Jean Bertin, né le à Druyes-les-Belles-Fontaines (France) et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un ingénieur, inventeur et entrepreneur français du secteur de l'aéronautique et des transports. Son nom est attaché à l'invention de l'Aérotrain, mais il est également un inventeur prolifique dans le domaine de la mécanique et de l'aéronautique (163 brevets) et un acteur majeur de la recherche de pointe de l'après-guerre en Francep. 3.
La société Bertin et fondée par Jean Bertin s'est prolongée sous le nom de Bertin Technologies.
Biographie
Jeunesse et formation Jean Bertin est polytechnicien de la promotion 1938De la promotion X1938, cf. le site de l'association des anciens élèves de l'École polytechnique (l'AX) qui mentionne qu'il était ingénieur de l'armement, spécialisé dans l'aéronautique.Site de la bibliothèque de l'École polytechnique, onglet « Catalogues de la BCX –> Famille polytechnicienne », recherche « Jean Bertin », résultat : « Bertin, Jean Henri (X 1938) ».. Il est diplômé de l'École supérieure de l'aéronautique en 1943Présentation de l’espace technologique Jean-Bertin..
Carrière Il entre en 1944 à la Snecma où il est nommé directeur technique adjoint chargé des études spéciales sur les moteurs. Il y réalise le premier inverseur de poussée pour réacteur, expérimenté sur un réacteur de Vampire en 1952.
En 1955, il quitte la Snecma avec quelques ingénieurs et fonde la société Bertin et . En effet, il est frappé que les constructeurs automobiles français achètent des brevets étrangers alors que les procédés industriels français existent dans les domaines de l'aviation et des moteurs à piston : Bertin et sera la courroie de transmission entre les deux industries.
En 1957, un de ses ingénieurs, Louis Duthion, redécouvre en testant des silencieux pour réacteur le phénomène d'« effet de sol »Le transport par lévitation magnétique ou le grand rêve de Jean Bertin….. Les applications crédibles n'apparaissent pas immédiatement. Mais l'invention de l'hovercraft et des « jupes souples » en Angleterre en 1958 relance le sujetp. 4.
En 1958, Jean Bertin répond à un appel d'offres d'Aéroport de Paris pour un système de lutte contre le brouillard. Le système Turboclair inventé par l'ingénieur consiste à utiliser des réacteurs réformés pour réchauffer l'air. Les premiers tests se font à Brétigny avec des moteurs SNECMA ATAR. En 1961, les tests se poursuivent avec 16 appareils De Haviland SE 532 'Mistral' de l'Armée de l'Air à Melun-Villaroche. En 1963, le dispositif est testé à Orly en parallèle d'un autre à base de gaz propane. En , la FAA approuve le Turboclair et fosses sont implantées à Orly en 1970, puis , puis en 1974 (y compris Roissy). Les pilotes qui sont amenés à se poser demandent un « atterrissage Turboclair » à la tour de contrôle qui déclenche alors les réacteurs. Cette procédure était décrite dans les manuels de procédure et consommait litres de carburant par atterrissage. Ce sont atterrissages durant l'hiver 1975-1976 qui ont été réalisés grâce à Turboclair, pour l'hiver 1976-1977, en 1978. La mise en place progressive des ILS/ATT sur les avions, remplace Turboclair dans les années 1980.
Le brevet du coussin d'air est déposé le . Les recherches de Jean Bertin s'orientent vers les applications du coussin d'air dans les transports : aéroglisseurs, aérotrain. La Direction des études et fabrications d'armement se montre intéressée par ces concepts et en , Bertin en décide l'étude d'un aéroglisseur terrestre à des fins militairesL'aérotrain et les naviplanes, article les Terraplanes.. Le , Jean Bertin convie les médias à une conférence de presse sur la base de SatoryQu'est-ce qu'un aérotrain ? Quelle est son histoire ?. pour leur présenter le TARRAPLANE BC4Le Terraplane BC4..
De 1963 à 1974, il se consacre à la conception et aux essais de l'aérotrain, projet d'abord soutenu par les pouvoirs publics, mais qui est finalement abandonné par l'État le L’élan brisé de l’aérotrain., bien que le principe d’une mise en place d'une ligne d'aérotrain Cergy-La Défense ait été validé par la signature d’un accord moins d’un mois auparavant.
Jean Bertin est nommé membre de l'Académie du Morvan en 1968. En 1973, il devient membre étranger de l'Académie royale suédoise des sciences techniques.
En 1973, l'Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE) lui décerne le prix Icare.
Décès Un an après l’arrêt de l’aérotrain, Jean Bertin meurt d'un cancer du cerveau.. Il est inhumé à Monblanc, petit village du Gers.
Images
Distinctions
Prix Prix Icare en 1973
Décorations en 1966, chevalier en 1951.
Hommages Un lycée de Saumur (Maine-et-Loire) porte son nom.
Notes et références
Bibliographie
Voir aussi
Articles connexes Aérotrain Bertin Technologies Voie d'essai de l'aérotrain d'Orléans Société de l'Aérotrain Naviplane N500
Liens externes
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