Cet article recense des caractères typographiques japonais qui ne sont pas inclus dans les kanji ni les kana.

Marques d'itération

Cette liste recense les marques d'itération japonaises, symboles permettant d'éviter la répétition d'un ou plusieurs caractères.

Symbole Code JIS X 0208 Unicode Nom(s) Utilisation 々 2139 U+3005 Noma (ノマ)KumaKurikaeshi (繰り返し)Dō no jiten (同の字点) Marque d'itération de kanji. Contrairement à dō (仝), noma n'est pas un kanji. Par exemple, 人人 (hitobito, « les gens ») peut être écrit 人々. 仝 2138 U+4EDD Dō no jiten (同の字点) Marque d'itération de kanji. Contrairement à noma (々), dō est lui-même un kanji (couramment considéré comme une ancienne forme de 同, « même », et signifie littéralement « le même que… »). Il est parfois utilisé dans le shōgi pour désigner la pièce promue +L (en français le « lancier d’or ») à la place de 成香 (narikyō, « lancier promu »). ヽ 2152 U+30FD Katakanagaeshi (かたかながえし)Kurikaeshi (くりかえし) Marque d'itération de katakana. S'utilise lorsque le signe qu'il remplace n'est pas voisé, est usuellement (mais pas obligatoirement) restreint aux noms propres et peu courant dans les textes récents. Par exemple, ナナ (Nana) peut être écrit ナヽ. ヾ 2153 U+30FE Katakanagaeshi (かたかながえし)Kurikaeshi (くりかえし) Marque d'itération de katakana avec dakuten. S'utilise lorsque le signe qu'il remplace est voisé, est usuellement (mais pas obligatoirement) restreint aux noms propres et peu courant dans les textes récents. Par exemple, ヒビキ (Hibiki) peut être écrit ヒヾキ. ゝ 2154 U+309D Hiraganagaeshi (ひらがながえし)Kurikaeshi (くりかえし) Marque d'itération d'hiragana. S'utilise lorsque le signe qu'il remplace n'est pas voisé, est usuellement (mais pas obligatoirement) restreint aux noms propres et peu courant dans les textes récents. Par exemple, はは (haha, depuis le kanji seul « mère » ; selon le kanji itéré, « les dents », « les feuilles », « les lames »...) peut être écrit はゝ. ゞ 2136 U+309E Hiraganagaeshi (ひらがながえし)Kurikaeshi (くりかえし) Marque d'itération d'hiragana avec dakuten. S'utilise lorsque le signe qu'il remplace est voisé, est usuellement (mais pas obligatoirement) restreint aux noms propres et peu courant dans les textes récents. Par exemple, はば (haba, « largeur ») peut être écrit はゞ. 〃 2137 U+3003 Nonoten (ノノ点) Marque d'itération « idem » ou « ». Appelé nonoten à cause de sa ressemblance avec un double katakana ノ (no). Sert à répéter le signe (ou le terme dans le cas d'un mot en romaji) de la ligne précédente dans une liste ou un tableau. Par exemple : 人物 属性 色 部隊 標語 血液型 銀月餓狼 月・銀 銀 BR.SR.K 「Semper paratus」 A型 暁太陽 日・金 赤 AMAT.RASU 「Vae victis」 O型 黒川妙火 影・火 黒 CHR.NOBOG 「Para bellum」 AB型 〃〃水助 〃・水 〃 〃 〃      〃 〃〃 Dans cet exemple, les deux derniers personnages de la liste (Kurogawa Taeka et Kurogawa Yusuke) partagent le même nom de famille (黒川, Kurogawa), un même attribut (影, ombre), la même couleur (黒, noir), font partie de la même unité (CHR.NOBOG) et possèdent les mêmes devise (« Para bellum ») ainsi que groupe sanguin (AB型, groupe AB). 〱 Aucun U+3031 Kunojiten (くの字点) Marque d'itération utilisée en tategaki, le sens d'écriture vertical, descendant et sinistroverse traditionnel du japonais. Signifie la répétition d'au moins deux kanas précédents. 〲 U+3032 Kunojiten (くの字点) Marque d'itération utilisée en tategaki (kunojiten avec dakuten). Signifie la répétition d'au moins deux kanas précédents. 〳 U+3033 Kunojiten (くの字点) Marque d'itération utilisée en tategaki (version en deux caractères). Signifie la répétition d'au moins deux kanas précédents. 〵 U+3035 〴 U+3034 Kunojiten (くの字点) Marque d'itération utilisée en tategaki (kunojiten avec dakuten ; version en deux caractères). Signifie la répétition d'au moins deux kanas précédents. 〵 U+3035

Parenthèses et guillemets Parenthèses et .

Symbole Code JIS X 0208 Unicode Nom(s) Utilisation 「」 21562157 U+300CU+300D Guillemets japonais usuels comparables aux guillemets (« »), avec les mêmes fonctions qu'en français (accentuation, mise en relief... d'un mot, terme, segment ou encore d'une citation dans un texte). Peuvent être aussi utilisés en second niveau avec les « doubles crochets » (『 』) dans le cas, par exemple, d'un sous-titre ou titre secondaire, titre de chanson, d'épisode... Ils sont alors comparables aux guillemets simples (‹ ›). 『』 21582159 U+300EU+300F Version japonaise des guillemets (« »), utilisée couramment pour indiquer les titres d'ouvrages ou d’œuvres. () 2169216A U+FF08U+FF09 Parenthèses japonaises usuelles, avec les mêmes fonctions qu'en français. Les variantes occidentales sans chasse (( )) peuvent parfois leur être préférées, avec ou sans espace simple (par exemple, dans une intention de ne pas isoler visuellement le segment du reste du texte). 〔〕 216C216E U+3014U+3015 Utilisés pour insérer des opinions, commentaires ou notes personnelles dans une citation, à l'instar d'une proposition incise. Par exemple : Texte en japonais 悪に傾くは優しくないよ〔なんだよ?!〕だから、優しいでいてください。〔真面目か。〕⋯⋯⋯優しいでいるは良くなります〔もう〜、ったく⋯〕、ね。 Traduction « C'est pas gentil d'être méchant (N.D.L.R. : de quoi ?!), donc sois gentil s'il-te-plaît (N.D.L.R. : elle est sérieuse, là ?)… C'est mieux d'être gentil (N.D.L.R. : pff… j'te jure…), non ? » [] 216D216E U+FF3BU+FF3D Kakko {} 216F2170 U+FF5BU+FF5D 〈〉 21712172 U+3008U+3009 Kakko Le terme gyume est la transcription japonaise du nom français « guillemet », du fait de leur ressemblance avec les guillemets simples (‹ ›). 《》 21732174 U+300AU+300B Kakko 【】 2179217A U+3010U+3011 Kakko Utilisés pour les titres, par exemple dans les définitions de dictionnaires. Ils peuvent servir dans le même but lexical lorsqu'un morphème ou un terme en kanji est dépourvu de furigana (ou d'une transcription romanisée) pour lui adjoindre sa prononciation en écriture syllabique ou dans le sens inverse, pour rendre à un morphème ou un terme japonais en écriture syllabique sa signification en lui adjoignant son écriture idéogrammatique. Par exemple : Japonais Transcription Traduction 言【こと】 koto mot ; remarque ことば【言葉】 kotoba langage ; dialecte O型【オーがた】 Ō‑gata (groupe sanguin) type O ラディグデュく【ラディグデュ区】 Radigudyu‑ku « Quartier Ladighedult » 〖〗 Aucun U+3016U+3017 〘〙 U+3018U+3019 〚〛 U+301AU+301B

Signes phonétiques et diacritiques et diacritiques.

Symbole Code JIS X 0208 Unicode Nom(s) Utilisation っ 2443 U+3063 Forme en petite casse de l'hiragana つ et du katakana ツ (tsu), avec lesquels ils ne doivent pas être confondus. Double le son de la consonne qu'il précède. Pour des effets de style dans les domaines artistiques (par exemple, les dialogues de bande dessinée), qui s'affranchissent souvent des règles et conventions, il peut être placé sans distinction à l’extrémité d'un mot (pour marquer, entre autres, une interruption brutale ou une élision verbale) ou carrément se substituer parfois au kuten (。), voire au chōon (ー) dans certaines onomatopées, tournures argotiques ou familières, et autres interjections et ce, quels que soient les kanas employés. Par exemple : Japonais Transcription Note かた→かった kata→katta En API : /kata/ → /kat.ta/. ったく 'ttaku Forme élidée de mattaku, « vraiment » ou « franchement » ; interjection pour exprimer brièvement un « Roh, sérieux… » ou « J'te jure… » avec lassitude, irritation, ennui ou agacement. めっっっっちゃ mecccccha Forme amplifiée de meccha, « très », « extrêmement » ou « excessivement » ; adverbe argotique employé comme superlatif, par exemple un « troooop … » ou « carrément … » avec exagération à la place de « très … », dans le dialecte du Kansai. なんっ?! Nan’?! Forme élidée de nani, « quoi » ; peut se comprendre comme un « Que… ?! » ou « Qu‐ ?! » interrompu au lieu de « Quoi ?! », que ce soit subi ou pour marquer la surprise.ッAucunU+30C4 ー 213C U+30FC Indique un allongement de la voyelle qui le précède. En ce sens, il fait factuellement office de marque d'itération lorsque le signe qu'il remplace est une répétition du précédent, et peut donc lui-même se répéter autant que nécessaire ou souhaité pour illustrer l'accentuation temporelle de l'allongement. Le plus souvent utilisé avec les katakanas, il est néanmoins aussi utilisé avec les hiragana, comme dans le cas de certains effets de style dans les domaines artistiques, ou encore certaines onomatopées (giseigo, son ou bruit vocal, animal ou humain ; giongo, son ou bruit inanimé, ou naturel ; gitaigo, son ou bruit de condition, ou d'état ; giyōgo, son ou bruit dynamique, ou de mouvement ; gijōgo, son ou bruit de sentiment, ou émotionnel). Par exemple : Japonais Transcription Note シャルル゠ピエール・ボードレール Sharuru‑Piēru Bōdorēru Charles-Pierre Baudelaire いやーん! Iyān! Interjection « Non ! » , « Nan ! » ou « Pas moyen ! » féminine radicale indiquant l'impératif négatif pour signifier un désaccord, une injonction, une interdiction, un refus, un rejet… あーあー、アーアー、あーーー、アーーー Aaaa ; Ā Interjection « Aaah ! » ou « Oooh ! » de désespoir, de résignation, d'ennui, de déception, de dégoût… じーーー jiiii ; jī Onomatopée de regard fixe et intense. ◌゛ 212B U+309B Tenten Utilisé avec les kanas pour indiquer un voisement du son (comme depuis les mores en « ta » vers ceux en « da », ou encore « shi » en « ji »). Par exemple : Japonais Transcription Note ただいま tadaima Expression pour dire « je suis rentré ! » ou « je suis revenu ! ». どうぞ召し上がれ dōzo meshiagare Formule de politesse pour inviter quelqu'un à apprécier son repas ; culturellement équivalent à un « Bon appétit ! ». ジャパニメーション Japanimēshon Japanimation, wasei-eigo désignant exclusivement, parfois péjorativement, l'animation japonaise. 『クライシス コア -ファイナルファンタジーVII-』 Kuraishisu Koa -Fainaru Fantajī Sebun- CRISIS CORE -FINAL FANTASY VII- ◌゜ 212C U+309C Utilisé avec les kanas pour indiquer un semi‑voisement du son : ne s'appliquant nativement qu'aux mores en « ha » (donnant ceux en « pa »), il peut toutefois être utilisé avec d'autres kana pour retranscrire des sons étrangers (comme les katakana « セ゚ », « ツ゚ » et « ト゚ » pour l'aynu). Par exemple : Japonais Transcription Note ハハ(1)→パパ(2) haha(1)→papa(2) (1) Interjection « Ha ha ! » rieuse.(2) Transcription du mot français « papa » ; parfois utilisé en japonais à la place d'un équivalent natif dans le même sens affectueux et/ou informel. ヒッピー Hippī hippie フィリップ Firippu Philippe/Filip, Roi des Belges ペルセースの子の女神ヘカテー Perusēsu no ko no megami Hekatē la déesse Hécate, fille de Persès ホポカン Hopokan Hopocan セ゚プ、チェプ、cep(3)(チェプ)チエプ、ciep(4)(チエプ) « cep »(3)(rōmaji : chepu)« ciep »(4)(rōmaji : chiepu) (3) « Poisson », « saumon » en aynu.(4) Variante dialectale.

Signes de ponctuation .

Symbole Code JIS X 0208 Unicode Nom(s) Utilisation 。 2123 U+3002 Indique la fin d'une phrase. 、 2122 U+3001 Équivalent japonais de la virgule ou du point-virgule. ・ 2126 U+30FB Utilisé comme marque de démarcation pour séparer des éléments d'une liste ou d'une énumération. Aussi, sert plus spécifiquement de séparateur pour explicitement démarquer (avec la chasse correspondante, selon que les caractères soient dits « à pleine chasse » ou « à demi-chasse ») les début et fin entre les mots de termes ou noms d'origine étrangère, faisant à la fois office d'espace ( ) avec les katakana, et de point (.) à initiales avec les rōmaji. Par exemple : Japonais Transcription Traduction 日曜日・月曜日・火曜日・水曜日・木曜日・金曜日・土曜日 nichiyōbi, getsuyōbi, kayōbi, suiyōbi, mokuyōbi, kin'yōbi, doyōbi Dimanche, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi. ダンテ・アリギエーリ Dante Arigiēri Dante Alighieri J・R・R・トールキン Djē Āru Āru Tōrukin J. R. R. Tolkien モルガン・ル・フェ Morugan Ru Fe la fée Morgane ゠ 1165 U+FF1D Utilisé avec les katakana (avec la chasse correspondante, selon que les caractères soient dits « à pleine chasse » ou « à demi-chasse ») pour séparer des éléments d'un nom composé d'origine étrangère, faisant ainsi office de trait d’union (‐). Par exemple : Japonais Transcription Traduction フランソワ゠ルネ・ド・シャトーブリアン Furansowa‐Rune do Shatōburian François‐René de Chateaubriand ノートル゠ダム Nōtoru‐Damu Notre-Dame モン・サン゠ミシェル Mon San‐Misheru le Mont Saint‐Michel オーストリア゠ハンガリー帝国 Ōsutoria‐Hangarī teikoku l'Empire austro‐hongrois

Autres signes