Le mot hériban, en latin médiéval heribannum ou herebannum, concerne dans les royaumes francs mérovingiens, puis carolingiens, la convocation des guerriers au service militaire requis par le roi, ce qui est alors appelé « l'ost ».
Étymologie Le mot herebannum est la forme latinisée d'un mot germanique composé de deux éléments« Herebannum », Dictionnaire Du Cange en ligne sur le site de la Sorbonne., l'un désignant l'armée (en allemand actuel, on trouve encore le mot Heer qui signifie « armée de terre »), l'autre le commandement (le ban, mot qui signifie « pouvoir de commander », et non pas comme actuellement, « annonce publique », comme dans « les bans de mariage »)
Le hériban comme convocation militaire Au départ, le hériban est la convocation d'un homme libre pour le service militaire. En principe, tous les hommes libres valides sont astreints au service militaire, si nécessaire chaque année à partir du printemps. Le guerrier doit apporter ses armes ; il est récompensé par une part du butin, s'il y en a (épisode du vase de Soissons, vers 485 sous le règne de Clovis).
Évolution sémantique Ultérieurement, le sens de ce mot s'étend par glissement sémantique et désigne : une amende due pour s'être soustrait à la convocation, qui est obligatoire pour les hommes libres en état de porter les armes en cas de guerre nationale ou de danger imminent pour le royaume () ; un impôt levé à des fins militaires.
Le hériban comme amende pour refus de la convocation La loi franque (notamment un capitulaire de Charlemagne de 805) fixe le montant de l'amende à . Cette amende ne peut être réglée qu'en or, ou (vêtements, armes, ), étant exclus les biens immeubles, terres ou bâtiments.
Qui ne peut la payer doit se mettre en gage au service du roi jusqu'à complet paiement. La dette s'éteint avec le décès du débiteur.
Les notions relative au système vassalique concernent plutôt le Moyen Âge central, du ). auxquels il interdirait de rejoindre l'ost.
Le hériban comme impôt militaire
Bibliographie
Notes et références
Catégorie:Vocabulaire du droit romano-germain