par de cours d'eau dont le principal est la Boivre sur une longueur de .

Climat Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Selon Météo-France, la commune a connu d'ensoleillement en 2013, contre une moyenne nationale des villes de de soleil. Lavausseau a bénéficié de l'équivalent de de soleil en 2013.

La commune a connu de pluie en 2013, contre une moyenne nationale des villes de de précipitations. Au cours de cette année, les précipitations maximales pour un jour ont été de et minimales de .

En 2013, la température la plus haute s'élève à 35,3 °C et la plus froide -5,4 °C .

En 2013, la vitesse maximale atteinte par le vent a été de .

Toponymie Le nom du bourg proviendrait de la forme latine Vaucellam, mentionnée à partir du et qui désigne une petite chapelle dans la valléeLe Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – ..

Histoire En 1848, avec la Révolution française et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté, un acacia qui survit jusqu’en 1933Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 216.. Le , pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté (un autre acacia)Robert Petit, , p. 222..

Un arrêté préfectoral portant création de la commune nouvelle de Boivre-la-Vallée est publié le et a pris acte le .. Cette commune est le résultat de la fusion entre Lavausseau et Benassay, La Chapelle-Montreuil et Montreuil-Bonnin.

Les Hospitaliers

La commanderie de Lavausseau, des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem était entourée d'une fortification ; les pierres ont été réutilisées, il ne reste plus rien des fortifications.

Elle est inscrite comme Monument Historique depuis 1928 pour sa cheminée et depuis 1969 pour sa façade et ses toitures.

30/07/2021, il est découvert une croix de Malte gravée sur une pierre du bâtiment situé à droite au bout de l'impasse de la Vieille Chapelle.

Plus d'informations sur la commanderie : http://www.templiers.net/hospitaliers-saint-jean/commanderies/index.php?page=Lavausseau

vignette|Croix de Malte gravée découverte à Lavausseau

Politique et administration Liste des maires

Instances judiciaires et administratives La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et société

Démographie

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de contre pour le département, pour la région Poitou-Charentes et pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de . À cela il faut soustraire les résidences secondaires soit , pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de .

Enseignement La commune abrite une crèche. Créée en 1990, la structure multi-accueil La Bibera est gérée par l'association « La Bibera- Petite Vallée », à gestion associative à identité parentale, c'est-à-dire que les parents en assurent la gestion. Cet établissement accueille des enfants de à .

La commune, située dans l'académie de Poitiers, a aussi une école.

Les collèges les plus proches : Collège Arthur-Rimbaud à Latillé à ; Collège privé Notre-Dame-de-la-Chaume à Vouillé à ; Collège Maurice-Fombeure à Ménigoute à ; Collège Jean-Monnet à Lusignan à ; Collège Jean-Rostand à Neuville-de-Poitou à ; Collège François-Rabelais à Poitiers à .

Les lycées les plus proches : Lycée agricole Xavier-Bernard - Venours à Rouillé à ; Lycée du Bois-d'Amour situé à Poitiers à ; Lycée professionnel - ensemble scolaire Isaac-de-l’Étoile situé à Poitiers à ; Lycée Louis-Armand situé à Poitiers à ; Lycée professionnel Auguste-Perret, métiers du bâtiment et des arts associés situé à Poitiers à ; Lycée professionnel Louis-Armand situé à Poitiers à .

Économie Agriculture Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes., il n'y a plus que agricoles en 2010 contre 34 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 17 % et sont passées de en 2000 à en 2010. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne Agreste – Enquête Structure 2007..

45 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orge et maïs), 33 % pour les oléagineux (92 % pour la culture du colza et le reste pour le tournesol) , 16 % pour le fourrage et 1 % reste en herbes. En 2000, (0 en 2010) sont consacrés à la vigne.

en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage de bovins ( en 2010 contre en 2000). en 2010 (contre 11 en 2000) abritent un élevage d'ovins ( en 2010 contre en 2000). Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013. L'élevage de chèvres est important : en 2010 sur à comparer au sur en 2000. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne ( en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres

Artisanat La tannerie-pelleterie : « La Tannerie de la Boivre », est fermée depuis 2015. L'association "Cité des tanneurs" a pris le relais. La Cité permet de mettre en valeur les savoir-faire des tanneurs qui ont perpétué une activité présente dès le Moyen Âge. Dans le prolongement, une exposition retrace l’histoire des tanneries à Lavausseau, évoque les différents usages du cuir, conte des histoires de peaux, de cuir...

L'activité du travail du cuir est très ancienne à Lavausseau. Le développement des tanneries est probablement lié à l'implantation de l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dès le . Cependant, le document le plus ancien faisant référence à l'activité artisanale du tannage à Lavausseau, date de 1577, un procès-verbal concernant un tanneur lavaucéen nommé Mathurin Ruffin.

En 1811, il restait onze tanneries réparties en petites unités le long de la rivière la Boivre. À la fin du , elles sont fédérées en une seule entité sous la houlette d'un maître tanneur, Charles Guionnet, qui fonde un établissement sur le site du moulin à Barreau où se trouve l'actuelle cité des Tanneurs.

En 1929, Théodore Carbonnier rachète la tannerie, il adopte le processus de tannage minéral et se spécialise dans la production de semelles de chaussures. Cette production disparaît dans les années 1950 avec l'apparition de produits synthétiques.

Ses enfants, Émile et Yves, qui ont formé le dernier tanneur Ludovic Guignard, vont perpétuer la tradition familiale en orientant la production dans le traitement des peaux de décoration.

Activité Le taux de chômage en 2010 est de 6,9 %.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Vestiges de maisons à fenêtres à meneaux. Ancienne cité de tanneurs, écu spécifique visible sur certaines clefs d'arches. Ancienne commanderie des Hospitaliers. Église Saint-Rémi de Lavausseau. Gare de Lavausseau : ancienne gare, 1921-1934, des Voies ferrées économiques du Poitou....

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Liste des communes de la Vienne Liste des anciennes communes de la Vienne

Liens externes

Lavausseau sur le site de l'Institut géographique national

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