Noël de Tissot, né le à Versailles et mort le à Radomyśl Wielki, est un collaborationniste français, dirigeant important de la Milice française, organisation paramilitaire du régime de Vichy visant à aider l'occupant nazi à pourchasser les résistants, les Juifs et les réfractaires au STO.
Biographie
Marie Joseph Noël de Tissot est le fils de Marie Charles Roger de Tissot et de Julie Armande Frédérique Adrienne du Marché. Il se marie, le , à Nice, avec Mireille Marie Marguerite Pauline Viala-Ricardou (1917-1996). Professeur de mathématiques et journaliste de métier, il est membre du Parti populaire français (PPF, d'extrême droite). Il devient le secrétaire général de la Légion française des combattants (pétainiste) dans les Alpes-Maritimes en 1940. C'est là qu'il rencontre Joseph Darnand, dont il devient le bras droit « intellectuel »Pierre Cance en étant le bras droit « musclé »..
Noël de Tissot est, avec Jean Bassompierre et le docteur Paul Durandy, à l'origine de la doctrine du Service d'ordre légionnaire (SOL) et de la Milice française, structures fascistes et collaborationnistes. Il protesta publiquement contre le fait qu'André Gide fasse une conférence à Nice. Il est nommé secrétaire général de la Milice française, à partir du . On doit d'ailleurs à Tissot le célèbre emblème milicien : un gamma stylisé. Il est l'un des cinq cosignataires du Plan de redressement français de Rapport sur la situation politique en France, envoyé en plusieurs exemplaires à Hitler, Himmler et Rosenberg. Ce document, révélé plusieurs années après la guerre, est l'œuvre de Darnand, Déat, Guilbaud et Luchaire..
Le , il fait partie des cadres miliciens qui s'engagent dans la Waffen-SS, il est alors marié et a un enfant. Tissot fait partie de la promotion de Français à Bad Tölz, du au , dont il sort ObersturmführerSelon le dossier personnel de Tissot, ce dernier ne reçoit pas son grade d'officier comme les autres Français sortant de Bad Tölz, c'est-à-dire le 10 mars 1944. Peut-être une erreur des archives allemandes..
Il est nommé chefCe qui est assez exceptionnel, Noël de Tissot n'étant que maréchal des logis dans l'armée française. de la de la 8.Franz.-SS-Freiwilligen-Sturmbrigade. En Galicie, il est isolé de ses camarades à l'aube du , lors d'une attaque venant d'un convoi soviétique, que Noël et ses hommes avaient abordé, croyant avoir affaire à un convoi civil. Noël de Tissot a été fait prisonnier dans les Carpathes et exécuté par les Russes.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Études historiques Jean-Pierre Azéma, « La Milice », in Vingtième Siècle, 2000. Pierre Giolitto, Histoire de la Milice, Perrin 1995. Récits Robert Forbes, Pour l'Europe, les volontaires français de la Waffen-SS, Éditions de l'Aencre, 2005. Henri Mounine, Cernay 40-45, Éditions du Polygone, 1999. Serge Mit, Carcasse à vendre, Éditions Walper Dominique 1950
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