Arlequin-Diogène est une pièce de théâtre en un acte et en vers écrite en par Louis Antoine de Saint-Just.

Intrigue La pièce se compose de onze scènes. Les didascalies situent la scène au .

Amoureux de Perette, Arlequin a vu ses avances repoussées par pruderie. Pour la corriger, il décide de jouer la sagesse du philosophe cynique Diogène de Sinope et s'installe dans un tonneau. Arrive Perette, qui le croit devenu fou. Émue par les conséquences de ces refus, elle prend et tente de le convaincre de renoncer à ce nouveau mode de vie.

Un financier passant, Arlequin l'aborde avec brusquerie, devant Perette. Puis il repousse les avances d'un petit maître, qui veut l'associer à ses aventures, et un ambassadeur, venu le convaincre de retourner sur le trône de Silphirie, pays imaginaire des sylphes, sur la Lune.

Le financier revient avec un commissaire et un recors, auxquels il demande d'enfermer Arlequin au château de Vincennes. Réapparaît alors l'ambassadeur, qui fait don à Arlequin de cadeaux précieux. Prenant un diamant issu de ces dons, Arlequin le donne au commissaire, pour le retourner en sa faveur. Acceptant cette offre, le commissaire condamne le financier à cent écus d'amende pour insulte et litige envers Arlequin, la loi, le commissaire et le roi, et l'emmène au Châtelet.

Dans la dernière scène, Arlequin abdique toute fausse sagesse et se propose d'embrasser Perette, mais celle-ci refuse, prétendant adopter sa sagesse. Dépité, Arlequin renonce à l'amour pour , laissant Perette, qui conclut : .

Variante

Dans une première version, lorsque Arlequin révèle à Perette son astuce, dans la dernière scène, celle-ci en est ravie, et ils s'embrassent..

Cette modification traduirait, selon Serena Torjussen, une phase de dépression, marquée par l'échec de son élection, le , et de ses démarches auprès du notaire Antoine Gellé, qui marie sa fille Louise-Thérèse, maîtresse de Saint-Just, semble-t-il, à François Thorin.

Le manuscrit et l'édition On considère que la pièce a été rédigée en , la même année que la parution d'Organt (printemps 1789) et que la rédaction de La Raison à la morne () (précédé de « Lire Saint-Just », par Miguel Abensour - édition établie et présentée par Anne Kupiec)..

Formé d'un ensemble de vingt-huit pages, le manuscrit est conservé jusqu'en 1877, dans la collection de Benjamin Fillon.. Passé ensuite de main en main, il est acheté par Albert Morlon. Ce dernier le communique à qui l'édite dans la Revue bleue, le , à partir de l'original autographe. Morlon en fait don, en 1920, à la . Auparavant, il travaille à sa propre transcription du texte, qui paraît dans les Mémoires de la Société académique du Nivernais en 1920.

Il existe également une copie de la première scène, contemporaine de l'original à défaut d'être entièrement de la main de Saint-Just, conservée au Musée national de la Coopération franco-américaine de Blérancourt. À partir du vers 25, elle aurait été rédigée par Pierre Thuillier, ami et secrétaire de Saint-Just, selon Reynold Arnould, conservateur du musée de Blérancourt. Il pourrait s'agir, selon Serena Torjussen, d'une tentative de réécriture à quatre mains, en 1792.

Mise en scène En 1989, la pièce est mise en scène par la compagnie France Clément au café de la Danse, à Paris.

Personnages Arlequin Perette (Ninette en 1792) Un ambassadeur Un petit maître Un financier, Jacques-Rémi-Luc de la Dindonière, secrétaire, seigneur de Var, Saint-Alban et autres lieux (un agioteur en 1792) Un commissaire, Pierre-André Barbaron Soldats

Édition récente

Bibliographie . . . .

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Écrit lié à la Révolution française Catégorie:Pièce de théâtre française Catégorie:Pièce de théâtre des années 1780 Catégorie:Grèce antique dans la littérature Catégorie:Louis Antoine de Saint-Just Catégorie:Arlequin