La centrale nucléaire du Blayais est un centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) situé non loin de la ville de Blaye, au cœur du marais du Blayais, dans la commune de Braud-et-Saint-Louis (Gironde), en bord de Gironde, entre Bordeaux ( en amontDistance orthodromique entre les communes de Bordeaux et Braud-et-Saint-Louis, site Lion 1906.) et Royan ( en avalDistance orthodromique entre les communes de Royan et Braud-et-Saint-Louis, site Lion 1906.). En service depuis 1981, elle est gérée par Électricité de France et produit de l'électricité qui est injectée dans le réseau électrique français. Elle est refroidie par l'eau de l'estuaire de la Gironde qui est pompée via des canalisations sous-marines..
Présentation
Elle dispose de quatre réacteurs nucléaires de technologie REP (réacteurs à eau sous pression) mis en service de 1981 à 1983 et fournissant chacun netsBase de données Pris - France, AIEA, 25 mars 2023..
EDF et 700 prestataires permanents travaillent dans la centrale nucléaire du BlayaisCentrale nucléaire du Blayais - Présentation, EDF..
La centrale fournit 65 % des besoins en électricité de la région. En 2022, ses quatre réacteurs ont produit d'électricité soit 4,7 % de la production nucléaire françaiseLa centrale nucléaire du Blayais, EDF, consulté le 26 mars 2023.
Caractéristiques des réacteurs
Les quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Blayais sont issus du palier CP1 (contrat-programme 1). Ils peuvent fournir une puissance thermique brute de , convertie en électriques en sortie d'alternateur (puissance électrique brute). En raison de l'autoconsommation de chaque tranche (notamment pour alimenter les auxiliaires, les pompes primaires, etc.), la puissance nominale délivrée sur le réseau est de par tranche (puissance électrique nette).
Ils ont été construits par Framatome et sont exploités par EDF.
Depuis , les quatre réacteurs de la centrale peuvent utiliser le combustible MOX"Le Monde, 30-05-2013: Le MOX autorisé dans deux nouveaux réacteurs de la centrale de Blayais".
Les caractéristiques détaillées de chaque réacteur sont les suivantes : Nom duréacteurModèlePuissanceDébut de constructionRaccordementMise enservicecommercialAutorisationMOX visite décennale visite décennaledécennale visite décennaleNette (MWe)Brute (MWe)Thermique (MWth)Blayais-1.CP19109512 785199828 août 1992 au 15 janvier 199324 décembre 2002 au 28 avril 20032 mars au 20 juillet 201231 juillet 2022 au 19 juin 2023Blayais-2.CP19109512 785199526 mars 1993 au 3 juillet 199319 avril 2003 au 10 août 200324 août 2013 au 2 février 201424 juin 2023 au 23 décembre 2023Blayais-3.CP19109512 785201328 mai 1994 au 30 septembre 199411 septembre 2004 au 04 décembre 200425 juillet 2014 au 29 septembre 2015 au 16 décembre 2024Blayais-4.CP19109512 7852013 au 25 juin 1995 au 9 octobre 200521 mai 2015 au 14 octobre 201522 mars 2025 au 10 septembre 2025
Incidents
Incident de 1999 lié au risque d'inondation
Dès 1998, le bilan annuel de la sûreté de la centrale du Blayais notifiait la nécessité d'une surélévation de des digues, mais EDF différa ce rehaussement de sa digue de protection. Le , EDF est sommée de produire un planning des travaux de sécurité par une lettre la rappelant à l'ordreCentrale nucléaire du Blayais - La lettre qui accuse, Christophe Labbé et Olivia Recasens, 14 janvier 2000..
Le , les vents violents produits par la tempête Martin provoquèrent une brusque montée des eaux de l'estuaire et l'inondation d'une partie de la centrale. Une surtension sur le réseau électrique va d'abord provoquer l'arrêt d'urgence des réacteurs 2 et 4. Plus tard, des débris charriés par la Gironde en crue viennent obstruer une pompe de refroidissement du réacteur 1, qui se met lui aussi en arrêt d'urgence. Le quatrième réacteur () était arrêté dans le cadre d'opérations de maintenance normale.
L'évènement a été classé comme un « incident » de niveau 2 sur l'échelle INES.
À la suite de la tempête de 1999, la centrale nucléaire du Blayais a mis en œuvre trois mesures concrètes pour se prémunir d'un nouveau risque d'inondation : la rehausse et le renforcement de ses digues de protection, des travaux pour rendre étanches ses sous-sols et une procédure préventive d'alerte météo.
L'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN) – devenu l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) – a publié le un rapport Rapport sur l'inondation du site du Blayais survenue le 27 décembre 1999, IRSN qui montre que la plate-forme de l'îlot nucléaire est calée en dessous de la cote majorée de sécurité (CMS) pour la centrale du Blayais, mais aussi pour les sites de Belleville, Chinon, Dampierre, Gravelines, et Saint-Laurent. Puisque les plates-formes sur lesquelles ont été remblayées ces centrales n’ont pas été érigées suffisamment haut, après la publication de ce rapport, des mesures ont été annoncées par un rapport parlementaire. pour améliorer les protections interne et externe des centrales. Depuis 2000, EDF a investi plus de d'euros dans différents travaux afin de remédier à ce problème (notamment en 2004 à Gravelines, en 2005 à Dampierre et à Saint Laurent, à Belleville en 2005 et 2006).
Autres incidents
L'exploitant (EDF) est tenu de déclarer à l'autorité de sûreté nucléaire française , les incidents classés à partir du niveau 1 de l'échelle INES sont publiés sur le site internet de l'autorité de sûretéLes grands principes de la Sûreté nucléaire - Comment sont déclarés les événements, asnr, consulté le 13 septembre 2025.
Opposition à la centrale
Depuis 1999, l'association TchernoblayeTchernoBlaye agit en Gironde pour réclamer la fermeture de la centrale nucléaire du Blayais.
Futur de la centrale
En , dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), l'électricien EDF propose au gouvernement français d’étudier la mise à l’arrêt potentielle de deux réacteurs de la centrale du BlayaisCARTE. EDF envisage l'arrêt de réacteurs dans huit centrales nucléaires, La Dépêche, 21/01/2020.
En , Emmanuel Macron indique une modification importante de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte : plus aucun réacteur en état de produire ne sera fermé à l'avenir, sauf pour raison de sûretéLa nouvelle stratégie énergétique de la France.
En 2024, la centrale du Blayais fait partie des sites étudiés par EDF pour l'installation de 2 réacteurs EPR 2. Cette candidature est soutenue par une large partie des élus locaux, notamment par Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.
Le site fait partie de la « short list » de six sites candidats à l'accueil d'au maximum quatre nouvelles paires d'EPR2 supplémentaires, aux côtés de Nogent-sur-Seine, Golfech, le Tricastin, Creys-Malville et Chinon. À la rentrée , la décision finale de l'État sur l'attribution de ces sites additionnels n'a pas encore été rendue, celle-ci étant attendue d'ici la fin de l'année.
Notes et références
Annexes
Articles connexes Liste des réacteurs nucléaires en France
Liens externes
Site officiel de la centrale du Blayais Sûreté de la centrale du Blayais sur le site de l'Autorité de sûreté nucléaire Blayais 1 : Blayais 2 : Blayais 3 : Blayais 4 :
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