Ahmed Laghmani ou Ahmed Loghmani (), né le à Zarat. et mort le . à Tunis, est un poète tunisien.

Biographie Il étudie à la Zitouna puis entame une carrière d’enseignant. Inspecteur au ministère de l'Éducation, il dirige la radio nationale, où il produit l'émission Houwat Al Adab qui s’emploie à détecter de jeunes nouvellistes, romanciers et poètes.

Également chargé de mission à l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences, il siège à l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts.

Ami de Bourguiba Au début des années 1960, le président Habib Bourguiba le découvre à la faveur de l'un de ses poèmes lu à la radio. . Ceci explique aussi la grande place que tient Bourguiba dans la poésie de Laghmani : le premier recueil de ce dernier, Cœur sur une lèvre publié en 1966, est dédié au président. Son deuxième recueil, Monsieur Habib publié en 1986., est dédié intégralement, jusque dans son titre, à Bourguiba.

Ahmed Laghmani apprend le coup d'État du 7 novembre 1987 alors qu'il s'apprête à quitter Zarat, sa ville natale. Arrivé à Tunis, il constate que la police encercle son café ; le traumatisme qui s'ensuit va le marquer jusqu'à sa mort. .

Opposition à Ben Ali . S'il l'était réellement, le poète se serait acclimaté sans problème au régime de son successeur, Zine el-Abidine Ben Ali, or Laghmani décline les offres du nouveau président. transmises par le biais de son ministre de la Culture, Zakaria Ben Mustapha. De plus, alors que commence la répression contre l'opposition au régime en 1991, Laghmani est l'un des rares poètes à rédiger un pamphlet contre le président.. .

Quand Laghmani refuse de soutenir Ben Ali, celui-ci le traite comme un opposant déclaré : on lui confisque la patente d'un commerce et il est contraint de le liquider à moitié prix. On refuse aussi de lui délivrer le permis de publier son manuscrit, Tempêtes d'automne (), alors que, .

Maladie et décès Les premiers signes de la maladie d'Alzheimer commencent vers les années 2000, peu de temps après la mort de Bourguiba. Ce mal contraint le poète à mener une existence casanière. Au fur et à mesure que le mal empire, les quelques amis qui venaient de temps à autre chez lui cessent de le voir ; seul l'écrivain Jilani Ben Haj Yahia continue de le voir jusqu'à sa mort survenue en 2010..

Le poète meurt le à l'âge de 92 ans dans sa maison de la cité Ennasr à Tunis. Conformément à son vœu, Ahmed Laghmani est inhumé à Zarat, le lendemain, dans le même cimetière où a été enterré son neveu, le poète Mokhtar Laghmani mort à l'âge de 25 ans.

Poésie Vers classique , respectant les règles définies dès le par le philologue Khalil ibn Ahmad.

Thématique Sa thématique, si elle s'articule pour une grande partie autour la personnalité de son ami Habib Bourguiba, s'élargit aussi au Maghreb, à l'Afrique ou aux enfants. Il ne dédaigne pas non plus l'amour, même si l'un des thèmes récurrents de sa poésie est la nostalgie lancinante de sa terre natale, l'oasis de Zarat.

L'un de ses poèmes les plus populaires, Les deux palmiers (), est un hymne d'amour à Zarat :

. En 1999, il est traduit en français par Jean Fontaine..

De même facture que Les deux palmiers, .

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Vie privée Il est le père du juriste Slim Laghmani.

Œuvres Les principales œuvres d'Ahmed Laghmani sont trois recueils de poèmes et deux ouvrages en prose : . . .

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Notes et références

Bibliographie .

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