Surin est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département de la Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie Communes limitrophes

Géologie et relief La région de Surin présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se composeChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007, sur les plateaux du Seuil du Poitou, d'argile à silex peu profonde pour 64 % et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 36 %.

Hydrographie La commune est traversée par de cours d'eau.

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique limousin, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Civray à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .. Urbanisme Typologie Au , Surin est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,2 %), zones agricoles hétérogènes (21,1 %), prairies (13,1 %), forêts (10,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Surin est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Surin. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2010, par la sécheresse en 1989, 2003, 2009, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Toponymie Le nom du village proviendrait du latin surrigo qui signifie « lever », « naitre », « commencer », « jaillir ». Il évoquerait l'abondante source qui alimente le ruisseau du CibiouxLe Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – ..

Histoire Politique et administration Liste des maires

Instances judiciaires et administratives La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Découpage administratif

De 1790 à 2015, la commune était incluse dans le canton de Charroux.

À la suite du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton disparaît en 2015 et la commune est incluse dans le canton de Civray qui est agrandi.

Démographie

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de , pour le département, pour la région Poitou-Charentes et pour la France.

Économie Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-CharentesFiches communales 2000 - 2010 de la Vienne, il n'y a plus que 11 exploitations agricoles en 2010 contre 22 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont stagné et sont passées de en 2000 à en 2010 dont 229 sont irrigables. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne .

49 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi un peu de maïs), 25 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 20 % pour le fourrage et 1 % reste en herbe. En 2000, 3 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne.

5 exploitations en 2010 (contre 8 en 2000) abritent un élevage de bovins ( en 2010 contre en 2000). Les élevages de caprins, d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie.

La disparition des élevages de caprins est révélatrice de l’évolution qu’a connue, en région Poitou-Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies : division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraiteAgreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005.

La disparition des élevages d'ovins est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église Saint-Hilaire de Surin dont le portail est inscrit comme monument historique depuis le .. Vers 780, Roger comte de Limoges donne à l'abbaye de Charroux qu'il venait de fonder sur ordre de Charlemagne « le domaine de Suirim avec son église ». L'église est par la suite confirmée à l'abbaye par les papes Urbain II (vers 1096), Anastase IV (1154) et Innocent III (1211). Dans tous les actes Surin est toujours citée sous sa forme en langue parlée (Suirim, Suirin) car manifestement on ne sait comment latiniser ce nom. L'église de Surin a toujours relevé de l'abbaye de Charroux. Elle était alors dédiée à saint Pierre. Après la révolution la paroisse fut réunie à celle d'Asnois (Vienne). L'église fut érigée en succursale le . Elle est aujourd'hui dédiée à saint Hilaire. Située au sommet d'une crête, près d'un calvaire, l'église de Surin est une des plus anciennes du diocèse citée par les textes. Elle fut reconstruite au siècle. De l'extérieur, il semble bien que les bases des murs sont anciennes et qu'on a donc gardé l'emplacement de l'église du siècle. Au cours de sa reconstruction au siècle, on a aussi conservé les colonnes et les chapiteaux qui soutiennent les deux archivoltes en plein cintre de la porte occidentale : les tailloirs sont en damier, les chapiteaux ornés d'animaux symboliques, griffons, lions, les bases agrémentées de cordelettes et d'entrelacs. Au bout de la nef, près du chœur, on remarquera aussi, à gauche et à droite, des culots sculptés provenant de l'église romane. En 1867, il n'y a plus de vitre à l'unique croisée. Il pleut jusque sur l'autel. De temps en temps, à l'intérieur, il tombe quelques pierres. Depuis plusieurs années les contreforts ne touchent plus aux murailles. L'église croule de toutes parts... On avait envisagé une réédification dès 1852. En 1872, une partie de la toiture s'écroule. Le service divin ne peut plus y être assuré ; il doit être transporté face au logis du Breuil-de-Surin, dans la grange de l'ancienne maison Pinard, aujourd'hui propriété de la Commune. Une réédification totale a lieu de 1883 à 1889. La construction du clocher, sur la première travée, est entreprise en 1895, sur les plans de Boutaud, architecte à Poitiers. Une des cloches (classée Monument historique) date de 1721, l'autre est plus ancienne. La réalisation de la voûte en voliges recouvertes de plâtre est achevée en 1901. C'est l'église que nous voyons aujourd'hui : tour-clocher à l'entrée, nef unique voûtée en plein cintre et éclairée de quatre baies, chœur rectangulaire plus étroit, avec trois baies au mur oriental. Deux marches distinguent aussi le chœur de la nef.