alt=Emprise du château en 1835|vignette|Emprise du château en 1835 Le Pescher est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Commune du Massif central située sur la Sourdoire

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Argentat-sur-Dordogne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Le Pescher est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brive-la-Gaillarde, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,5 %), prairies (30,1 %), zones agricoles hétérogènes (26,4 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Transport routier Réseau Réseau interurbain de la Corrèze

Risques majeurs Le territoire de la commune du Pescher est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Ménoire et la Sourdoire, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Pescher. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 36,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 65 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM.

Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée.

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune du Pescher est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif.

Histoire

Le Pescher est une partition du village de Sérilhac qui se fit en deux temps : création difficile de la paroisse en 1877 puis décret de fondation de la commune en 1897.

ORIGINES DU CHATEAU : Le château du Pescher(1) a très probablement été bâti dans le courant du afin de contrôler la haute vallée de la Sourdoire, véritable couloir d’invasion mettant en communication deux bassins versants distincts : celui de la Dordogne et celui de la Corrèze, séparés par le seuil du Planchat.

Le patronyme, le toponyme, le château et sa seigneurie sont connus dès l’aube du second Moyen Âge et affirment l’importance que cette place forte stratégique avait alors. En effet, Félize – alias Hélix, Félise ou Élise – dame du Pesch(i)er, née en 1165, épouse en 1180 Hercule de Saint-Chamans, chevalier, seigneur de Saint-Chamant en Limousin(2). Il est appelé par La Chesnayte Desbois Hercule de Saint-Chamans du Pescher(3). De leur union naquit Léonard, lui-même seigneur de Saint-Chamans, marié en 1212 à Marie de Scorailles. Bien qu’ayant essaimé en Auvergne, les Saint-Chamans se disaient, encore au , seigneur du Pescher, de Branceilles, de Saint-Marc, etc.

SEIGNEURIE DU PESCHER : La seigneurie du Pescher est un fief en justice dont le seigneur rendait foi et hommage au vicomte de Turenne dès le . En 1401, le fief est confirmé appartenir aux Aymar(d) de Lostanges puis passe par alliance aux La Brande(4) puis aux Ce(p)pes. La terre de Lostanges, à toute proximité du Pescher qu’il surplombe, « qui a donné son nom à une maison qui était considérable dès le », a eu pour premiers seigneurs une ancienne famille du nom d’Adémar ou Aymar(d). Marthe épousa Bertrand de la Brande, damoiseau, coseigneur de Beyssac, descendant de Aimeri, chevalier, vivant en 1243. Unique héritière des Aymar(d), ses enfants en recueillirent les biens vers 1350, à charge pour eux de porter le nom et les armes des Aymard de Lostanges. Les La Brande – devenus Aymard de Lostanges – et les Ce(p)pes leurs alliés détinrent le Pescher en co-seigneurie ; elle échut ensuite à Gilbert et Raymond d’Ornhac, ce dernier mort vers 1390, puis à ses fils Jean et Guillaume et de là aux Conros(5) qui le titrèrent baronnie puis vicomté à la fin du et même comté en 1729, et enfin aux Saint-Chamant et à l’antique famille des Cars.

GUERRES FRANCO-ANGLAISES(6) : Jean et Guillaume d’Ornhac, emboîtant les pas de leur père et oncle Raymond et Gilbert, s’affranchirent de leurs devoirs féodaux envers les vicomtes de Turenne et prirent fait et cause pour les bandes anglaises qu’ils servirent et avitaillèrent sans retenue : alors que Guillaume et Raymond de Beaufort, vicomte de Turenne, servaient la cause française, les deux seigneurs de Sérilhac et du Pescher servaient les Anglais. Non seulement ils apportèrent des secours à Gunet del Peyronnet, l’un de leurs capitaines, mais ils permirent à un autre capitaine, Romanet Desort de s’emparer du château de Sérilhac – el repaire de Saralhac – en 1381 ou 1382 et à un troisième, Nolot-Barbe qui commandait à Beynat, d’entrer dans celui du Pescher. La perte de ses deux châteaux causa un préjudice énorme à toute la vicomté. Raynaud de Lasteyrie, lieutenant du vicomte et presque tous les gentilshommes du pays furent faits prisonniers et « il en coûta des sommes considérables pour les libérer ». Ne pouvant tolérer cette situation, le vicomte de Turenne, petit-neveu du pape Clément VI, capitaine des armes du Comtat-Venaissin et capitaine pontifical, fit saisir le les deux châteaux de Sérilhac et du Pescher et toutes les terres occupées par les rebelles. Le jugement condamnant Gilbert et Jean d’Ornhac pour refus d’hommage au vicomte de Turenne et soutien accordé aux Anglais fut confirmé le . Les choses n’en restèrent pas là puisque les échauffourées se multiplièrent pendant encore sept années puisque, finalement, les frères d’Ornhac rendaient hommage au vicomte en 1414.

GUERRES DE RELIGION : en 1586, le château subit le siège de six cents huguenots conduits par Guiscard de Cavagnac, un lieutenant du vicomte de Turenne. Jean de Saint- Chamant, auquel les seigneurs de Gimel, de Marcillac et de Pompadour vinrent prêter main-forte, réussit à faire lever le siège et les assaillants durent s’enfuir et se réfugier dans les maisons du village. Ils eurent la vie sauve et purent battre en retraite à la condition toutefois d’abandonner les pièces d’artillerie avec lesquelles ils battaient le château.

DEMANTELEMENT : Pillé le , le château féodal du Pescher qui avait miraculeusement échappé aux pillages et aux destructions de la guerre de Cent Ans, fut livré au pic des démolisseurs pendant la Terreur de sinistre mémoire. Le cadastre dit napoléonien, levé ici en 1835, représente les douves inondées par le détournement du ruisseau du Breuil et, par voie de conséquence, l’emprise au sol du château. Rien toutefois ne permet d’en déduire les élévations.