Montélimar est une commune du Sud-Est de la France dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes, entre Valence et Avignon.

Historiquement, la ville se rattache au Dauphiné. Avec recensés en , Montélimar est la deuxième ville la plus peuplée de la Drôme après Valence.

Ses habitants sont dénommés les Montiliens et Montiliennes..

Géographie

Localisation La commune de Montélimar est située à environ au sud de Valence (préfecture).

Communes limitrophes

Relief et géologie La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 56 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, .. Le point le plus haut de la commune est situé à l'est-sud-est du centre-ville, en bordure de commune, à proximité du plateau de Bondonneau.

La commune est située sur les promontoires de Géry et de Narbonne d'où l'on pouvait contrôler, à cet endroit, toute la plaine de la vallée du Rhône.

Sites particuliers : la Gardette (). ; Plateau de Bondonneau ; Plateau de Géry ; Plateau de Narbonne.

Géologie

Hydrographie vignette|Montélimar et le Rhône. Le bassin de Montélimar s'étend du défilé de Cruas-Meysse au nord jusqu'au défilé de Donzère au sud et sur la plaine de la Valdaine et ses contreforts.

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants : le fleuve Rhône et son canal de dérivation ; le Roubion, affluent du Rhône ; le Jabron, affluent du Roubion ; le Manson, affluent du Roubion ; le Meyrol..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Montélimar est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Montélimar, une agglomération inter-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (44,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (35,4 %), zones urbanisées (28,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,1 %), forêts (10,1 %), terres arables (6,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (4,6 %), cultures permanentes (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Morphologie urbaine La ville a un plan classique de ville gallo-romaine, avec un axe nord-sud (le Cardo), anciennement Grand'rue et aujourd'hui appelé rue Pierre-Julien (en l'honneur de Pierre Julien., résistant de la Seconde Guerre mondiale), croisé au centre de la ville par l'axe est-ouest (le Decumanus), l'actuelle rue Saint-Gaucher prolongée par la rue Montant-au-Château. À la croisée de ces deux axes principaux, on trouvait généralement, dans les villes romaines, le forum, haut lieu de la vie économique de la cité. Par la suite, autour de ces deux axes d'origine romaine, la ville s'est construite selon un plan circulaire typique du Moyen Âge. Le plan du centre-ville ressemble donc à une cible : un cercle barré d'une croix, et un point de croisement au milieu. Le pourtour circulaire extérieur de la ville, calqué sur le tracé des anciens remparts est constitué des boulevards Aristide-Briand, Marre-Desmarais(ce dernier est communément appelé Allées provençales), Meynot et du Fust.

Quartiers, hameaux et lieux-dits Site Géoportail (carte IGN) :

Anciens quartiers, hameaux et lieux-dits : Andrau est un quartier attesté en 1891. Il avait été dénommé Andro (plan cadastral)..

Logement En 1999, le nombre total de logements dans la commune était de 13 798. En 2022, il est de 21 925.

Parmi ces logements, 88,1 % sont des résidences principales, 2,7 % des résidences secondaires et 9,3 % des logements vacants. 45 % d'entre eux sont des maisons individuelles et 54,3 % des appartements.

La proportion des résidences principales est de 48,5 %, en hausse par rapport à 1999 (45,4 %). La part de logements HLM loués vides est de 14,9 contre 16,7, leur nombre ayant légèrement augmenté 2 883 contre .

Projets d'aménagement À partir de 2001, sous l'impulsion du maire Franck Reynier, de vastes projets d'aménagement de zones commerciales ont été lancés. La ville s'est notamment dotée de deux zones artisanales, au nord et au sud.

Voies de communications et transports La commune est située dans la vallée du Rhône, ce qui lui permet un accès facile à de nombreuses infrastructures.

Réseau routier Les routes nationales 7 et 102 traversent la commune. Les routes départementales 6, 56, 73, 237, 540 et 540A convergent toutes vers le centre-ville.

Montélimar est située à l'intersection de la route nationale 7 (Lyon-Valence / Avignon-Aix) et de la route nationale 102 (Aubenas, Le Puy-en-Velay, Clermont-Ferrand), une des principales voies de traversée du Massif Central. La première a fortement marqué la ville, que ce soit par les fameux « bouchons » dans les années 1960 ou par l'emballage des traditionnels nougats dans une boîte en forme de borne kilométrique « N7 ». L'ouverture d'une déviation poids lourds (plus tard intégrée dans la RN 7) et de l'autoroute A7 vers 1968 a permis de réduire sensiblement les encombrements.

Bien que ne traversant pas la commune, l'autoroute la plus proche est l'autoroute A7, à l'est. Les deux péages les plus proches sont ceux appelés Montélimar-Nord (sortie 17, aux Tourrettes) et Montélimar-Sud (, à Malataverne).

Réseau ferroviaire Montélimar dispose d'une gare SNCF, baptisée gare de Montélimar. Jusqu'à l'arrivée des TGV dans la vallée du Rhône, certains trains rapides s'y arrêtaient. Depuis la mise en place de la desserte par TGV, ce sont quatre allers-retours quotidiens vers Paris qui sont assurés. La mise en service de la ligne TGV Méditerranée en a vu naître une desserte spécifique à la vallée du Rhône, desservant Valence-Ville, Montélimar, Orange, Avignon-Centre, Arles et Miramas. Les TGV pour Marseille et Montpellier circulent maintenant sur une voie dédiée à quelques kilomètres à l'est de la ville.

La gare de Montélimar est desservie par de nombreux trains TER et propose des dessertes régulières vers Avignon au sud, Valence puis Lyon au nord. Six à huit fois par jour, la ville est également reliée par train à l'aéroport Marseille-Provence et à Marseille grâce à la relation interrégionale (Lyon)-Valence-Avignon-Marseille.. La gare de Valence-Ville assure les trajets vers les deux gares de Grenoble (Grenoble et Grenoble-Universités-Gières, cette dernière donnant un accès direct aux universités pour les étudiants de la région de Montélimar) puis celles d'Annecy et Genève..

Transports fluviaux La ville est située à proximité du Rhône. La dérivation de Montélimar, construite à la fin des années 1950 entre Rochemaure et Châteauneuf-du-Rhône, a contribué à la navigabilité du Rhône. Un quai a été établi le long du canal mais l'utilisation de la voie d'eau au départ ou à l'arrivée de Montélimar reste faible.

Transports aériens L'aérodrome de Montélimar-Ancône est situé au nord-ouest de la commune. Il est connu pour son musée européen de l'aviation de chasse. et sa grande activité ULM avec notamment le premier centre ULM de France et le deuxième constructeur mondial d'ULM pendulaire : DTA.

La commune dispose aussi d'un héliport (nord-est).

Transports en commun Depuis 1988, un réseau de transports urbains s'est développé progressivement. En 2021, le réseau, nommé Montélibus, est composé de 37 lignes urbaines desservant les principales zones et quartiers de la ville..

La commune est également desservie par les autocars départementaux (SRADDA)..

Risques naturels et technologiques Inondation Les risques naturels les plus importants auxquels est soumise la commune sont essentiellement liés aux inondations du Rhône (la dernière crue de très grande amplitude date de 1856), du Roubion et du Jabron.

Sismicité

Le , la commune a ressenti un séisme de magnitude 5,4 dont l'épicentre était localisé en Ardèche. Ce séisme s'est produit sur une faille sismique non répertoriée et a été ressenti de Lyon à Montpellier ; c'est le tremblement de terre le plus puissant survenu dans la région depuis cinquante ans et en France depuis celui de Saint-Dié dans les Vosges en 2003. Quatre personnes sont blessées mais il n'y a pas eu de dégâts majeurs.

Risques technologiques La ville de Montélimar se situe entre deux centrales nucléaires, celle de Cruas distante de au nord, et celle du Tricastin à au sud. Elle est donc fortement concernée par un risque majeur d'accident nucléaire sur l'un de ces deux sites..

Toponymie Au début du , la famille Adhémar de Monteil s'implante dans la région, et construit un château afin de diriger ses possessions. Une ville s'installe autour du palais, et la localité prend le nom de Monteil-Adhémar. À l'usage, le nom finira par se contracter et devenir Montélimar.