Un dispositif de séparation du trafic (dont le sigle est DST, en anglais ) est établi afin de réduire les risques d'abordage dans une région où le trafic maritime est dense dans les deux sens, et dans les zones où se croisent des flux importants de navires (détroits, caps). En effet, les navires tentant d'effectuer leur périple le plus rapidement possible essayent de réduire la distance à parcourir et coupent donc au plus court. De nombreux abordages ont eu lieu dans des zones de changement de route à forte densité de trafic. Il suffit d'une période de mauvaise visibilité pour multiplier les possibilités d'accident. Le paquebot Andrea Doria a subi un tel accident, éperonné dans de telles circonstances par un autre paquebot, le Stockholm, en 1956.

Historique Le premier DST est mis en place dans le pas de Calais en 1967Dover Strait crossings: channel navigation information service (CNIS). Une autre zone à risque est celle de la péninsule du Cotentin qui s'avance dans le couloir maritime en perturbant et accélérant localement fortement le courant, aggravant le risque d'accident en réduisant la largeur de la Manche (à moins de , ce qui a justifié le dispositif de séparation du trafic des Casquets (contrôlé par le CROSS Jobourg).

Description Un dispositif de séparation de trafic comprend généralement deux voies de circulation séparées par une zone de séparation de trafic ; il peut contenir également des zones de changement de route (rond-point) orientant les navires vers d'autres voies secondaires. Le DST peut être matérialisé par le balisage (bouées ou phares), mais tenant compte des possibilités de positionnement par satellites. Les DST qui visent à éloigner le trafic des côtes sont « virtuels », et définis par les seules positions des sommets des zones de réglementation, et par les règles de navigation dans ces zones. Dans la langue courante on utilise souvent l'expression « rail » soit pour le dispositif lui-même soit pour chacune de ses voiesVocabulaire de l'équipement et des transports (liste de termes, expressions et définitions adoptés) NOR: CTNX0910481K, JORF du 6 juin 2009 page 9296, texte ..

La navigation y est fréquemment surveillée par un service radar depuis la terre (CROSS Gris-Nez pour le pas de Calais).

Réglementation L'article 41 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer indique que .

Une fois le dispositif (DST) accepté internationalement dans le cadre de l'OMI (Organisation maritime internationale), les cartes de navigation et les instructions nautiques sont mises à jour, publiées et une date et une heure sont fixées pour l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation du trafic.

La navigation à l'intérieur et à proximité d'un DST doit se conformer à une règle précise du règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM) dont la règle 10 stipule (extrait) :

Exemples le rail d'Ouessant (surveillé par le CROSS Corsen, à l'aide d'équipements déportés sur le continent depuis Ouessant au sommet de la tour du Stiff) le rail du pas de Calais (surveillé conjointement par les Britanniques à partir du MRCC () de Douvres pour la voie descendante, et par les Français à partir du CROSS Gris-Nez pour la voie montante le rail des Casquets (situé au nord-ouest de Cherbourg-en-Cotentin et surveillé par le CROSS Jobourg) le cap Finisterre au large de la pointe nord-ouest de l'Espagne le détroit de Gibraltar le détroit de Malacca les dispositifs de séparation du trafic en mer du Nord

Notes et références

Voir aussi Couloir maritime

Liens externes Exemple de symbolisation des éléments constitutifs des DST sur les cartes marines Ouvrage 1D Shom, page 46. de l'Organisation maritime internationale. Convention des Nations unies sur le droit de la mer - Partie III (Article 41) entre autres. Organisation du trafic dans la Manche sur unicaen.fr, site de l'université de Caen.

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