Marly-le-Roi est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France. Située à une vingtaine de kilomètres à l'ouest du centre de Paris, cette commune de l'unité urbaine de Paris au cœur du Pays des Impressionnistes abrite notamment le domaine national de Marly-le-Roi et une partie de la forêt domaniale de Marly.
Ses habitants sont appelés les Marlychois.
Géographie
Description vignette|Vue aérienne historique de Marly.
La commune de Marly-le-Roi se situe sur la rive gauche de la Seine au sud d'un méandre, à à l'ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris, point zéro des routes de France.
Elle est localisée à au nord de Versailles, préfecture des Yvelines, à au sud de Saint-Germain-en-Laye la sous-préfecture et à à l'ouest de la porte d'Auteuil.
Elle est bâtie sur une sorte de promontoire en contrebas et au nord du plateau du Cœur-Volant au bord duquel se trouvait le château de Marly aujourd'hui disparu. Ledit promontoire domine d'environ la vallée de la Seine plus au nord. L'urbanisation est concentrée dans la moitié nord du territoire communal, la moitié sud étant majoritairement couverte par la forêt domaniale de Marly.
Communes limitrophes
Quartiers vignette|Vieux-Marly. La commune compte cinq quartiers : Le Vieux Marly-Ombrages-Monbâti, avec des hôtels particuliers du et l’église Saint-Vigor, édifiée au ; Le Plateau-Vergers-Vauillons-Bois Martin, avec ses maisons individuelles, et le parc Jean-Witold ; Les Grandes Terres, domaine piétonnier résidentiel et privé, dans un parc de ; Montval, ancien hameau de Le Pecq avant 1822., avec son gymnase, son groupe scolaire et sa bibliothèque ; Les Coteaux, comprenant l'ancien hameau de Montval.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trappes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Marly-le-Roi est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Transports et déplacements Voies de communication Située à l'ouest de l'agglomération parisienne, Marly-le-Roi bénéficie d'une bonne accessibilité routière et d'un maillage de voies reliant les communes voisines. La commune se trouve à environ au nord de la sortie de l'autoroute A13, accessible notamment via la route nationale 186, axe reliant Versailles à Saint-Germain-en-Laye et longeant le territoire communal à l'est selon un axe sud-nord.
Marly-le-Roi est également traversée par la route départementale 7, qui relie Le Pecq au nord à Bailly puis Saint-Cyr-l'École au sud.
La RD 161 assure quant à elle une liaison est-ouest entre Saint-Germain-en-Laye, Marly-le-Roi, L'Étang-la-Ville et Villepreux.
Enfin, le GR 1 (tour de Paris) traverse la partie sud du territoire communal entre Louveciennes et L'Étang-la-Ville.
Transport ferroviaire La commune est desservie par la gare de Marly-le-Roi, située sur la ligne L du Transilien. Cette ligne assure les liaisons entre Paris-Saint-Lazare, La Défense et Saint-Nom-la-Bretèche – Forêt de Marly, sur la ligne de Saint-Cloud à Saint-Nom-la-Bretèche - Forêt-de-Marly.
La gare permet un accès direct aux principaux pôles d'emplois de l'ouest parisien ainsi qu'au centre de Paris.
En 1878, la Société anonyme du Tramway à Vapeur de Rueil à Marly-le-Roi (TVRMR) met en service le la ligne entre Rueil-Malmaison et Port-Marly. Un train sur deux empruntait l'embranchement vers l'abreuvoir de Marly-le-Roi. En 1891, un accident mortel, impliquant une passante et le mécanicien, rapporté par le supplément illustré du Petit Journal du , eut lieu à la halte Saint-Fiacre (arrêt actuel de la ligne 1 du bus de Saint-Germain-en-Laye à Versailles).
La rame automotrice Z6523/24 de la livrée Z 6400 est le premier train parrainé en Île-de-France par une commune, en l'occurrence celle de Marly-le-Roi, le Rail passion hors-série, Spécial Île-de-France, novembre 2006, 92.
Réseau de bus Marly-le-Roi est desservie par plusieurs lignes de bus assurant les déplacements urbains et intercommunaux : les lignes 10 (future 6304), 9 (future 6309), 11 (future 6311), 12 (future 6312), 15S (future 6315), 21 (future 6321), 18S (future 6350) et Express 1 (future 7826) du réseau de bus Saint-Germain Boucles de Seine ; la ligne 5270 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines. Ces lignes assurent notamment les correspondances avec les communes et gares voisines, les centres-villes de Saint-Germain-en-Laye et Versailles, ainsi que les pôles scolaires et administratifs du secteur.
Toponymie Le toponyme est attesté sous les formes Mairilaco en 697, Marleium en 1087, Marletum, de Marleio en 1173.., Marliacum en 1202.
Il serait issu d'un anthroponyme latin tel que Marullius ou Marillius. Le nom de Marly provient de marcilliacum, « domaine de Marcel », qui a donné marlacum, malliaco villa ou peut-être de merula, merle.
C’est depuis Philippe Auguste que les propriétés royales furent certifiées en accompagnant le nom du domaine ou du bourg par le déterminant «-le-Roi », où « le » est un article de rappel à valeur démonstrative signifiant « celui de ».
Micro-toponymie Le nom de Marly a été donné à une automobile construite en 1956 par la société Simca, le break Simca Marly. Le nom de Marly a été donné à un plat « La Timbale Marly », (un salpicon), mélange à base de légumes, de fruits, de poisson et de viande. Les ingrédients sont coupés finement.
Histoire Le lieu est connu dès 676, sous Thierry III.
On découvrit à Marly, en 1848, une allée couverte au lieu-dit le MississipiMellerio : « Fouilles opérées dans le voisinage de l'Allée couverte du Mississipi, à Marly-le-Roi ». Bulletin de la Société des Sciences de Seine-et-Oise, tome XI, page 25. Sur le plateau de Marly, de nombreux silex taillés. non loin de la « Tour aux Païens »Guegan : « Recherches géologiques et préhistoriques, aux environs de Saint-Germain-en-Laye ». Mém. de la Société des Sciences morales de Lettres et des Arts, de S.-et-O., 1874, t. X, et suivantes, Rech. préhist. dans le dép. de S.-et-O. de 1879 à 1883. Com. ant. et arts de S.-et-O. 1884, .. Ce monument funéraire fut presque intégralement détruit peu après sa mise au jour. Son propriétaire fit en effet débiter les pierres afin de les réemployer comme matériaux de construction. À l’occasion d’une campagne de fouilles complémentaire menée en 1927 par un groupe de jeunes archéologues de Marly-le-Roi, cette dalle fut retrouvée parmi les rares vestiges du monument, qui avaient entre-temps été réenfouis. Elle fut ensuite transférée en 1928 au Musée des Antiquités Nationales en raison de la présence d’un décor gravé, élément particulièrement rare dans les allées couvertes du Bassin parisien.
Marly est propriété des seigneurs de Montmorency jusqu'à son acquisition par Louis XIV en 1676 qui y fait construire par Jules Hardouin-Mansart « son » château de Marly, plus intime que Versailles et où il pourra s'adonner aux plaisirs personnels. Il acquiert ainsi par échange la seigneurie de Marly pour y construire son château.
Le château, situé sur le plateau du Cœur Volant, est alimenté en eau par la machine de Marly et l'aqueduc de Louveciennes et l'extrémité nord est agrémentée d'un bassin, en contrebas, au niveau du village, et d'un immense abreuvoir où les cavaliers peuvent entrer avec leurs montures ! Ce bassin sera agrémenté, sous Louis XV, par les deux célèbres chevaux de Marly sculptés en 1745 par Guillaume Coustou. En 1789, le château est pillé par les révolutionnaires et laissé à l'abandon.
Durant la Révolution, la commune porte provisoirement le nom de Marly-la-Machine (bien que celle-ci soit située sur la commune de Bougival) ; les chevaux sont « subtilisés » pour être installés à Paris sur la place de la Concorde puis placés à l'entrée de l'avenue des Champs-Élysées en 1795. Aujourd'hui, ils se trouvent à l'abri des intempéries au Musée du Louvre dans la cour Marly de l'aile Richelieu.
En 1799, un industriel, Alexandre Sagniel, achète le château à l'abandon et installe des ateliers de filature dans les communs. Failli, cet industriel ne trouvant pas à céder le château en l'état de délabrement avancé, le démantèle et en vend les pierres comme pierres à bâtirAvenue des Combattants on peut voir des moellons de marbre rose dans un mur de clôture.. En 1806, le domaine passe entre les mains de l'administration des Eaux et Forêts.
La période impressionniste voit le village, à l'instar de ceux de Bougival, Louveciennes ou Croissy, attirer les peintres comme Sisley ou Pissarro ainsi que poètes, écrivains et sculpteurs. Maillol s'y installera également au début du .