Conon de Béthune est un trouvère et croisé, né vers 1150 et mort vers 1220.

Renommé pour ses chansons d'amour et de croisade, il participe aux et , dans lesquelles il tient un rôle politique important.

Biographie thumb|upright=1.5|Conquête de Constantinople en 1204 Conon naît vers 1150, dixième fils de de Béthune, seigneur de Béthune et avoué de l'abbaye Saint-Vaast d'Arras, et d'Adélide de Saint-Pol. Il est le frère de Baudouin de Béthune, comte d'Aumale et fidèle des rois et Richard Cœur de Lion. Par sa grand-mère, Conon de Béthune est lié aux comtes de Hainaut. Il eut pour maître son parent, Huon d'Oisy, et pour amis des trouvères célèbres tels Blondel de Nesle ou Gace Brulé. D'après l'un de ses poèmes, sa première apparition devant la cour du roi des Francs se fait lors du mariage de et de Isabelle de Hainaut (1180), où il chante ses chansons devant Marie de Champagne. Là, ses chansons ne furent guère appréciées de la reine-mère, Alix de Champagne, et du roi, qui se moquèrent ouvertement de son langage artésien. Cependant, ce qui lui causa le plus de peine, c'est qu'ils lui reprochèrent ses mots d'Artois devant sa protectrice.

Après avoir participé à la troisième croisade, Conon et son frère Guillaume prennent part à la quatrième, en 1202. Conon accompagne de Flandre et de Hainaut et sert d'orateur. Il est envoyé au nom des pèlerins vers les ports d'Italie du Nord avec Geoffroi de Villehardouin afin d'affréter une flotte suffisante, qu'ils obtiennent finalement à Venise. Villehardouin loue son éloquence, sa sagesse et sa chevalerie, disant Joffrois de Villehardouin, La croisade de Constantinople, .. Après la conquête de Constantinople, en 1204, Conon occupe des positions importantes dans le gouvernement de Baudouin, puis dans ceux de Henri de Flandres et de . Il joue aussi un rôle clef dans la réconciliation de Baudouin et , ainsi que pendant la bataille d'Andrinople. Après la mort de l'impératrice de Constantinople, Yolande de Hainaut, en 1219, il est choisi par les barons comme régent de l'Empire, mais meurt peu après, en 1219 ou 1220.

Poésie Il apprend la poésie de Huon d'Oisy, châtelain de Cambrai. Seules quatorze pièces de poésie attribuées à Conon nous sont parvenues, dont quatre sont d'attribution douteuse. Ses chansons sont écrites pour être chantées : la notation musicale de dix d'entre elles nous est parvenue.

La plupart de ses chansons sont de courts poèmes d'amour, mais deux sont des chansons de croisades plus longues, caractérisées par un style vigoureux. Il introduit dans le cycle courtois, ou fin amor, l'image du croisé quittant celle qu'il aime. Il écrit aussi une satire attaquant ceux qui s'approprient les fonds rassemblés pour financer ces croisades.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Hasenohr, Geneviève and Michel Zink, éds. Dictionnaire des lettres françaises : Le Moyen Âge, collection La Pochothèque, Paris, Fayard, 1964.

Article connexe Littérature française du Moyen Âge

Liens externes

Chanson de Croisade

Catégorie:Écrivain français du XIIe siècle Catégorie:Poète français du XIIe siècle Catégorie:Maison de Béthune Catégorie:Trouvère du XIIe siècle Catégorie:Trouvère du XIIIe siècle Catégorie:Personnalité de la troisième croisade Catégorie:Personnalité de la quatrième croisade Catégorie:Naissance en 1150 Catégorie:Date de décès non renseignée (XIIIe siècle) Catégorie:Lieu de décès inconnu Catégorie:Protovestiaire Catégorie:Compositeur français du XIIe siècle Catégorie:Compositeur français du XIIIe siècle Catégorie:Écrivain picard Catégorie:Personnalité de l'empire latin de Constantinople