La gare de Jouy-sur-Morin - Le Marais est une ancienne gare ferroviaire française de la ligne de Gretz-Armainvilliers à Sézanne située sur le territoire de la commune de Jouy-sur-Morin, dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.
La gare
Sur le plan du positionnement de gares, c'est une gare des franges Est de la région parisienne (grande couronne périurbaine), assurant la desserte d'une commune de par le réseau Transilien Pplan d'itinéraire en ligne à la page : du site web du Transilien, à la fois gare ferroviaire et station d'autocars. La fréquence des horaires de desserte est très variable : entre d'une part les horaires des matinées de semaine (déplacements pendulaires) vers les lieux de travail de Paris et cœur d'agglomération) avec 1/2 h d'intervalle minimum, et d'autre part les horaires de milieu de journée en week-end (déplacements familiaux) avec d'intervalle maximumDépliant Horaires Transilien, Paris-Est < > Coulommiers < > La Ferté-Gaucher (du au ) ; SNCF/Transilien 2008, réf. PE-D08-36. En l'état actuel du réseau, le trajet de Paris (par Haussmann-Saint-Lazare ou gare de Paris-Est) à la gare de Jouy-sur-Morin nécessite en moyenne, avec un à deux changements (Coulommiers, voire Tournan).
Historique vignette|gauche|upright=1.25|Passages à la station : Horaires d'hiver de la Ligne 21, ( des Chemins de fer de l'Est, 1912).
Construite au à l'époque des locomotives à vapeur (ouverture de la gare de l'Est à Paris en 1849, arrivée du chemin de fer jusqu'à Coulommiers en 1862Page sur l'Histoire de Coulommiers dans le portail commercial de la Seine&Marne : http://www.la-seine-et-marne.com/histoire/coulommiers2.html, puis en 1881 à La Ferté-GaucherVoir la page de ligne "Le répertoire des rues ferroviaires", site d'un cheminot collectionneur : http://pagesperso-orange.fr/rue_du_petit_train/lignes/idf/gretz-sezanne.htm), elle est architecturalementSite amateur sur les typologies d'architecture ferroviaires, page sur la gare de La Ferté-Gaucher : http://www.lesgares.com/typologie/gare_typo.php?his=1&req=FTG considérée comme étant "de Style standard Est", comme les autres gares de la ligne construites par la compagnie. Style qui dans sa déclinaison est particulièrement dépouillé et simplifié localement, avec des encadrements de fenêtre carrés, au lieu d'être voûtés avec combinaison de briques. Faite d'un bâtiment unique sans ailes latérales et à trois portes, la gare de Jouy-sur-Morin est construite sur le même modèle que la gare de Chailly - Boissy-le-ChâtelVoir les photographies anciennes de cette gare (aujourd'hui désaffectée) sur le site officiel de la mairie de Boissy-le-Châtel : http://boissylechatel.free.fr/images/2OCR_DOC-1.jpg. à deux stations en aval.
La commune se retrouvait alors à moins de de ParisHoraires d'hiver voyageurs 1912-1913, ligne Gretz – Sézanne (avec direct Gretz – Paris) conservés dans l'indicateur rapide des Chemins de fer de l'Est, , . La gare, comme l'ensemble de la ligne (allant alors jusqu'en Champagne, à Esternay) était gérée par la Compagnie des chemins de fer de l'EstVoir la carte de l'ancien réseau de la Compagnie de l'Est, sur le site de l'association A.J.C.T.A. : http://www.ajecta.org/Page_cadr_dep.htm jusqu'à la nationalisation et création de la SNCF en 1938.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les relevés d'archives du Centre d'archives historiques de la SNCF sur l'arrondissement Paris-Est ne signalent ni bombardement allié ni sabotage de la Résistance sur la zone de responsabilité de la gare de Jouy-sur-MorinLes archives de la région SNCF de l’Est, Service Voie et Bâtiments, sur les destructions de la période 1939-1945 : répertoire numérique dressé sous la direction de Laurence Bour, (Centre d'archives historiques de la SNCF). (l'essentiel des actions se fera en aval sur le secteur de la Brie Boisée, en 1944). Jusqu'à la fin de la vapeur vingt ans plus tard, la gare du village verra passer les célèbres locomotives à charbon des séries 140Villemaux, Francis : Correspondances Ferroviaires, 23, 2005 : « Au dépôt de Sézanne, les 140 C vivaient à la campagne », pages 21-31.. Régionalement, jusqu'en 1972 (fermeture de la gare de Sézanne), la gare de Jouy-sur-Morin sera de fait la quinzième gare de la « ligne 21 » Gretz – Sézanne.
La Compagnie de l'Est avait créé une liste numérique de ses lignes à 1 ou 2 chiffres. En 1972, la SNCF a créé une autre liste analytique comptable nationale à rotation de sens trigonométrique (nverse du sens des aiguilles d'une montre). La ligne Paris – Mulhouse est dénommée numériquement "", où les 3 derniers caractères peuvent être remplacés par le point kilométrique ; ainsi le point "" désigne la gare de Nangis. Le numéro "" est celui de la ligne de Gretz à Sézanne, dénomination reprise par RFF.
La combinaison électricité/diesel faisait gagner une heure de voyage vers ParisVoir la carte interactive sur le site spécialisé sur l'ancienne ligne, contenant des documents rares : http://gretz.chez-alice.fr/carte.htm. La gare a connu le passage des navettes diesel qui desservaient la ligne jusqu'au terminus de La Ferté-Gaucher, assurées par des autorails de des années 1960 (séries X 4300 rouge et crème surnommés « Caravelles »). Jusqu'aux années 2000, la gare était desservie par des trains de grande banlieue (navettes portant les codes-missions IENA/LENA et FEGE/FAGE), regroupés sous le sigle Transilien sous l'égide de la SNCF en 1999 (auparavant sous réseau disparate de trains de banlieue et de TER d'Île-de-France). Avec parfois du renfort en matériel de TER des régions limitrophes, comme dans le cas du réseau Est avec du renfort matériel des TER de la région Champagne-Ardenne.
La ligne du Transilien venant de Paris-Est étant électrifiée seulement jusqu'à Coulommiers (depuis 1992), c'est avec des BB 67400 tractant des rames inox (dits « petits gris ») que la desserte ferroviaire a été assurée jusqu'en 2003. Le service est depuis assuré par des autocars Transilien de livrée bleue (affrétés par les sociétés Darche-Gros et V.A.S.), longeant la voie ferrée inutilisée, en empruntant la route départementale D66, le long de la vallée du Grand Morin, d'abord avec des autocars de marque Irisbus Iliade, puis depuis 2006 avec des modèles TEMSA Safari (certification à la norme ISO 9001)Voir la page d'Actualités 2006 et la page Véhicules du site de la société de transport V.A.S. : http://www.v-a-s.com/actualites.htm.
La gare de Jouy-sur-Morin est aujourd'hui désaffectée. Son bâtiment voyageurs appartient à la commune de Jouy-sur-Morin, qui souhaite la vendre malgré les souhaits de l'opposition municipale..
Géographie
thumb|right|Passage à niveau 61 avec sa maison de garde-barrière, Le Gué-Blandin, Jouy-sur-Morin (sept. 2004).
Avant-dernière gare de ligne, la gare de Jouy-sur-Morin - Le Marais se trouve au PK 88,633 (point kilométrique) du départ de Paris-Est, et seulement à trois kilomètres du terminus de ligne à La Ferté-Gaucher. La date de construction de la gare et de la ligne (années 1880) ne permet pas de la retrouver sur les cartes d'État-Major du , établies avant, et il faudra attendre peu après la publication des cartes du Ministère de l'Intérieur dites cartes du service vicinal au 1/ pour la voir apparaître dans l'histoire territoriale de la commune (feuille -13, Seine-et-Marne). Elle n'est pas située (voir la localisation de la gare sur la carte en ligne de Wikimapia) dans le quartier du Marais, qui est à presque un kilomètre de la gare mais dans le quartier du Faubourg ; elle porte ce nom accolé du fait de la présence au Marais de l'ancien premier employeur local de la papeterie du quartier industriel du Marais (autrefois : Société des papeteries de Sainte-Marie et du Marais) qui était jusque dans les années 1920 la grande papeterie fabricant le papier à billets de la Banque de France.
Trois passages à niveau avec habitation de garde-barrière étaient rattachées à la gare de Jouy-sur-Morin, dont les bâtiments subsistent encore aujourd'hui, déclassés et reconvertis en habitation privée. Le premier, le PN 61 au sud du hameau de Champgoulin (rue de la Papeterie) ; le deuxième, le PN 63 au sud du quartier du Faubourg (en fin de la D66 bis) ; le troisième, le PN 64 sur l'écart des Ramonnets (parallèle à la D66 et simple croisement avec une voie communale non-classée)Carte I.G.N. 2614-O, La Ferté-Gaucher : carte de randonnée, carte topographique "Série Bleue". La route départementale D66 qui traverse le village, se parcourt elle sans passage à niveau (pont du Puy, au sud du hameau de La-Chair-aux-Gens …qui a fait l'objet de fermetures et de longs travaux en 2000)Le Parisien, édition Seine-et-Marne-Nord, article du 29/07/2000 "Jouy-sur-Morin : Les habitants veulent récupérer leur pont", de Noëlle Vaille..
Le caractère rarement rectiligne du tracé de la ligne ferroviaire sur sa zone (tracé presque parallèle au cours en forme de « M » de la vallée du Grand Morin à Jouy) en fait, avec ses angles de virages très prononcés, la section de ligne comprenant la plus forte limitation de vitesse de train de l'ensemble de la ligne, comme en témoignent les panneaux de signalisation ferroviaire.
Sur le plan de l'aménagement du territoire, depuis peu et en parallèle des orientations de développement touristique impulsées par le chef-lieu de canton (structuration dite « 2T2M »)Site commun des offices du tourisme Terroir & Tourisme des Deux Morins : http://www.2t2m.com/tourisme-et-terroir-des-2-morins/index.htm, une association localePrésentation du projet et photographies de PK jouyssiens de la ligne sur le site Internet de l'A.S.T.M. : http://www.atsm-77.com/ travaille sur le projet de faire repasser une navette des années 1960 dans la gare de Jouy, dans le cadre d'une mise en ligne de tourisme ferroviaire du tronçon Coulommiers/La Ferté-Gaucher (sur le modèle du travail fait en Brie champenoise par l'association TFBCO (Tourisme ferroviaire de la Brie champenoise à l'Omois) sur la ligne entre Mézy et MontmirailVoir la présentation des réalisations faites sur le site de TFBCO : http://www.tfbco.fr/association.php avec un autorail dit « Picasso »).
Économie
Par suite de problèmes techniques et d'évolutions économiques, elle n'est donc maintenant desservie depuis quelques années que par des bus depuis la gare de Coulommiers sur trois stations (d'ouest en est) pour la fin de ligne vers le terminus de la gare de La Ferté-Gaucher.
Le passage à Jouy-sur-Morin de l'autorail aux autocars a d'abord été annoncé comme temporaire, au moment des derniers passages d'autorail (2002Le Parisien, édition Seine-et-Marne nord, article du 02/12/2002 "Le train n'arrive plus à La Ferté-Gaucher", de Denis Courtine) et même au moment de la cristallisation de l'itinéraire d'autocars (2003Le Parisien, édition Seine-et-Marne nord, article du 26/06/2003 "Les usagers tiennent à leur ligne", de Georges Blond).
Le choix de gestion entre les deux modes de véhicules semble s'être fait d'une part sur les problèmes de faible fréquentation de la ligne, avec une image d'une ligne "à panne et à problèmes" chez les usagersLe Parisien, édition Seine-et-Marne nord, article du 19/05/2000 "Le train déraille à Chauffry", d'Eric Hacquemand et d'une concurrence sur les têtes de lignes au moment de la mise en place par le Conseil Général de lignes de bus plus directes, sous le label Seine-et-Marne Express (20 % des voyageurs dans le cas de la ligne Coulommiers – La Ferté-GaucherVoir à ce sujet le témoignage du dernier chef de gare de La Ferté-Gaucher, dans L'Union, "l'ancien chef de gare tourne la roue", ) ; mais surtout d'autre part sur les problèmes logistique, la gamme d'autorail alors en service devenant obsolète, et les autorails utilisés partants soit en renfort sur la ligne plus importante et plus médiatisée encore de Provins, soit en réparation en ateliers S.N.C.F. spécialisés, dans l'Est de la FranceIbid., réf. 19.. Jouy-sur-Morin n'a pas donc connu le passage des autorails de la génération suivante, de type X 73500.