Le timbre d’un franc vermillon au type Cérès fait partie de la première émission de timbres d’usage courant français, émise le .
La date d’utilisation la plus précoce connue est celle du (2 lettres connues, toutes deux originaires de Paris).
Ce timbre, d’abord imprimé en rouge vermillon (« rouge clair »), existe ensuite en rouge carmin (« rouge foncé »)L'administration postale a volontairement approuvé et produit cette différence de couleur, clair ou foncé. La nuance vermillon est retirée par l'administration générale des postes en raison d'une possible confusion avec le rouge-orange de la même série qui est prévu. En effet, dans les bureaux de poste mal éclairés, les postiers auraient pu vendre des timbres rouges au prix des timbres orange de 40 centimes, ou en vérifiant l'affranchissement confondre vermillon et orange, l'erreur étant accentuée par le fait que la typographie est minuscule. Or les postiers sont responsables sur leurs deniers des timbres qui leur sont confiés. timbres vermillon ont été tirés ; le stock restant de est détruit le . Le rouge carmin sert jusqu'en novembre 1853 et l'émission d'un timbre à l'effigie de Napoléon III de même valeurCatalogue de cotations des timbres de France, éd. Dallay, 2007-2008, page 86..
Le un franc vermillon est le plus recherché et le plus cher des timbres-poste de France. Sa cote s'explique par la rareté relative de ce timbre (car peu utilisé et durant une courte période) et par son esthétique.
Toutefois, comme tous les produits peu abondants, les exemplaires découverts sont préservés, et réparés. On le trouvera assez souvent oblitéré (en qualité standard s'entend) dans les ventes sur offre. Mais neuf, avec de grandes marges et une couleur et un papier frais, il est très rare. Il atteignait en neuf avec gomme d'origine une cote de ou plus, et en oblitéré une cote de ou plusDans le cas de ce timbre, et de quelques autres, pour des exemplaires dit « beaux » ou « très beaux », le prix de vente est assez proche de la cote, voire supérieur, contrairement à beaucoup d'autres timbres-poste..., dans l’édition 2011 du catalogue Yvert et Tellier (timbre numéro 7).
La circulaire de retrait de ce timbre en date du est un document philatélique coté par les catalogues puisqu'elle comprend deux demi-timbres coupés pour permettre aux directeurs de bureaux de poste de différencier les deux nuances de rouge.
Le un franc vermillon est au cœur de l'intrigue du roman de Guy Lejaille, Du sang sur un vermillon.
Voir aussi Timbres de France 1849
Notes et références
Catégorie:Timbre de France d'usage courant Catégorie:Premier timbre d'un pays