Françoise Laborde, née le à Bordeaux, est une journaliste, écrivaine et présentatrice de télévision française.
Entre et , elle est membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel.
Enfance et formation Son père est professeur d'anglais, puis inspecteur d'académie, a été enseignant aux États-Unis où il a publié un ouvrage sur la civilisation française. Sa mère, espagnole, a été membre d'un réseau de résistance franco-britannique et décorée à ce titre par la reine d'Angleterre. Elle a deux sœurs aînées, Geneviève et Catherine (1951-2025), animatrice de télévision, femme de lettres et comédienne. Les trois sœurs accompagnant leurs parents pendant plusieurs étés aux États-Unis (entre 1960 et 1967), ont été partiellement scolarisées dans des écoles américaines.
Après des études littéraires au lycée Camille-Jullian à Bordeaux, elle suit des études de droit à l'université Bordeaux I, où elle obtient un DEA de droit des affaires.
Carrière En 1979, elle part pour Bruxelles et collabore à la revue Europolitique. Parallèlement, elle est correspondante pour RFI.
De 1982 à 1985, elle se spécialise dans l'économie et le social, à RMC.
De 1985 à 1993, elle est cheffe du service économie puis rédactrice en chef adjointe de TF1.
De 1993 à 1995, elle est cheffe du service économie et rédactrice en chef adjointe à France 3.
En 1995, elle est nommée cheffe du service économique et social ; et rédactrice en chef adjointe à France 2.
En 1997, elle devient rédactrice en chef de Télématin et présente à partir de cette année-là l'interview politique Les 4 vérités, et ce jusqu'en .
À partir de 1999, elle est la remplaçante habituelle de Béatrice Schönberg aux journaux du week-end sur la même chaîne. Il était prévu qu'elle devienne à partir de la présentatrice par intérim de ces journaux du week-end pour quelques mois, Béatrice Schönberg étant écartée provisoirement de son poste pendant la campagne électorale en raison de son mariage avec le ministre Jean-Louis Borloo. Mais l'annonce en de la grossesse de la présentatrice du 13 h Élise Lucet a changé la donne : Françoise Laborde remplace finalement Élise Lucet, et c'est Laurent Delahousse, récent transfuge de la chaîne M6, qui assure de son côté le remplacement de Béatrice Schönberg.
Le , elle est nommée au Conseil supérieur de l'audiovisuel, l'autorité de régulation de l'audiovisuel en France, par Nicolas Sarkozy, alors président de la République « Françoise Laborde et Christine Kelly nommées au CSA » sur Ozap.com, .
Au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) , elle prend en charge le dossier de la protection du jeune public et des télévisions payantes. Elle lance la campagne « Pas d’écran avant 3 ans » et « la télé c’est mieux quand on en parle ». Elle fait évoluer la grille de signalétique des programmes. Elle s’élève contre les concours de mini-miss à la télévision et les retransmissions de sports violents. Elle met en garde également contre les dérives de la téléréalité.. Après plusieurs drames, Françoise Laborde lance une concertation et propose également la diffusion en soirée de certains clip vidéo-musique trop violents.
A la fin de ce détachement au CSA, elle est réintégrée à France Télévisions, mais conteste les conditions de cette réintégration et choisit une rupture conventionnelle. Elle touche euros bruts de son employeur. En 2021, trois cadres dirigeants de France Télévisions seront condamnés par la Cour de discipline budgétaire et financière pour avoir versé ces indemnités de départ sans avoir respecté les procédures..
En 2015, elle est nommée par le Premier ministre Manuel Valls au Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes.. Elle y reste jusqu'en 2019.
Septembre 2024 signe son retour a la télévision en direct, sur la chaîne d'information CNEWS, comme chroniqueuse journalistique dans l'émission de soirée 100% politique.
Engagements sociétaux
Engagements féministes
En 2011, Françoise Laborde fonde l’association PFDM - Pour les femmes dans les médias - avec plusieurs responsables féminines des grands médias français : « En 2011, je me suis trouvée invitée par le MIPCOM à Cannes pour un déjeuner intitulé : « The Women in Global Entertainment Power Lunch ». Il y avait là peut-être 200 femmes, venues du monde entier... et nous étions 3 françaises !!! J'étais stupéfaite, accablée, désespérée... C'est à cette occasion que j'ai décidé de lancer l'association Pour les femmes dans les médias »..
En 2016, les trophées PFDM sont créés pour récompenser des femmes pour « leurs parcours personnel et leur contribution à la cause des femmes ». En 2018, Françoise devient présidente d'honneur de PFDM.
En 2019, en marge de la remise des trophées, elle mobilise les médias contre le harcèlement sexuel : « On est une association de femmes féministes qui ont de l’esprit et de l’humour. Dans la foulée de l’affaire Weinstein et du mouvement #Metoo, de la polémique sur la tribune « sur la liberté d’importuner », nous nous sommes dit qu’il fallait agir sur la prévention de ces agissements — plutôt que sur la sanction »..
Françoise Laborde préside la cérémonie de remise de la charte avec le ministre de la Culture Franck Riester..
En , après la signature de la Charte par de nouveaux signataires., Françoise Laborde quitte la présidence d'honneur de PFDM., l'association ayant refusé de prendre position après le césar de la meilleure réalisation remis à Roman Polanski, dénonçant « l'hypocrisie » et les « calculs personnels » de certaines membres du bureau de PFDM..
Engagements contre l'homophobie
En 2012, Françoise Laborde devient marraine de l’association Le Refuge, puis vice-présidente de l’association pour venir en aide aux jeunes LGBT chassés de chez eux. En 2013, Elle crée le Club des amis du Refuge qui réunit des personnalités du monde des médias désireuses de soutenir cette cause. Elle participe deux fois à Fort Boyard en faveur du Refuge... En , . En 2018, elle quitte les instances du Refuge après un désaccord avec Nicolas Noguier.
Engagements pour la laïcité
Le , elle participe à la soirée « Toujours Charlie : de la Mémoire au Combat » en hommage aux victimes du terrorisme islamiste, organisée par le Printemps républicain, la LICRA et le Comité Laïcité République, avec le soutien de Charlie Hebdo, aux Folies Bergère...
Le , Françoise Laborde préside le jury du Prix Laïcité République, attribué ente autres à Georges Bensoussan, et Boualem Sansal. Dans son discours, lors de la remise des prix, à la mairie de Paris, elle se déclare inquiète des mises en cause de la laïcité : « La laïcité n’a pas besoin d’être précisée par un adjectif ! La laïcité n’a pas être « inclusive » ou « différente » ou du Nord ou du Sud. Non, la laïcité est universelle ».. Pour défendre la laïcité, elle signe aussi l’appel des 113, de , contre la modification de la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 étudiée par le gouvernement...
Engagements contre la maltraitance des enfants
En 2018, Françoise Laborde publie une enquête sur les maltraitances commises sur les enfants, avec Michèle Créoff, vice-présidente du Conseil national de la protection de l'enfance.., et personnalité reconnue comme spécialiste engagée de la protection de l'enfance.
Dans leur ouvrage intitulé Massacre des innocents, les Oubliés de la République, elles rappellent qu’il y a en France deux enfants tués par semaine, un enfant violé toutes les heures, de violences identifiés par les forces de police, et mineurs pris en charge par les services sociaux.. Pour interpeller les pouvoirs publics sur l’indifférence française à l’égard des maltraitance, Françoise Laborde et Michèle Créoff publient une tribune dans le JDD adressée au président de la République et signée par plusieurs personnalités.. À la suite de cette tribune, elles sont reçues par Brigitte Macron à l’Élysée.. En , lors d’une émission sur les enfants placés sur France 3, elle interpelle vivement Agnès Buzyn pour son absence dans ce dossier..
Polémiques
En 2008, à la suite de la publication de son livre Ça va mieux en le disant..., une polémique éclate autour du rôle des cheminots pendant la guerre et de la réalité historique du film La Bataille du rail. Françoise Laborde écrit : « Nul n’ose rappeler que les trains de la mort qui emmenaient juifs et résistants vers les camps d’extermination n’ont jamais été stoppés par des grévistes et sont toujours arrivés à l’heure, leur prestation payée, rubis sur l’ongle, par les nazis. Sans les trains français, comment la déportation aurait-elle pu avoir lieu ? Les cheminots héros de la Résistance dans La Bataille du rail, voilà une imposture historique extrapolée et véhiculée par les « camarades » après la guerre. Rappelant cela, je sais que je vais me faire des copains... ». L’association Acrimed la met alors en cause, considérant qu’elle attaque injustement les cheminots.. Le journaliste et écrivain Gilles Martin-Chauffier lui donnera cependant raison..
En , l'association de critique des médias Acrimed accuse Françoise Laborde et Denise Bombardier de plagiat lors de la rédaction de leur livre intitulé Ne vous taisez plus ! paru en 2011 . .. Le , le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Fayard, éditrice de ce livre, pour plagiat, soulignant qu’il est . Les passages incriminés se trouvant dans la partie du manuscrit écrite par Françoise Laborde, sa coauteure Denise Bombardier l'a désavouée :
En 2013, Françoise Laborde s’élève contre la diffusion en journée du clip College Boy du groupe Indochine, le jugeant trop violent. Le clip réalisé par le canadien Xavier Dolan met en scène un jeune homme victime de harcèlement scolaire et qui finit par être crucifié dans la cour de son collège. Interrogée sur Europe 1, elle déclare. « Ces images n'ont pas leur place en journée sur des chaînes musicales. C'est insupportable de montrer une telle violence. On est dans une chanson pas dans un clip d'art et d'essai ».. Le chanteur du groupe Indochine se défend d’avoir voulu créer la polémique : « On s'attendait avec Xavier que ce film suscite des réactions. On l'a fait un petit peu pour ça. Mais ça a été surdimensionné ». Avant de s'en prendre à Françoise Laborde : « Elle a pas tort mais elle a parlé trop vite. On n'est pas irresponsables. Je vais pas montrer ce clip à ma fille de 11 ans »...
En 2026, l’Arcom inflige une amende à Cnews pour des propos tenus par la journaliste sur son antenne en 2025. Laborde y fustigait alors « tous les penseurs de l’Ouest libéral » qui prennent la défense des « Palestiniens » : « Arrive le 7 octobre . Et qu’est-ce qu’ils découvrent avec horreur ? Tous ces… j’allais dire, naïfs occidentaux, que ces gens, ces opprimés qui étaient des gens qu’il fallait absolument défendre, se révèlent être les sauvages, sanguinaires, les plus épouvantables qu’on puisse imaginer, et font un pogrom le ». Dans sa décision, l'Arcom juge que les propos étaient de nature à « encourager des comportements discriminatoires » en associant « l’ensemble des Palestiniens aux auteurs des attaques terroristes du »CNews sanctionné d’une amende de 100 000 euros pour des propos discriminatoires envers les Algériens et les Palestiniens sur lemonde.fr du 11 février 2026.
Distinctions https://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/promotion/lh20170101.pdf (officier, 2016 - chevalier, 2006). . .
Publications
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Muette. Quand ma mère me rendait folle, Éditions Jean-Claude Gawsewitch, 2013, 256 p. Les mûres ne comptent pas pour des prunes, Editions Michel Lafon 2015 avec Isabelle Duquesnoy. Massacre des Innocents, les oubliés de la République, KDP 2018 avec Michèle Créoff
Elle a également écrit une préface :
Vie privée