Thory est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie Géologie Le territoire de cette commune, séparée de celle de Lucy-le-Bois depuis 1870, comprend 825 hectares dont l'altitude extrême est de 309 mètres au plateau de Vaudran. le terrain, tout en côtes présente la même constitution géologique que celui de Lucy-le-Bois, sauf que le Lias supérieur ou marnes à ciment y est plus développé et s'étend sous le village. C'est à lui que sont dues les prairies des versants qui font la richesse du pays. On a fait quelques recherches de la pierre à ciment au bas de la butte de la Vaire. Une source ferrugineuse recherchée du bétail doit cette qualité aux troncs d'arbres fossiles imprégnés de fer que contient le calcaire du Lias. L'assise franchement calcaire, qui recouvre les marnes à ciment et qu'on appelle calcaire bajocien ou encore calcaire à entroques, se montre au-dessus du village. Il a fourni de la pierre de taille pour les anciennes murailles d'Avallon, et il est entré dans la construction du clocher de Lucy-le-Bois. Plus haut encore, s'élève la masse de calcaires marneux, puis de calcaires durs qui ont fourni de la lave pour les toits, enfin des lits de calcaires qui tiennent du silex et dont se sert l'empierrement des routes. Le calcaire a aussi servi à faire de la Chaux : le lieu-dit Le Fourneau en a gardé le souvenir. Sur le plateau, aux abords du chemin du Val-de-le-Nefprononcez Vau-de-Lannay, on rencontre des pierres roulantes d'un grès ferrugineux que les Gaulois ont fondu.« C'est un reste de l'étage de sable et d'argile faisant partie de l'étage de la craie ; ces couches recouvraient nos contrées, puis elles ont été emportées par les eaux ne laissant que les matériaux plus lourds. On trouve cet étage de sable, d'argile et de blocs de grès simulant des couches aux environs de Toucy et de Saint-Sauveur. On signale un accident singulier de terrain dans la partie supérieure des calcaires appelée l'étage bathonien qui a fourni le marbre »Tissier et Parat : Lucy-le-Bois/Thory, Dijon, 1921. C'est un puits naturel situé dans le bois de Thory, au lieu-dit la Chaume Joliveau. Il était connu au ; la carte de Cassini y place une ferme dite de "Saint-Martin ou de la Grotte".« Ce puits a été exploré par un ingénieur, M. Le Couppey de la Forest, qui lui a trouvé 30 mètres de profondeur sans annexes de galeries latérales.»
Hydrographie vignette|gauche|Ruisseau de Leverlin. Comme la composition du terrain de sous-sol le fait comprendre, l'eau doit se trouver partout à Thory. Un petit ruisseau qui ramasse les eaux superficielles traverse le village et se jette dans le Vau-de-Bouche à l'entrée de Lucy-le-Bois, mais de plus, quatre fontaines alimentent abondamment la commune : La Réchotte, qui sort à gauche de l'ancien château, entretient un lavoir. La source du Ru-de-Vau, qui se situe Rue de Vau, dans un bosquet. Elle est la source du ru du même nom. La fontaine Daguin, qui a fourni de l'eau à tout le village dans les grandes sécheresses et qui entretient un lavoir. La source de Léverlin, la plus abondante, située près du chemin de Coutarnoux, elle est la source du Ruisseau de Leverlin, le ruisseau qui traverse le village. Elle alimentait un ancien étang entre la Rue de Vau et la Rue de Daguin. « Cet ensemble de prises d'eau se complète par un guilleron ou petite pièce d'eau de forme circulaire de 30 mètres de diamètre entourée d'un mur de pierres de taille. Ce bassin, qui reçoit les eaux du petit ru des ChevauxCe nom a été donné par l'abbé Parat, mais a toujours été appelé "Ruisseau de Leverlin" sur les cadastres, est un abreuvoir du bétail. » Ce guilleron a été asséché dans les années 1995, et est maintenant la Place du Guilleron.
Les hameaux Le Petit-Thory. « Au , il existait à l'est du village, à un kilomètre, un hameau dont l'emplacement s'appelle le Petit-Thory. Il occupait le flanc de la colline tournée au midi qui borde le chemin de Provency. On trouvait sur 100 mètres de longueur des pierres de construction alors que les terres étaient en culture. On attribue à la peste la disparition de ce groupe de maisons » Bourg-Moreau est situé entre Thory et le Petit Thory. Le cœur du hameau se trouve rue Orbaine, côté est. Dans les années 1870, ce hameau n'était composé que d'une dizaine de maisons, mentionné comme « un pâté serré d'habitations que limitent un chemin et un ruisseau ». Elles étaient rattachées à la Champagne alors que Thory appartenait à la Bourgogne ; on sait qu'en 1486 le seigneur de l'Isle-sur-Serein y avait deux meix ou maisons notables appartenant à Jean et à Guillaume Moreau. Aujourd'hui, le Bourg-Moreau est confondu avec le village, mais on le retrouve encore mentionné dans les cartes. On remarque encore des écussons au linteau d'une porte, au 3 rue Orbaine. Vaudran : Vers 1165, Bure de Prey, seigneur de la tour qui domine Provency, et fondateur de l'abbaye de Marcilly, donne à ce monastère, « le champ de Vaudrain, l'Aubue, la Rue et le bois Burot ». Marcilly donne par échange à Oudard d'Étaules (Seigneurie près d'Avallon, à ne pas confondre avec Étaules en Côte d'Or), petit-fils de Bure de Prey, en 1346 « la métairie et la grange de Vaudran et le bois Burot de quatre cents arpents, de plus, le moulin d'Aquin situé sous la Vère ». Vaudran a perdu ses habitants en 1573 et il ne restait qu'un propriétaire en 1853 qui s'est marié dans la chapelle de Vaudran en 1830. En 1870 les bâtiments sont en ruines : il ne reste qu'une cheminée du , un linteau de porte avec un trèfle à quatre feuilles et figures en losange. Actuellement, on ne voit plus que des parties de murs qui formaient deux des quatre anciens bâtiments. La chapelle de Vaudran décrite par l'Abbé Tissier, comme « une simple salle carrée de quatre mètres de côté, éclairée par une œil-de-bœuf à la porte et deux autres au-dessus de l'autel », n'est plus qu'un amas de pierres sur la gauche de l'entrée du hameau. Saint-Martin. C'était une métairie située dans le bois Saint-Martin ou bois Candault. Elle est notée sur la carte de Cassini sous le nom de "La Grotte". Elle est citée dans l'accord entre Hugues IV, duc de Bourgogne, et l'abbé de Saint-Martin d'Autun, sous le nom de "Grange-du-Bois-Saint-Martin", dans l'échange visant à créer l'abbaye de Marcilly sous le nom de "Saint-Martin d'Ostun", dans le terrier du sous le nom de "Saint-Martin d'Autun", et dans l'Acquisition des terres de Thory et de la Cour d'Origny (1758), sous le nom de "métairie Saint-Martin ou la Grotte". On sait, d'après ce dernier document, que la métairie avait un « cens perpétuel de trois livres onze sols huit deniers » à l'abbé de Saint-MartinBardin, Bulletin de la Société d'études d'Avallon : Notes sur Thory, Tours, Imprimerie Paul Bousrez, 1895. Aujourd'hui, le hameau n'est plus qu'un amas de pierres : on perçoit les traces de 3 bâtiments, un grand et deux plus petits, l'un d'eux adossé sur le grand. On peut retrouver ces ruines entre le Crot Bougis et le bois Candault.
Communes limitrophes
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « St André », sur la commune de Saint-André-en-Terre-Plaine à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Thory est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (36,7 %), prairies (31,6 %), forêts (28,6 %), zones urbanisées (3,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Histoire Époques préhistorique et gauloise « On aurait trouvé une lame de silex pour tout indice du passage de l'homme primitif qui, en ces temps lointains, fréquentait les grottes de la Cure et ne connaissait pas le métal. Peut-être faut-il rappeler à cette époque une perle d'ambre jaune qui appartiendrait aussi bien à l'époque du métal. » Le lieu-dit Pierrelée semble être une variante de pierre levée. Une tradition conserverait le souvenir d'une grande borne plantée dans un champ, ce qui était la coutume pour marquer un fait important. Il existe encore de ces pierres longues à Voutenay-sur-Cure, Châtel-Gérard et Pisy. On trouve des traces des Celtes en plusieurs endroits. À l'entrée du village à l'ouest, dans le chemin même et sous une couche de pierres, on a découvert une sépulture contenant deux corps abrités par des dalles formant le toit et accompagnés de débris de poteries. Au Champ-Cheveau, vers 1856, dans un tumulusou merger, il y avait trois corps dont un très grand et un autre d'enfant.« Ils étaient renfermés chacun, dans une caisse carrée formée de dalles, et une longue épée reposait au côté du corps de belle stature. Les trois squelettes portaient au cou un collier formé de petits anneaux de bronze formant comme une chaîne, ils avaient aux bras des anneaux pleins et non fermés et aux jambes des anneaux pareils mais creux et fermés. » Tout a disparu et la description seule assez vraisemblable s'est conservée. À l'entrée du village, vers 1888, une même caisse carrée formée par des laves contenait avec des ossements un fragment d'épée. On croit pouvoir classer ces découvertes dans la section gauloise, d'après le rapport qui en est fait.
Époque gallo-romaine