La force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) a été créée en 2001 aux côtés des trois grandes forces organiques de la Marine nationale : Force d'action navale pour les bâtiments de surface, Forces sous-marines pour les sous-marins, Aéronautique navale pour les aéronefs. Elle regroupe les sept commandos marine qui forment la composante « marine » des forces spéciales des armées françaises ainsi que trois bataillons et six compagnies de fusiliers marins. Cette force maritime indépendante est commandée par un amiral (ALFUSCO)Amiral des fusiliers commandos à Lorient : « Nous sommes des corsaires des temps modernes ! », letelegramme.fr, 22 septembre 2021, Entretien avec Pierre de Briançon, par Anne-Cécile Juillet et son état major est basé à Lanester, près de Lorient. La FORFUSCO compte en 2024 environ contre environ , dont l'état-major de , dans les années 2010. vignette|La FORFUSCO fait partie du nombre restreint d'unités de l'armée française à porter leurs bérets « à l'anglaise », c'est-à-dire à gauche. Cette force participe : aux opérations aéromaritimes ; aux opérations spéciales ; au dispositif de défense sécurité des installations stratégiques de la Marine nationale ; au renforcement éventuel de la protection des intérêts nationauxInstruction du 16 juin 2005 relative à l'organisation de la FORFUSCO.

Fusiliers marins alt=Insigne de béret des fusiliers marins|vignette|Insigne de béret des fusiliers marins.

Les bataillons et compagnies de fusiliers marins sont des formations entraînées et spécialisées de la marine nationale permettant de fournir une capacité d'intervention militaire armée au sein des sites stratégiques de la Marine Nationale (port militaire, base d'aéronautique navale, station de transmissions, dépôt de munitions).

Le Bataillon de fusiliers marins (BFM) « Détroyat » contribue à l'intervention armée au sein du port militaire de Toulon, de la base d'aéronautique navale d'Hyères Le Palyvestre et de la station de transmissions du fort de Six Fours.

Le Bataillon de fusiliers marins « Amyot d'Inville » est implanté au sein du port militaire de Brest, et contribue à la protection de la base d'aéronautique navale de Landivisiau et de la station de transmissions de Kerlouan.

Enfin, le Bataillon de fusiliers marins « de Morsier » est implanté au sein de la base sous-marine de l'île Longue et de la base pyrotechnique de Guenvénez.

Les compagnies de fusiliers marins sont au nombre de six. Elles contribuent à la protection des sites suivants : Port militaire de Cherbourg - Compagnie de fusiliers marins « Le Goffic » ; Base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué - Compagnie de fusiliers marins « Brière » ; Base d'aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic (unité recréée le après la fermeture de la base d'aéronautique navale de Nîmes-Garons) - Compagnie de fusiliers marins « Bernier » ; Centre de transmissions de la Marine nationale de Rosnay (Indre) - Compagnie de fusiliers marins « Le Sant » ; Centre de transmissions de Sainte-Assise (Seine-et-Marne) - Compagnie de fusiliers marins « Morel » ; Centre de transmissions de France Sud à Villepinte et Saissac (Aude) - Compagnie de fusiliers marins « Colmay ». Depuis , les unités de fusiliers marins portent le nom d’anciens combattants, tous Compagnons de la Libération, ayant servi au sein du de fusiliers marins / Régiment de fusiliers marins pendant la Seconde Guerre mondiale..

Ces neuf formations et unités envoient des détachements qui se relaient, tous les quatre à six mois, en mission de courte durée en Martinique, Nouvelle-Calédonie, Papeete et la Réunion.

Elles contribuent également au renforcement des équipages des bâtiments de la marine nationale lors des opérations militaires conduites dans le cadre de l'action de l'État en mer (narcops) ou des opérations maritimes sous mandat international (embargo), et contribuent à former ou à renforcer les équipes de visite des différents bâtiments.

Groupes spécialisés en intervention maritime (GSIM) Les groupes spécialisés en intervention maritime (GSIM) sont intégrés au sein des unités de fusiliers marins sur chaque façade maritime, à Cherbourg, Brest et Toulon. Ces groupes sont spécialement formés, entraînés et équipés pour apporter une capacité d’action immédiate rapide en cas de crise en mer de toute nature, avant l’arrivée des forces d’intervention constituées par les commandos marine et le GIGN.

Les GSIM peuvent contribuer également à des opérations de combat amphibie, en appui de groupements tactique embarqué (GTE) armés par les troupes de marine de l'armée de Terre, en contribuant notamment à des missions d'ouverture d'itinéraires, de saisie de point et de contrôle de zone, ou encore à des évacuations de ressortissants (RESEVAC).

Commandos marine alt=Insigne de béret des commandos marine|vignette|Insigne de béret de commando marine.

Les Commandos marine sont entraînés à mener des actions ciblées en des lieux où il n'est pas envisageable de déployer une force dans son ensemble. Ils sont prioritairement employés par le Commandement des opérations spéciales (COS) depuis 1992. Ils sont au nombre de sept : Commando Hubert, Commando Jaubert, Commando Kieffer, Commando de Montfort, Commando de Penfentenyo, Commando Ponchardier, Commando Trepel.

Début 2014, l'effectif théorique des six commandos (sans le commando Ponchardier) est de , l'effectif réel étant de 674.

La FORFUSCO contenait autrefois la composante anti-terroriste de la Marine nationale sur la façade maritime atlantique l'Escouade de Contre-Terrorisme et de Libération d'Otages (ECTLO) et qui sont intégrées depuis 2001 au sein des commandos Jaubert et Trépel. alt=|vignette|Insigne de béret appui opérationnel commando (pour les membres des commandos marines n'ayant pas passé le STAC (stage commando) mais malgré tout employé en leurs seins en raison de leurs compétences, en particulier dans les commandos d'appui comme Kieffer et Ponchardier).

Bateaux forces spéciales Ces unités légères de la FORSUSCO sont déployées depuis toutes les bases navales à terre ainsi que dans les flottilles de réserve côtières ou en tant qu'embarcations secondaires à bord des navires de la Force d'Action Navale. Les classes ETRACO, EDO et ECUME sont toutes basées sur des modèles Zodiac Hurricane de l'entreprise française Zodiac Milpro.

ClasseTypeOrigineImageNombreIndicatif visuelNomLivraisonPort d'attacheDéplacementNotesVFMEmbarcation rapide blindée150x150px2P7497Bir Hakeim2022Brest 17 tonnesP7490Laffaux2023ETRACOEmbarcation de transport rapide pour commandos150x150px8 — —1997 — tonnesBasé sur le ZH-733/ZH-753ETRACO NGEmbarcation de transport rapide pour commandos de nouvelle générationPrévu17 — — 2025 —Basé sur le ZH-800 OBECUME NGEmbarcation commando à usage multiple embarquable de nouvelle génération150x150px15 — —2015 à 2017 —Basé sur le ZH-930/ZH-955EDO NGEmbarcation de drome opérationnelle de nouvelle génération55 — —2011 à 2022 — tonnes Basé sur le ZH-630

Notes

Voir aussi

Articles connexes

Commando marine Fleet Protection Group, Royal Marines Fusilier marin Special Boat Service US Navy Seals Vedette protégée de défense maritime et portuaire

Liens externes Les fusiliers marins et commandos, Site de la Marine nationale Instruction n° 31/DEF/EMM/PL/ORA du 16 juin 2005 relative à l'organisation de la FORFUSCO http://www.opex360.com/2020/09/02/traditions-les-unites-de-fusiliers-marins-porteront-chacune-le-nom-dun-grand-ancien/

* Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 2001 Catégorie:Vie militaire à Lorient