Chicoutimi. est l'un des trois arrondissements urbains de la ville de Saguenay, au Québec (Canada). Il est en fait l'arrondissement central de la ville ainsi que le plus peuplé et le plus dense. Produit des réorganisations municipales québécoises. de 2002, il englobe le territoire des anciennes villes de Chicoutimi et de Laterrière et une partie de l'ancienne municipalité de Canton Tremblay.. Le nom fait aussi référence à un secteur de l'arrondissement dont le territoire est coextensif avec celui de l'ancienne ville.

Situé à la confluence des rivières Chicoutimi. et Saguenay., Chicoutimi, principal centre urbain du Saguenay–Lac-Saint-Jean., rassemble une population de . Les habitants se nomment Chicoutimiens et Chicoutimiennes.

La ville, tout en gardant une vocation commerciale confirmée par l’arrivée des centres commerciaux au cours des années 1970, fait office de centre institutionnel de la région. L’économie de l’arrondissement repose principalement sur le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-St-Jean, l’Université du Québec à Chicoutimi, le Cégep de Chicoutimi, les centres de recherche, mais aussi sur l’usine Rio Tinto de Laterrière. Les arts et la culture y occupent une place prépondérante avec près de 150 attractions culturelles (galeries, musées, centres d'artistes, œuvres d'art publiques, salles de spectacles, cafés et restaurants culturels) regroupés dans le centre-ville, un quartier appelé le Croissant culturel de Chicoutimi.

Aujourd’hui, l’arrondissement de Chicoutimi constitue également un important pôle touristique et culturel régional, notamment grâce à son centre-ville historique, à la zone portuaire et à la Pulperie de Chicoutimi, reconnue comme lieu historique national du Canada depuis 1983.

Toponymie vignette|340px|left|Avant d'être un arrondissement de Saguenay, Chicoutimi était une municipalité. En langue innu aimunhttps://umanitoba.ca/student/indigenous/media/24_Place_Names.pdf eshko-timiou signifie .. Chicoutimi, d'après l'évêque Louis-François Laflèche, serait composé des mots cris ishto, jusque-là, et timew, c’est profond. Shekotimiu, dit le père Charles Arnaud, veut dire les eaux sont profondes comparées aux autres rivières. Le vocable autochtone, considéré comme descriptif, désignait déjà un lieu géographique avant toutes tentatives d'établissement. L'endroit constituait, ce qu'il est convenu d'appeler, sur le Saguenay..

Chicoutimi, écrit à son tour le père Louis Babel, a dû être tiré de la langue montagnaise et non pas de la langue des Cris qui vivent dans le Nord-Ouest. Le mot Chicoutimi vient des deux mots montagnais tcheko (enfin), timi (profond). Les autochtones, descendant du lac pour se rendre à Tadoussac, en arrivant au bas de la battue, devaient naturellement pousser ce cri : , enfin c’est profond, et le t initial se faisant très peu sentir a disparu par l'usage. Quant à la terminaison mis, mits, mitch, elle ne change pas le nom ; elle indique seulement le locatif. Ainsi on peut écrire de différentes façons le nom de la ville, ex : la Chicoutimi, Chicoutimits ou Tchekotimits.

Si l'origine autochtone est incontestée malgré les possibles variétés dialectales, l'évolution récente qui a engendré la forme actuelle, à la fois prononciation et écriture, est complexe. On trouve le mot Chicoutimi écrit de treize manières différentes dans divers ouvrages : Chegoutimy, Chekoutimy, Chicoutimimy, Chagoutimi, Chakoutimich, Chikoutimi, Chekoutimich, Chikoutimitch, Chegoutimi, Shekatimi, Shegutimi, Checoutimi et finalement Chicoutimi, universellement utilisé aujourd’hui.

Géographie Territoire de Chicoutimi vignette|300px|left|Vue aérienne de Chicoutimi. Anciennement délimité par Jonquière. à l’ouest, La Baie. à l’est, Laterrière. au sud et le Canton Tremblay au nord, le territoire de la ville de Chicoutimi couvrait une superficie de avant les fusions municipales de 2002. Résultant lui-même d’une fusion avec les anciennes municipalités de Chicoutimi-Nord et Rivière-du-Moulin, l’actuel territoire de Chicoutimi s’étend dans les plateaux des bassins des rivières Chicoutimi et du Moulin en périphérie. Le centre de la ville, escarpé sur les rives nord et sud des vestiges les plus occidentaux du fjord du Saguenay, descend jusqu’à la rivière et forme une petite vallée sur chacune des rives, au sud, en aval de la rivière Chicoutimi, pour former le quartier du Bassin, le Centre-ville de Chicoutimi et au nord le dépression dans laquelle le centre de Chicoutimi-Nord se retrouve, entouré par des quartiers en hauteur.

Secteurs et quartiers de l'arrondissement de Chicoutimi Les quartiers du secteur Chicoutimi, selon leur emplacement dans les anciennes villes fusionnées en 1976. Chicoutimi Chicoutimi-Nord Rivière-du-Moulin Paroisse de Chicoutimi Bassin (Sacré-Cœur, St-Joachim et Christ-Roi) Centre-ville (St-François-Xavier) Notre-Dame Murdock Val-de-Grâce St-Paul Côte St-Antoine (Chemin De La Réserve) Jardins-Talbot Plateau-des-Saguenéens Des Oiseaux Des Écrivains (aux pieds du Mont Ste-Claire) Domaine-Du-Roi Hamel-et-Fradette Ste-Anne Ste-Claire St-Luc Vanier Ste-Geneviève Saint-Nom-de-Jésus Saint-Isidore Gobeil Saguenayville rang Sainte-Famille rang Saint-Jean-Baptiste rang Saint-Joseph rang Saint-Martin rang Saint-Roch

Même si le quartier Hamel-et-Fradette se trouvait adjacent au quartier Saint-Isidore de Rivière-du-Moulin, il était néanmoins un quartier de l'ancienne ville de Chicoutimi. Gobeil a été le dernier quartier à voir le jour à Rivière-du-Moulin.

Relief vignette|260px|La rue Price à Chicoutimi. thumb|260px|Côte de la rue St-Léon. Situé dans une zone de faible altitude connue sous le nom des basses-terres du Saguenay, entre le plateau des Laurentides et le plateau du Labrador, le territoire de Chicoutimi présente un relief abrupt. Le relief de la ville est principalement composé de microreliefs élaborés par un ravinement intense des dépôts du golfe de Laflamme et de la composition solide du Bouclier canadien. Creusée principalement par les rivières et ruisseaux et subissant à la fois les dénivellements combinés de la vallée de l’estuaire du Saguenay et d’une élévation transversale ayant pour plus haut sommet le mont Sainte-Claire, la ville est dans une vallée encaissée caractérisée par des ruptures de pentes rectilignes qui furent souvent causées par d’anciens glissements de terrain..

Le relief très accidenté qui entoure le centre-ville de Chicoutimi affecte la dénivellation de certaines rues lorsque l’on tente d’atteindre les quartiers plus en hauteur de la ville. Plusieurs des pentes de la ville sont les plus abruptes du Canada et sont comparables aux plus escarpées du monde. La côte de la rue Saint-Léon et la côte Saint-Ange, qui séparent le quartier du Bassin de celui de la Côte de la réserve, possèdent des dénivellations de près de 18%.. D'autres rues du centre-ville de Chicoutimi ont aussi la caractéristique de posséder une très forte inclinaison tout en demeurant très achalandées. Les rues Sainte-Famille, Bégin (à la hauteur des rues Jacques-Cartier et Price), Labrecque, Maltais, La Fontaine, Morin et Sainte-Anne font partie de ces rues abruptes et fréquentées.

Hydrographie Rivière Saguenay thumb|left|Le Saguenay à la hauteur de Chicoutimi. thumb|left|Le Saguenay à partir de la croix de Sainte-Anne (située à Chicoutimi-Nord). alt=Le Saguenay vue à partir de la Croix Saint-Anne. |vignette|Le Saguenay vue à partir de la Croix de Sainte-Anne. La rivière Saguenay, dans le territoire de Chicoutimi, est marquée par son passage de l'estuaire jusqu'au fjord. La profondeur et la taille de la rivière varient énormément à l'approche de la ville, mais elle demeure navigable jusqu’aux ponts Dubuc et de Sainte-Anne qui marquent la fin de la circulation maritime. Les rives du Saguenay à Chicoutimi, en continuité avec le fjord, demeurent très abruptes au nord et adoptent un relief en plateau au sud. Les principaux affluents du Saguenay, sur le territoire de Chicoutimi, sont la rivière Chicoutimi, la rivière du Moulin et la rivière aux Rats.

thumb|right|Chicoutimi-Nord juché sur les escarpements du Fjord du Saguenay. thumb|right|Club de Yacht de Chicoutimi. L'influence de l'immense surface d’eau que représente la Saguenay, ainsi que le couloir que le fjord représente, font des rives du Saguenay un endroit parfois très venteux et qui génère du brouillard dans le centre-ville et dans les quartiers aux alentours.

Le sens de la rivière Saguenay, qui irait normalement du lac Saint-Jean vers le Saint-Laurent (direction est), dépend des marées de qu'il subit et qui changent sa direction en laissant entrer l'eau du fleuve dans le fjord (direction ouest). Les marées permettent également la circulation des navires jusqu'à la zone portuaire et au club de yacht de la ville.

L’eau du Saguenay, à la hauteur de Chicoutimi, a été longtemps reconnue comme impropre à la consommation et de très mauvaise qualité. Polluée en amont par les industries papetières de la rivière Chicoutimi et de la Rivière-aux-Sables, sa qualité médiocre a surtout été causée par les rejets de l’immense complexe industriel de l’Alcan à Arvida et par les égouts de la ville de Chicoutimi qui s’y jetaient. Avec une meilleure gestion de la pollution de l’Alcan à Arvida et l’installation d’une usine d’épuration par la Ville de Chicoutimi, la qualité de l’eau du robinet s’est nettement améliorée dans les années 1990. Elle est maintenant considérée comme propre à la consommation.

Cette voie navigable a beaucoup aidé au développement de la ville qui, au départ, bénéficiait d’un port de marchandises et de passagers et d’une traverse entre les deux rives. Avec le développement de meilleurs moyens de communication jusqu’à la ville et l’arrivée du premier pont, le port de Chicoutimi, installé sur un prolongement artificiel de la rive du Saguenay, a surtout servi à la réception des carburants fossiles par la rivière jusqu’à la fin des années 1980. La zone portuaire est devenue une zone récréative et un lieu de rassemblement public dès 1992. Aujourd’hui, seuls les bateaux de plaisance et les petits bateaux de croisière se rendent jusqu'à la ville.

Deux ponts traversent la rivière à la hauteur de Chicoutimi : Pont de Sainte-Anne (piétons et cyclistes) Pont Dubuc (circulation automobile)

Rivière Chicoutimi

Rivière du Moulin (Langevin)

Rivière aux Rats

La rivière aux Rats est une rivière canalisée. Elle débute près du boulevard du Royaume, passe tout près du parc Rosaire-Gauthier, sous le parc Jean-Béliveau, et se jette dans le Saguenay à la hauteur de la rue de l'Hôtel-de-Ville.

Climat

Parcs Le parc de la Rivière-du-Moulin.. vignette|centre|300px|La Rivière du Moulin.

Histoire Occupation autochtone Le territoire de Chicoutimi aurait été fréquenté, au départ, par les groupes innus du Saguenay. Les Chicoutimiens, qui étaient semi-nomades dans la région du Saguenay, bien avant l’arrivée des Européens, empruntaient les portages aux abords de la rivière Chicoutimi pour se rendre au lac Kénogami puis au lac Saint-Jean (lac Piekouagami à l’époque). L’actuel site de la ville, qui marque la fin de la navigation sur le Saguenay, servait de lieu de rencontre pour ces bandes. Il y a également eu une présence iroquoienne, trois millénaires avant notre ère, à la confluence de la rivière Chicoutimi et du SaguenayCHAPEDELEINE, Claude. « Les Iroquoiens de la province de Canada au Royaume du Saguenay: alliances, foire ou diaspora à Chicoutimi » Saguenayensia, octobre-décembre 1985, .

Les Exploration européenne du territoire Pour qu’un premier explorateur pose le pied sur l’actuel territoire de Chicoutimi, il faudra attendre le père Jean de Quen, qui, à la demande des familles du lac Piekouagami (lac Saint-Jean) atteintes d’une épidémie dévastatrice, emprunta la rivière Chicoutimi pour atteindre le lac Kénogami, puis le lac Saint-Jean du au .