La SuvaAcronyme de ., anciennementLe Parlement a débattu en 2015 de la décision de l'entreprise d'imposer le sigle allemand aux langues latines, s'en est ému et a décidé de maintenir dans la législation l'appellation et le sigle français (CNA). Cf. Débats au Parlement Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) (), est un établissement de droit public à but non lucratif pratiquant l'assurance-accidents en Suisse. Fondée en 1912, elle a son siège à Lucerne.
Disposant d'une autonomie assez étendue, elle est le principal assureur-accidents de Suisse. Les personnes indépendantes peuvent également se faire assurer par le biais de l'assurance des chefs d'entreprise contre les conséquences des accidents. Elle assume également depuis 2005 la gestion de l'assurance militaire.
Historique
À la fin du , l'industrialisation entraine une modification des conditions de travail et des risques d'accidents à la place de travail. Les accidents plongent de nombreuses familles dans le besoin tant sanitairement que financièrement. En 1890, la Confédération se voit attribuer le mandat constitutionnel d'instituer une loi sur l'assurance maladie et accidents. En 1912, le souverain adopte la LAMA (loi sur l'assurance maladie et accidents). Celle-ci prévoit l'introduction d'une assurance-accidents obligatoire subventionnée pour une grande partie des travailleurs. La Confédération charge la Suva de l'exécution de l'assurance-accidents obligatoire et de la surveillance de la sécurité au travail dans les entreprises. Pendant près de 80 ans, l'entreprise est connue sous le nom de CNA (Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents) ; depuis 1996, elle arbore le nom et le logo Suva dans toutes les régions linguistiques du pays.
Le siège central est érigé en 1914-15 à la Fluhmattstrasse à Lucerne selon les plans de l'entreprise Gebrüder Pfister . Durant les dernières années de la première guerre mondiale, le bâtiment a servi d'hôpital militaire pour les prisonniers de guerre étrangers internés.
La Suva entre en activité en 1918. Les séquelles de la Grande Guerre et de l'épidémie de grippe qui ravage l'Europe ne facilitent pas ses débuts. Dès la première année, 105 864 accidents sont déclarés à la Suva, et 849 rentes d'invalidité sont allouées. En 1928, la Suva reprend les bains thermaux « Zum Schiff » à Baden, posant ainsi les jalons de ses trois activités de base, la gestion des cas, la prévention et la réadaptation. En 1974, elle renforce son troisième champ d'activité en ouvrant la Rehaklinik Bellikon. La Clinique romande de réadaptation de Sion suit en 1999 alors que la clinique thermale « Zum Schiff » est fermée un an plus tard.
La Suva ne cesse de croître au fil des ans. En 1953, les actifs dépassent pour la première fois le seuil du milliard de francs. Les placements servent à garantir les rentes sur le long terme. L'évolution des activités durant les loisirs au cours de la seconde moitié du entraine une croissance du nombre d'accidents non professionnels. En 1985, le nombre d'accidents survenus durant les loisirs (260 697) dépasse pour la première fois celui des accidents professionnels (254 565).
En 1984, la LAMA est remplacée par la nouvelle loi sur l'assurance-accidents (LAA), et l'assurance-accidents obligatoire est étendue à l'ensemble des travailleurs. En plus de la Suva, d'autres assurances peuvent désormais participer à l'exécution de la loi.
Organisation
Les trois métiers de base de la Suva sont la prévention, l'assurance et la réadaptation.
Prestations
Les prestations de la Suva sont réparties sur quatre marques : Pro (sécurité au travail) ; Liv (sécurité durant les loisirs) ; Risk (primes et placements) ; Care (gestion des cas et réadaptation).
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Article connexe Assurance-accidents en Suisse
Liens externes
Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents (CNA/Suva) dans Histoire de la sécurité sociale en Suisse
Catégorie:Compagnie d'assurances ayant son siège en Suisse Catégorie:Entreprise ayant son siège dans le canton de Lucerne Catégorie:Assurance des accidents du travail