Cet article contient des cartes et des statistiques sur la démographie de la Serbie.

L'institut de Statistique de Serbie a hérité des catégories instituées par la Yougoslavie de Tito. Ses critères ne sont pas forcément ceux des linguistes et des démographes internationaux, car ils introduisent des notions politiques dans la reconnaissance culturelle. Il en est ainsi de la définition d'une nationalité (narodni) monténégrine différente de la serbe alors que les uns comme les autres parlent la même variante de serbo-croate et pratiquent le même christianisme orthodoxe, ou macédonienne différente de la bulgare alors que les uns comme les autres sont bulgarophones et orthodoxesJacques Leclerc, « Bulgarie : données démolinguistiques » dans L'aménagement linguistique dans le monde ., ou encore « serbe de langue romane » différente de la roumaine alors que les uns comme les autres sont roumanophones et orthodoxes. Ces catégorisations expriment la volonté politique du parti communiste de justifier l'autonomie du Monténégro au sein de la Yougoslavie, l'appartenance de la Macédoine à cette même Yougoslavie, et dans le cas des Roumains, l'accord de reconnaissance réciproque des minorités avec la Roumanie portant uniquement sur les populations de Voïvodine et du Banat, mais pas sur celles des Portes de Fer de part et d'autre du Danube. Enfin, la définition tardive d'une « nationalité musulmane » (sur critère religieux, dans un État communiste officiellement athée) concernait seulement les serbocroates musulmans de Bosnie-Herzégovine mais pas ceux de Serbie ni du Monténégro : ces derniers, surnommés goranes ou sandjakis, n'apparaissaient donc pas dans les statistiquesJacques Leclerc, « La République fédérale socialiste de Yougoslavie, 1945-1992, 1.2 Les nationalités » dans L'aménagement linguistique dans le monde ..

Par ailleurs la diaspora serbe, en comptant les Serbes vivant dans les anciennes républiques yougoslaves voisines, représente environ de personnes. La diaspora dans les autres pays d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Océanie a réinvesti en Serbie via des transferts de dollars des États-Unis en 2005Encyclopédie Universalis 2008 (données statistiques de la Serbie, le monde en chiffres)..

Statistiques

+1900-1912B.R. Mitchell, European historical statistics, 1750-1975. Population (en milliers) Naissances Morts Solde naturel Taux de natalité (pour 1000) Taux de mortalité (pour 1000) Solde naturel (pour 1000) 1900 42,4 23,5 18,9 1905 37,3 24,8 2,5 1910 39,0 22,4 16,6 1912 38,3 21,1 17,1

+1950-2011Institut national d'études démographique (INED). population (x ) Naissances Morts Solde naturel Taux de natalité (pour ) Taux de mortalité (pour ) Solde naturel (pour ) indice de fécondité Avortements déclarés 1950 27,4 12,9 14,5 3,51 1955 22,1 10,3 11,8 2,81 1960 18,0 9,3 8,7 2,56 1965 15,4 8,5 6,9 2,43 1970 14,3 9,4 4,9 2,40 1975 15,3 9,4 5,9 2,35 1980 14,3 9,9 4,3 2,26 1985 13,1 10,5 2,6 2,22 1990 11,6 11,0 0,6 2,11 1995 -7 697 11,0 12,0 -1,0 1,70 2000 -30 278 9,8 13,8 -4,0 1,48 2005 -34 591 9,7 14,3 -4,6 1,45 2010 -34 907 9,4 14,2 -4,8 1,39

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Recensement de 2011 en Serbie

Liens externes

Statistique de la CIA Statistique de l’ONU

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