Volgograd Son nom du point de vue de la division territoriale de l'oblast est la ville héroïque de Volgograd.(), anciennement Tsaritsyne (, 1589-1925), puis Stalingrad (, 1925-1961), est la capitale administrative de l'oblast de Volgograd dans le Sud de la Russie européenne. Elle est située sur la rive droite de la Volga. Ses habitants sont appelés les Volgogradois.

Fondée comme forteresse en 1589 sous le nom de Tsaritsyne, la ville était devenue au un important port fluvial et un centre commercial, entraînant une croissance démographique rapide. En , au début de la guerre civile russe, elle passe sous contrôle bolchevik, avant de tomber brièvement aux mains des Armées blanches au milieu de l'année 1919, mais revint sous contrôle bolchevique en . En 1925, la ville fut rebaptisée Stalingrad en l'honneur de Joseph Staline, qui dirigeait alors le pays. Fin 1942 et début 1943, la ville a été le théâtre d'une bataille ayant fait sa notoriété mondiale, la bataille de Stalingrad, qui a duré six mois, sans doute la plus meurtrière et sanglante de l'histoire. Tournant de la Seconde Guerre mondiale, la bataille marqua le début du cycle inexorable des défaites et de la retraite des armées hitlériennes ; la ville a alors pratiquement été anéantie. Elle reçut le titre de ville héros de l'Union soviétique, et en 1961, l'administration de Nikita Khrouchtchev rebaptisa la ville Volgograd dans le cadre de la déstalinisation.

Forte de en 2024, elle est la première ville de son oblast, la deuxième du district fédéral du Sud et la quatrième sur les rives de la Volga. Ville industrielle importante, ses industries comprennent la production d'acier et d'aluminium, la construction navale, la fabrication de machines et de véhicules et le raffinage du pétrole. Le barrage de Volgograd est la plus puissante centrale hydroélectrique d'Europe, et se situe dans le nord de la ville.

Volgograd est aujourd'hui le site de la Statue de la Mère-Patrie, une statue de 85 mètres de haut dédiée aux héros de la bataille de Stalingrad, qui est la plus haute statue d'Europe, ainsi que la plus haute statue de femme au monde. La ville possède de nombreux sites touristiques, tels que des musées et le Vieux Sarepta. Volgograd était l'une des villes hôtes de la Coupe du Monde de la FIFA 2018.

Étymologie des noms successifs de la ville

Tsaritsyne Le nom initial de la ville, Tsaritsyne, est lié au turc « Sāriğšin » ou « Sāriğsın » signifiant « tombe jaune » ou bien à « Sāriğšın » qui veut dire « Ville du trône jaune (d’or) ». Dans l’orthographe précédant la réforme de 1918, le nom de Tsaritsyne était écrit « Царицынъ », avec le signe dur.

En interprétation plus précise, le premier établissement humain sur place à la fin du , sous forme de forteresse, avait été implanté à la confluence de la rivière () et du fleuve Volga. Or, la Tsaritsa tire son nom du mot local Sary Su (qui veut dire « eau — ou rivière — jaune » en langue tatare). gauche|vignette|Cours de la en bleu. Aujourd'hui, la partie finale de son cours est partiellement couverte (en bleu foncé). La confluence de cette rivière avec la Volga est environ au sud du centre ville historique.

Le nom initial de la ville est donc d'origine géographique en langue turque ou tatare (qui est aussi une langue turque) et n'a ainsi pas de relation avec le mot « tsar » qui, lui, est d'origine latine, par contraction du mot Caesar, mot qui servait à désigner les empereurs romains à la suite d'Auguste (mort au ). Ainsi, une croyance corrélée attribue parfois à cette étymologie erronée, le changement du nom de la ville après la chute de l'Empire tsariste en 1917.

Stalingrad Lorsque Vladimir Ilitch Lénine meurt en 1924, Joseph Staline est secrétaire général du parti communiste ; le , Tsaritsyne est rebaptisée « Stalingrad » en hommage au rôle de Staline dans la défense de la ville pendant la guerre civile russe. Le nom « Stalingrad » est ainsi la composition évidente du nom Staline (« Сталин ») et de grad (« град », mot slave pour désigner un établissement humain, très fréquent dans les noms de villes russes).

Volgograd Après la mort de Staline en 1953, le nouveau secrétaire général Nikita Khrouchtchev lance la politique de déstalinisation. Ainsi, huit ans plus tard en 1961, le nom de la ville est changé en « Volgograd », du nom de la Volga (« Волга »), le fleuve qui arrose la ville. Il redevient alors d'étymologie purement géographique.

Géographie

Situation Volgograd, qui se trouve à au sud de Nijni Novgorod et à au sud-sud-est de Moscou, est la ville russe la plus étendue, puisqu'elle s'étire sur environ le long de la Volga (Cette fourchette est variable selon l’étendue des travaux d’urbanisation de la ville).

La majeure partie de la ville est située sur la rive droite du fleuve. On peut noter la présence de quelques îles (Sarpinsky, Golodny, Denejny) situées entre les deux rives qui peuvent être assimilées à la ville. Elles ne sont pas urbanisées mais abritent quelques datchas.

Depuis 2006, deux ponts permettent de traverser la Volga. Dans la partie sud de la ville est situé le canal Don-Volga, qui relie vers l'ouest les deux cours d'eau depuis 1952.

Climat

Histoire Du Volgograd est fondée en 1589 en tant que « forteresse de Tsaritsyne », à la confluence de la petite rivière () et du fleuve Volga. La forteresse est construite pour défendre les frontières instables de la Russie des tsars Ivan le Terrible, et Boris Godounov, avant de devenir le noyau d’un important centre d’échanges.

Elle est prise deux fois par les rebelles Cosaques, sous Stenka Razine pendant la rébellion de 1670, puis sous Emelian Pougatchev en 1774.

Tsaritsyne, chef-lieu d'ouïezd du gouvernement de Saratov, devient un important port fluvial ainsi qu’un haut lieu de commerce au .

Au , révolution puis communisme

La ville est le théâtre de durs combats durant la guerre civile russe. Initialement aux mains des bolcheviques, la ville est prise, le , par l’armée du Caucase des Forces armées du Sud de la Russie sous la direction du général Piotr Nikolaïevitch Wrangel. Les forces communistes dirigées par Kliment Vorochilov et Semion Boudienny, reprennent la ville en , et s'assurent définitivement de son contrôle en ; Staline participa à la bataille, en faisant exécuter, sous les encouragements de Lénine, tous les contre-révolutionnaires avérés ou présumés.

gauche|vignette|En 1939, le pont Astrakhan (avec voies ferrées) sur la — rivière qui a donné son premier nom à la ville — et vue sur la colline du centre ville. Vers la droite (à l'est), la confluence avec la Volga. En , la ville est renommée Stalingrad (littéralement : « la ville de Staline »). Ce changement de nom va dans le sens du renommage des villes aux noms des dirigeants bolcheviks durant la période soviétique. Après son arrivée au poste de secrétaire général du PCUS, en , Joseph Staline lance l’industrialisation de la ville. C’est ainsi qu'un centre industriel et un centre de fret ferroviaire et fluvial voient le jour.

vignette|Édifices de Stalingrad après la bataille, probablement en 1943 ou 1944. Durant la Seconde Guerre mondiale , la ville est le centre de la bataille de Stalingrad. Considérée comme l'une des batailles décisives de la guerre contre les forces de l'Axe, elle est aussi l'une des plus coûteuses en vies humaines de l’histoire militaire. Les forces allemandes atteignent la ville le et, sous la pression des attaques soviétiques qui les détruisent progressivement suivies d'un encerclement, finissent par capituler le . En termes de pertes humaines, environ soldats des forces de l’Axe ainsi que soldats soviétiques trouvent la mort., sans prendre en compte le nombre toujours inconnu des civils tués, ni celui encore plus élevé des blessés. La ville est pratiquement anéantie, réduite à un champ de ruines et de gravats, mais sa reconstruction démarre dès le lendemain de la capitulation allemande.

redresse|vignette|Médaille soviétique « Pour la défense de Stalingrad ». Pour l’héroïsme de ses habitants et des soldats qui la défendirent, Stalingrad reçoit le titre de « Ville héros » (en , gorod-gueroï) en 1945, et le roi George VI (Royaume-Uni) récompense pour leur bravoure les citoyens de Stalingrad par une épée sertie de diamants. Un mémorial dominé par une imposante statue allégorique de la Mère Patrie est bâti dans les années 1960 sur le kourgane Mamaïev, une des collines où la guerre fut la plus intense. Un grand nombre de villes à travers le monde, et plus spécialement celles qui endurèrent les affres de la guerre, ont établi des liens de jumelage et d’amitié avec la ville.

En 1961, dans le cadre de la déstalinisation lancée par Nikita Khrouchtchev, la ville prend le nom de Volgograd (« Ville de la Volga »). Cette décision reste sujette à polémique en raison du passé glorieux de la ville et il y eut une proposition sérieuse de rétablir le nom de Stalingrad pendant le court mandat de Konstantin Tchernenko, en 1985. Il existe toujours un fort engouement local pour un retour au nom de Stalingrad, et des propositions font leur apparition de temps à autre, jusqu’ici toujours refusées par le gouvernement russe.

En , la ville annonce revenir au nom de Stalingrad de façon exceptionnelle pour une durée d'un jour, commémorant les 70 ans de la fin de la bataille de Stalingrad.. Elle renouvelle l'opération le , pour la commémoration des 80 ans de la bataille.

À partir de 2014 une préparation active à l'accueil de matchs de la Coupe du monde de football 2018 commence. Notamment, au pied du kourgane Mamaïev, un stade international, le Volgograd Arena, a été édifié.

Toujours pour la Coupe du monde de football 2018, trois pistes d’entraînement sont soit construites, soit reconstruites, et cela au siège de l’Académie de la culture physique et du sport, du club sportif Olympia et du stade Zenit ; en outre, trois hôtels nouveaux voient le jour. D'autres travaux d'aménagement sont effectués dans la ville : l’hôpital clinique de l’aide médicale d’urgence est reconstruit, avec une piste pour hélicoptères dans l'enceinte de l'hôpital ; des routes sont construites ou rénovées, pour une longueur totale de , ainsi que des lignes ferroviaires et des installations aéroportuaires.

Attentats terroristes

Le , le vol 1353 de Volga-AviaExpress, un avion du type Tupolev Tu-134, immatriculé RA-65080, volant de Moscou à Volgograd, explose en altitude à la suite d'une attaque terroriste islamiste suicide. Toutes les personnes à bord, 34 passagers et 9 membres d'équipage, sont tuées.

Le , à environ 14 h, des officiers des services de renseignements russes annoncent qu'une bombe portée par une femme a explosé dans un bus transportant 40 passagers à l'arrêt de bus Lesobaza.

Irina Gogolieva, la porte-parole du ministère des Situations d'urgence, confirme qu'au moins 5 personnes sont mortes et 17 autres blessées. Le lendemain, Vladimir Markine du Comité d'enquête de la fédération de Russie annonce que l'auteur de l'attentat est Naïda Assialova, une femme de 30 ans originaire du Daghestan.

Le , la gare de la ville est la cible d'un attentat-suicide provoquant la mort de plusieurs personnes, dont la terroriste. Un autre attentat du même type est commis le lendemain, dans un trolleybus, causant également de nombreux morts et blessés.

Politique et administration

Résultats électoraux Scrutin tour tour%%%%%%%%Municipales 2013ER37,54KPRF16,57SRZP10,06LDPR7,11Tour uniqueMunicipales 2018ER52,64LDPR14,65 KPRF13,12SRZP7,7 Tour uniqueMunicipales 2023.ER55,02KPRF14,74LDPR13,93SRZP8,86Tour unique

Divisions administratives La ville est divisée en 8 raïons (arrondissements)Carte interactive de la ville , du nord au sud : Traktorozavodski Krasnooktiabrski Dzerjinski Centralny Vorochilovski Sovietski Kirovski Krasnoarmeïski

Jumelages vignette|redresse|Médaille commémorative de la bataille de Stalingrad. Volgograd compte 23 villes jumeléesJumelages sur le site officiel de l’administration de Volgograd :