Bibliothèque et Archives Canada (BAC) est une institution du gouvernement du Canada destinée à conserver et diffuser différents documents produits au Canada. Elle est née en 2004 de la fusion de la Bibliothèque nationale du Canada et des Archives nationales du Canada.
Description Bibliothèque et Archives Canada a pour mission de conserver et diffuser le patrimoine documentaire du Canada et d'offrir un point d'accès unique aux textes et documents audiovisuels qui reflètent le développement du Canada. Les professionnels travaillant à Bibliothèque et Archives Canada guident les clients dans leur recherche d’informations en les conseillant sur l’usage des collections et en facilitant l’accès aux ressources. L'institution est localisée dans la région de la capitale nationale (Gatineau et Ottawa), et elle est dotée de bureaux à Winnipeg, Halifax et Vancouver..
Bibliothèque et Archives Canada est responsable des services publics suivants : centre canadien de généalogie ; centre d'apprentissage ; préservation ; ressources et services multiculturels ; services de gestion de l'information. La partie centrale de l'immeuble d'Ottawa est dotée de et les deux sections adjacentes en possèdent 4. Le Centre de préservation de Bibliothèque et Archives Canada est situé à Gatineau. Une phase 2 de cette infrastructure durable et de haute technologie est en cours de construction et son ouverture est prévue pour 2022. Dans la conception de cet édifice, une grande importance a été portée à la protection de l’environnement et à la minimisation des émissions de carbone.
Plusieurs nouvelles initiatives, notamment le développement des outils numériques, visent à élargir sa clientèle. Grâce au Co-Lab et au Numéri-Lab, les usagers peuvent numériser, étiqueter, traduire et décrire les documents.. La consultation en ligne donne accès à de nombreuses ressources, alors que le nouveau catalogue de recherche (Voilà) contient les références de centaines d’autres institutions au Canada. Ce nouvel outil de recherche fut inauguré au début de l’année 2018 afin de faciliter la diffusion et le partage du patrimoine canadien. Avec une approche plus centralisée, le catalogue permet aux usagers d’avoir accès à une grande variété de documents. L’interface de Voilà (Aurora) se veut être plus actuelle et accessible que celles du catalogue précédent, AMICUS.. Bibliothèque et Archives Canada entrepose et partage une grande variété de documents : livres, dessins, cartes, plans, documents audiovisuels, journaux, dossiers de généalogie, œuvres d’art, thèses universitaires, médailles, documents archivistiques restreints, publications du gouvernement fédéral, recensements, dossiers liés au patrimoine militaire canadien, collection philatélique, etc. Ceux-ci ont été créés au Canada ou ils sont relatifs au Canada (i.e.: le pays et ses habitants en sont le sujet principal).
Histoire vignette|Centre de préservation à Gatineau. La création des Archives nationales du Canada remonte à 1872, cinq ans après la Confédération canadienne, alors qu’une section est créée au sein du département de l’Agriculture pour la conservation des documents historiques. Ce n’est que quatre décennies plus tard, en 1912, que le service des Archives publiques est constitué par une loi du Parlement..
En 1948, W. Kaye Lamb est nommé archiviste du Dominion. En plus des fonctions associées à ce poste, il lui est aussi donné comme tâche d’organiser la création de la Bibliothèque nationale, c’est-à-dire une bibliothèque fondée par le gouvernement et ayant pour raison d’être de rassembler en une collection la somme des écrits publiés et non publiés sur son sol, y compris les textes gouvernementaux.. Il faut attendre pour l’adoption de la loi sur la Bibliothèque nationale, qui devient effective au premier janvier suivant. À ce moment, W. Kaye Lamb est nommé Bibliothécaire national, tout en restant archiviste du Dominion. Le mandat officiel de la Bibliothèque nationale est de « se constituer un fonds national, gérer le dépôt légal et instaurer un contrôle bibliographique et des services bibliographiques nationaux». L’année 1967 est marquée par la fin de la construction du bâtiment édifié pour accueillir la Bibliothèque et les Archives nationales sur la rue Wellington à Ottawa, où on trouve aussi le Parlement du Canada, la Banque du Canada et la Cour suprême du Canada.
Le but de la Bibliothèque nationale du Canada était de récupérer, conserver et effectuer la curation du domaine littéraire canadien en acquérant tous les livres édités au pays et en les rendant accessibles au public. La Bibliothèque nationale du Canada devait donc procéder à la création d’une collection nationale de ressources diverses et de portée internationale pour renseigner les Canadiens sur leur pays et intégrer l’information nationale au réseau international pour ses utilisateurs. En procédant par dépôt légal, la Bibliothèque nationale du Canada se devait de recenser l’ensemble de la production littéraire et musicale réalisée par des Canadiens, publiée au Canada ou concernant ce pays. La Bibliothèque nationale du Canada a également créé la Bibliographie nationale du Canada, qui permet de recenser et d’identifier les Canadiana afin de rendre plus aisée la tâche des libraires, des bibliothécaires et des autres professionnels de l’information et du commerce du livre. Durant les quelque pendant lesquelles a opéré la Bibliothèque nationale, différents administrateurs généraux se succédèrent à sa tête : William Kaye Lamb, de 1953 à 1968 ; Guy Sylvestre, de 1968 à 1983 ; Marianne Scott, de 1984 à 1999 ; Roch Carrier, de 1999 à 2004..
En 2001, l’état de délabrement de la Bibliothèque nationale était si inquiétant que la nouvelle fit les manchettes. Des dégâts d’eau avaient provoqué la destruction de et des problèmes de moisissures, de tuyaux endommagés et de manque d’espace menaçaient le reste de la collection nationale entreposés dans six bâtiments, si bien que l’administrateur de l’époque M. Carrier ainsi que la présidente de l’Association canadienne des bibliothèques avaient lancé un cri du cœur au gouvernement du premier ministre Jean Chrétien pour que la construction d’une nouvelle bibliothèque nationale devienne une priorité.
La Bibliothèque nationale du Canada a accumulé durant son existence la majeure partie de la vaste collection de Bibliothèque et archives du Canada : des millions de livres, de dessins, plans et cartes d’architecture et de photographies, de même que des documents gouvernementaux et privés, des œuvres d’art, des journaux, des enregistrements audio et vidéo qui viennent enrichir le patrimoine canadien..
Bibliothèque et Archives Canada est créé en 2004 grâce à la fusion de Bibliothèque nationale du Canada et des Archives nationales du Canada.. L’unification de ces deux institutions est novatrice, ce qui fait de l’expérience canadienne un modèle pour d’autres pays qui voudraient entreprendre un projet similaire.. Au moment de la création de la nouvelle institution, Ian Wilson devient le premier Bibliothécaire et archiviste du Canada. Daniel Caron lui succède en 2009, et en 2013, Daniel Caron, quitte son poste.. Il est remplacé en 2014 par Guy Berthiaume.. Ce dernier prend sa retraite le .. Le , Leslie Weir devient la première femme à prendre la tête de l'institution en tant que bibliothécaire et archiviste du Canada pour un mandat de quatre ans..
Patrimoine documentaire autochtone Dans le cadre de son cheminement vers la réconciliation, le gouvernement du Canada souhaite renouveler sa relation avec les peuples autochtones du Canada. Bibliothèque et Archives Canada s’inscrit et participe à ce cheminement, notamment en raison de sa mission qui est de préserver et de diffuser le patrimoine documentaire des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Ainsi, l'institution acquiert des fonds d’archives qui renferment la voix autochtone. Ces fonds rassemblent des archives gouvernementales, des archives privées et des documents publiés depuis à propos des peuples autochtones du Canada. Entre autres, ces fonds d’archives sont utiles pour leur revitalisation culturelle, ainsi que pour leur généalogie, leur soutien et l’éducation des Autochtones et des Allochtones. Il est possible de consulter les fonds d’archives numérisés de Bibliothèque et Archives Canada portant sur les peuples autochtones sur le site Web de l'institution.
Les fonds d’archives notables de Bibliothèque et Archives Canada sont ceux de : Michel Noël, l’un des plus grands écrivains amérindiens francophones du Canada; de Charles Angus Cooke, l’un des premiers et l’un des seuls autochtones du à être engagé par le ministère des Affaires indiennes; et d’Howard Adams, un activiste métis reconnu.
Plan d'action de Bibliothèque et Archives Canada À la suite de la publication du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada en 2015, Bibliothèque et Archives Canada a élaboré, avec le Cercle consultatif autochtone, un plan d’action qui fut lancé en .. Ce plan doit notamment se conformer aux principes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Prévoyant 28 mesures à mettre en place d’ici 2024., ce plan est décomposé en quatre catégories :
Changements institutionnels (mesures 1 à 9) ; Mobilisation et collaboration (mesures 10 à 14) ; Gestion des documents de Bibliothèque et Archives Canada relatifs aux Premières Nations, aux Inuits et à la Nation métisse (mesures 15 à 23) ; Promotion et soutien (mesures 24 à 28).
En , le rapport d’étape sur la progression des engagements de Bibliothèque et Archives Canada faisait état de 19 mesures en cours, 8 mesures amorcées et 1 mesure non commencée..
Principes et initiatives Outre les mesures prévues dans le Plan d’action, cinq principes dirigent Bibliothèque et Archives Canada dans ses initiatives autochtones.. Les voici, accompagnés d’initiatives inspirées de ces principes :
La collaboration Pour favoriser la collaboration et la participation des peuples autochtones au développement de projets, Bibliothèque et Archives Canada a intégré des voix autochtones aux comités consultatifs et aux comités externes. Le Cercle consultatif autochtone en est un exemple.
De plus, depuis 2002, Bibliothèque et Archives Canada collabore au projet Un visage, un nom initié par le collège Nunavut Sivuniksavut en collaboration avec le gouvernement du Nunavut. Il a pour objectif, avec la participation du public, d’identifier les Inuits présents dans les archives photographiques, dont la description originale est trop vague pour permettre une recherche précise sur une personne, une famille ou une communauté, à l’aide du public. Ce projet aide également à la réconciliation entre les générations et à l’amélioration de la compréhension des Canadiens sur l’histoire autochtone. Au cours des années qui suivirent, le projet s’est étendu aux photos portant sur l’ensemble du Grand Nord canadien. C’est en 2015 qu’il se prolonge aux Premières Nations et aux Métis vivants au sud. Depuis les débuts du projet, quelque ont été numérisées et plus de , lieux et événements ont été identifiés grâce à la participation du public. Somme toute, près de de photographies d'Autochtones attendent encore d'être identifiées et décrites.
L'accessibilité Nous sommes-là : voici nos histoires est un exemple d’initiative de numérisation des collections de Bibliothèque et Archives Canada portant sur les cultures et les langues autochtones. Ce projet prévoit l’accès en ligne gratuit et sans restriction aux documents numériques de la collection, ainsi que la création d’outils d’accès numériques pour valoriser et faciliter l’accès aux collections du patrimoine documentaire autochtones dans les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis.