La Société nationale des chemins de fer belges (SNCB), (NMBS), est l'entreprise ferroviaire publique belge créée en 1926.
La SNCB est présente dans le transport intérieur de voyageurs en Belgique et le transport international de voyageurs par trains classiques ou par trains à grande vitesse, en partenariat avec la SNCF (Eurostar, , et InterCity), la (ICE), les (EuroCity) et les CFL (InterCity). Son activité de transport de marchandises a été privatisée en 2015.
La SNCB est l'opérateur qui organise et commercialise le service ferroviaire en Belgique. À ce titre, elle gère les trains ainsi que . Elle ne doit pas être confondue avec Infrabel, société de droit public qui gère le réseau ferroviaire..
Histoire
Origines et création La Belgique a été le premier pays de l'Europe continentale à se doter d'un réseau chemin de fer, décidé par la loi du .. En effet, le fut mise en service la première ligne ferroviaire entre Bruxelles (gare de l'Allée Verte) et Malines. La compagnie exploitante s'appelait « Chemins de fer de l’État belge ».
La Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) fut créée en 1926. La nationalisation des chemins de fer est alors justifiée par le fait que l'État belge, dès 1870, a dû à maintes reprises combler les pertes financières des compagnies ferroviaires privées.
Le monogramme de la SNCB, représentant un B dans un ovale, est l’œuvre d'Henry Van de Velde et apparaît en 1930. Ce monogramme, intentionnellement neutre au point de vue linguistique, explique pourquoi le sigle UIC désignant la SNCB à côté du numéro UIC des voitures, wagons et locomotives est simplement B (parfois représenté par le B dans un ovale) plutôt qu'un sigle bilingue tel que SNCB-NMBS qui serait analogue au SBB-CFF des chemins de fer fédéraux suisses.
Période moderne Les critères de convergence européens (traité de Maastricht), adoptés en 1992, imposèrent un cheminement inverse et lancèrent des réformes structurelles entraînant la transformation de la SNCB en entreprise publique autonome.
Le , l'État belge met en place une nouvelle organisation des chemins de fer belges avec la création du Groupe SNCB organisé avec une société mère dénommée SNCB-Holding chapeautant deux filiales : la nouvelle SNCB, qui a pour objet de transporter les personnes et les marchandises, et Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure. Il s'agit d'une « nouvelle SNCB », l'héritière juridique de l'ancienne SNCB étant la société mère SNCB-Holding. Société anonyme de droit public, la nouvelle SNCB conserve son nom et son logo pour ne pas désorienter ses clients, son objet étant l'exploitation des trains qu'ils soient de voyageurs ou de marchandisesMémento des institutions, Kluwer, 2007 , 533 lire (consulté le 19 mars 2012)..
Le , la SNCB-Holding fait une fusion avec sa filiale SNCB, qui disparait et change de nom en reprenant la dénomination SNCB. Elle devient une entreprise ferroviaire au statut d'entreprise publique autonome détenue par l'État Belge, en parallèle Infrabel conserve sa qualité de gestionnaire du réseau mais devient également une entreprise publique autonome détenue par l'État Belge. Une troisième entreprise SA de droit public, dénommée HR Rail, est créée. C'est une filiale à parts égales de la nouvelle SNCB et d'Infrabel, dont au moins 2 % des actions et 60 % des droits de vote sont détenus par l'État Belge. Elle est l'employeur unique de l'ensemble du personnel de la SNCB et d'InfrabelSite b-holding.be : SNCB-Holding suit de près les évolutions relatives à la nouvelle structure du groupe SNCB devant être mise en œuvre le janvier 2014, communiqué de presse du vendredi 25 octobre 2013 (consulté le 2 janvier 2014)..
La filiale fret, SNCB Logistics, est privatisée en puis change de nom pour devenir Lineas en 2017.
Infrastructures Matériel roulant
D'après une enquête du Vif/L'Express, la SNCB aurait vendu certains de ses actifs à des trusts appartenant à pour les lui louer par la suite. Cela comprend du matériel roulant, du matériel de télécommunication, de l’infrastructure ferroviaire (gares de triage et lignes à grande vitesse) et des bâtiments administratifs.
Réseau ferroviaire belge
Le réseau ferroviaire belge est géré par la société de droit public Infrabel, et compte Site infrabel.be (consulté le 19 janvier 2018). de lignes, dont électrifiées. L'électrification est faite principalement en courant continu , à l'exception des lignes nouvelles à grande vitesse (LGV 1 Lille – Bruxelles, LGV 2 Louvain – Liège, LGV 3 Liège – frontière allemande et LGV 4 Anvers – Bréda), mais aussi des lignes à destination du Grand-Duché de Luxembourg (ligne 42 Rivage – Gouvy-frontière vers Troisvierges-frontière (L), Athus-Meuse (lignes 165 Libramont – Bertrix – Athus, 166 Anseremme – Bertrix et 167 Y Autelbas – Athus-frontière vers Rodange-frontière (L)) ainsi que la partie sud de la ligne 162, actuellement (2023) d'Hatrival à la frontière luxembourgeoise vers Kleinbettingen-frontière (L))Infrabel, Carte technique du réseau, Document de référence du réseau, Annexe C (Cartes) , document DRR_C-03_Carte techn_9700_20230101.pdf , édition ., qui sont électrifiées en courant alternatif . Sur certaines lignes transfrontalières (p.ex. la ligne 24 vers Aix-la-Chapelle-Ouest ou la ligne 94 vers Lille), il arrive que le changement de tension ne coïncide pas avec le passage de la frontière.
Organisation et filiales En 2014, les entreprises ferroviaires belges ont été restructurées en trois entreprises publiques autonomes. La SNCB, exploitant ferroviaire, est organisée de la façon suivanteSNCB, (consulté le 19 janvier 2018). : B-Transport (offre « voyageurs nationaux », personnel des gares, de conduite et d'accompagnement des trains) ; B-Stations (gestion et entretien des gares et points d'arrêt) ; B-Technics (entretien et rotation du matériel, personnel d'entretien) ; B-Marketing & Sales (vente et publicité) ; B-Finance ; filialesSNCB (consulté le 19 janvier 2018). : B-Parking (gestion des parking payants autour des grandes gares), Publifer (communication publicitaire dans les gares), (bureau d'études, (ré)aménagement des (abords des) gares, région flamande et Bruxelles), Eurogare (bureau d'études, (ré)aménagement des (abords des) gares, région wallonne, filiale conjointe avec la SRIW), Blue-bike, vélos en libre-service ; filiale à participation minoritaire : Transurb Technirail (ingénierie des transports, transfert de technologie à l'export, filiale conjointe avec la STIB et CMI). Infrabel : gestionnaire de l'Infrastructure : Dir. Asset Management, anciennement Dir. Infrastructure (entretien du réseau) ; Dir. Traffic Management & Services, regroupant les anciennes Dir. Réseau (gestion du trafic) et Dir. Accès au Réseau (attribution des sillons, normes de sécurité) ; Dir. Build (travaux de signalisation, grands projets d'extension) ; filiale TUC RAIL (ingénierie). HR Rail : employeur unique de l'ensemble du personnel de la SNCB et d'Infrabel.
En 2005, l'organigramme de la SNCB avait déjà été profondément revu afin de satisfaire aux exigences de la Commission européenne en matière de libéralisation du rail en Europe (indépendance du gestionnaire d'infrastructure vis-à-vis de nouveaux opérateurs) : une structure faîtière nommée SNCB-Holding, propriétaire du patrimoine immobilier, employeur de l'ensemble du personnel et hôte des structures de coordination entre les trois entités ; SNCB : exploitant ferroviaire (transport de voyageurs et de marchandises) ; Infrabel : gestionnaire de l'Infrastructure ; en outre, un Fonds de l'Infrastructure Ferroviaire fut créé pour isoler la dette historique de l'entreprise, conjointement avec un ensemble de biens immobiliers (essentiellement des voies et des terrains à réaffecter) pour couvrir cette dette. Ce fonds sera dissous en 2008 par réabsorption de la dette historique par l'État et transfert de l'infrastructure vers Infrabel.
Entre 1835 et 1926, les chemins de fer de l'État belge constituent une administration du royaume de Belgique.
Entre 1926 et 2005, la SNCB était une société anonyme de droit public unifiée, contrôlée intégralement par l'État Belge.
Exploitation Fréquentation La SNCB réalise des comptages durant le mois d'octobre pour déterminer la fréquentation annuelle du réseau et de ses gares.
Année Usagers Évolution2019 millions 2020 millions -27 %2021 millions -6 %2022 millions +32 %2023 millions. +7 %
Fraude voyageurs ont été contrôlés sans billet en 2017, contre en 2016. Cette augmentation serait liée à un renforcement des contrôles, qui atteignaient un taux de 68 % en 2016.
À la suite du remboursement prévu pour les voyageurs ayant subi des retards, certains abonnés envoient des demandes de compensation frauduleuses pour obtenir des réductions sur leurs abonnements futurs. En effet, malgré le fait que la SNCB utilise la même carte MOBIB que la STIB, De Lijn et le TEC, contrairement à ces derniers elle n'impose pas la validation lors de l'entrée dans un train. Cela permet aux fraudeurs d'indiquer de faux trajets dans leur demandes de compensation.
Emploi des langues thumb|right|Les quatre régions linguistiques de Belgique: - néerlandais (en jaune) - bilingue (Bruxelles-Capitale, en hachuré) - français (en rouge) - allemand (en bleu)
Entreprise publique appartenant à l'État belge, la SNCB doit respecter la législation sur l'emploi des langues. La Belgique compte en effet trois langues officielles (français, néerlandais et allemand), et quatre régions linguistiques. En région de langue néerlandaise, les annonces dans les trains et les gares se font en néerlandais uniquement. Cependant, douze communes disposent de facilités linguistiques en faveur de la minorité francophone, dont quatre disposent d'au moins une gare et une est simplement traversée par une ligne ferroviaireFourons, Linkebeek, Renaix et Rhode-Saint-Genèse disposent d'au moins une gare. Drogenbos est traversée par la ligne 96. Biévène, Espierres-Helchin, Herstappe, Kraainem, Messines, Wemmel et Wezembeek-Oppem : les annonces de la SNCB y sont faites en néerlandais puis en français. En région de langue française, les annonces dans les trains et les gares se font en français uniquement. Cependant, quatre communes disposent de facilités linguistiques en faveur de la minorité néerlandophone, dont trois disposent d'une gareComines-Warneton, Enghien et Mouscron disposent chacune d'une gare sur leur territoire. Flobecq n'en possède aucune. : les annonces de la SNCB y sont faites en français puis en néerlandais. Par ailleurs, deux communes disposent de facilités linguistiques en faveur de la minorité allemande, mais aucune n'accueille de gare sur son territoire. En région de langue allemande, les annonces dans les trains et les gares se font en allemand puis en français. En effet, les neuf communes germanophones de Belgique disposent toutes de facilités linguistiques en faveur de la minorité francophone. La région de langue allemande ne compte que deux gares, à Eupen et Hergenrath. Enfin, en région bilingue de Bruxelles-Capitale, les annonces dans les trains sont effectuées en français et en néerlandais, en commençant par la langue maternelle du chef de bord. En ce qui concerne les gares, la SNCB a identifié quinze gares (dont celles de Bruxelles-Midi, Bruxelles-Schuman et Bruxelles-Luxembourg) où les annonces sont faites en français puis en néerlandais, et dix-neuf gares (dont celles de Bruxelles-Nord, Bruxelles-Ouest et Schaerbeek) où les annonces sont faites en néerlandais puis en français. Dans la trente-cinquième gare, à savoir celle de Bruxelles-Central, les annonces sont effectuées en français puis en néerlandais les années impaires, et en néerlandais puis en français les années paires. Régime linguistique des gares SNCB en Région bruxelloise 750px
La SNCB précise que plusieurs assouplissements existent :