Philippe Antoine d'Ornano, né le à Ajaccio et mort le à Paris, est un général et homme politique français, maréchal de France.

Biographie Origines familiales

Issu d'une famille noble d'ancienne extraction (1470), fils de Lodovico Antonio Ornano et d'Isabella Maria Buonaparte, il est cousin de l'empereur .

L'Empire

vignette|gauche|Philippe Antoine d'Ornano, par Robert Lefèvre.

Ornano commence sa carrière comme sous-lieutenant au en 1799 puis prend part avec le général Leclerc, dont il est l'aide de camp, à l'expédition de Saint-Domingue. Épargné par la fièvre jaune, il rentre en France et sert comme aide de camp de Berthier. Il participe brillamment aux premières campagnes de l'Empire, s'illustre à Ulm et Iéna et sert comme officier d'ordonnance de l'Empereur. Il est fait comte de l'Empire en 1808 et prend part aux campagnes de la guerre d'Espagne.

Il est un des plus jeunes généraux de brigade de l'Empire, à . Commandant la de cavalerie légère au début de la campagne de Russie, il est fait général de division le , après la bataille de la Moskova et prend la tête de la division légère du . Blessé et laissé pour mort à la bataille de Krasnoï, le , il est retrouvé vivant par son aide de camp le lendemain et rentre en France.

Après une convalescence rapide, il devient colonel des dragons de la Garde impériale, combat en Allemagne et prend le commandement de la cavalerie de la Vieille Garde après la mort du maréchal Bessières. Lors de la campagne de France, il participe notamment à la bataille de Mormant le et à la bataille de Paris où il commande les unités de la Garde impériale stationnée dans la capitale. Après l'abdication de Fontainebleau, il accompagne Napoléon jusqu'à son embarquement pour l'île d'Elbe.

Cousin de Napoléon, qui a fait de ce cavalier brillant l'un des généraux les plus dotés de l'Empire, il accepte le commandement des dragons de France sous la Première Restauration mais s'empresse de proposer ses services à l'Empereur lors de son retour aux Tuileries. Grièvement blessé à la poitrine au cours d'un duel avec le général Bonet, il n'exerce pas de commandement effectif lors de la campagne de Belgique.

La Seconde Restauration vignette|Philippe d'Ornano par Léon Cogniet (étude d'après nature)

Arrêté le pour avoir pris la défense du maréchal Ney, il est libéré un mois plus tard et part en exil en Angleterre puis en Belgique.

Au printemps 1813, il a rencontré Marie Walewska, grand amour de Napoléon, alors en séjour à Paris. Assez rapidement, il lui fait une cour assidue et propose de l'épouser, mais Marie Walewska, qui est encore amoureuse de l'Empereur et mariée religieusement au comte Anastase Walewski, refuse cette première demande. La mort du comte Walewski en 1815, puis le départ de Napoléon pour Sainte-Hélène, sont favorables aux projets matrimoniaux du général d'Ornano.

Le , en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, Ornano épouse Marie Walewska. Le couple s'installe à Liège. Malgré les conseils de son médecin, Marie insiste pour allaiter son fils, Rodolphe, né en 1817. Philippe d'Ornano et sa femme très affaiblie rentrent à Paris, Marie insistant pour revenir mourir en France. Son veuvage marque profondément Ornano, qui ne se remarie pas.

Il reprend du service en 1828 comme commandant des et militaires puis au jury du concours d’entrée à Saint-Cyr.

La monarchie de Juillet thumb|right|Philippe Antoine, comte d'Ornano, maréchal de France (1784-1863), Jean-Adolphe Beaucé, 1863. Sous la monarchie de Juillet, il prend part à la répression en Vendée en 1832 puis est fait pair de France.

Maréchal de France

Mis à la retraite pour raison de santé, il est élu député d'Indre-et-Loire le (il fut propriétaire du château de la Branchoire à Chambray-lès-Tours). Partisan de la politique du président de la République Louis-Napoléon Bonaparte et soutien du gouvernement dans l'affaire de l'expédition de Rome, il est réélu en 1849.

thumb|La plaque commémorative dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides à Paris.

Grand-croix de la Légion d'honneur en 1850, il approuve le coup d'État du 2 décembre 1851. Membre de la commission consultative, il est couvert d'honneurs, fait sénateur dès 1852, grand chancelier de la Légion d’honneur puis gouverneur des Invalides. Napoléon III le fait maréchal de France le , dernier des généraux de la Révolution et du Premier Empire à accéder à cette distinction. Il meurt à Paris le et est enterré aux Invalides.

Son nom figure sur l'arc de triomphe de l'Étoile, à Paris. Par décret du , une voie nouvellement ouverte du prend le nom de boulevard Ornano en son honneur http://www.v2asp.paris.fr/commun/v2asp/v2/nomenclature_voies/Voieactu/6868.nom.htm : notice « boulevard Ornano » du site officiel de la Ville de Paris. Consulté le 29 mai 2014. , qui relie à l’origine le boulevard de Rochechouart à la porte de Clignancourt ; depuis 1882, la partie sud du boulevard a été renommée boulevard Barbès.

Distinctions thumb|Les armoiries du comte Ornano et de l'Empire. Officier de la Légion d'honneur en 1805 ; Grand-croix de l’ordre de la Réunion le ; Chevalier de Saint-Louis le ; Commandeur de Saint-Louis en 1829 ; Commandeur de la Légion d'honneur en 1832 ; Grand officier de la Légion d'honneur en 1834 ; Grand-croix de la Légion d'honneur le ; Médaille militaire le .

Hommages Dans le : le boulevard Ornano ; la villa Ornano ; la gare du boulevard Ornano. À Saint-Denis et à Saint-Ouen-sur-Seine : le boulevard Ornano.

Notes et références

Bibliographie

Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 6 Yd 60.

Voir aussi Articles connexes Familles subsistantes de la noblesse française Joseph Ottavi

Liens externes

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