Voutenay-sur-Cure est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie Situation Voutenay, petit village de 215 habitants (en 2015) est dans le sud du département de l'Yonne, à au sud-ouest de sa préfecture Auxerre et au nord-ouest de sa sous-préfecture Avallon Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".. Paris est à 215 km au nord-ouest. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) - cliquer sur "itinéraires"..
Le parc naturel régional du Morvan commence à au sud sur la route d'Avallon.
Hydrographie
Comme son nom l'indique, le village est riverain de la Cure ; il est situé à la confluence (côté est) de celle-ci avec son affluent de rive droite le ruisseau du Vau de Bouche ( de longueur). Il est également au pied d'un massif de roches dominant la rive droite de la Cure..
Une partie de la Cure s'écoule dans des pertes à Asquins et ressort à Voutenay.. D'après la carte du BRGN, la résurgence se trouve non pas dans le lit de la Cure mais à la Grande Fontaine. (carte). (au lavoir sur le ru du Vau de Bouche ?). Le même document précise que la est une résurgence de la Cure et que la perte correspondante serait au Gué Pavé « sur Montillot » (la source du Gué Pavé est en réalité sur Asquins.), entre Asquins et Blannay... Une coloration de la Cure effectuée en 1905 en amont du Gué Pavé a réapparu à la Grande Fontaine à du Gué Pavé, avec une vitesse moyenne de 400 m/h. Une coloration effectuée dans le ruisseau du Vau de Bouche à 5 km en amont de la Grande Fontaine, n’a rien donné à cause d'une pluie continue survenue en cours d'opération..
Voies de communication et transports vignette|gauche|alt=en arrière-plan, une colline boisée, au second plan une tour et maisons, au premier plan, une zone plate avec de l'herbe séchée|Panorama montrant la colline où serpente la D950 ou route de Montillot . Le village est traversé du nord au sud par la D 606 (ancienne nationale 6), bordée côté ouest par la ligne de chemin de fer Auxerre-Avallon - le tout dans le fond de vallée de la Cure.La D9 commence dans le village et suit le Vau de Bouche vers le nord-est ; au nord-est de la commune elle se détourne vers l'est puis le sud-est en direction de Lucy-le-Bois, Provency et Athy, tandis que la D32 reprend sa direction vers le nord-est et vers Précy-le-Sec puis vers son chef-lieu de canton Joux-la-Ville (8,9 km). La D950 part vers l'ouest et vers la N151 à Courson-les-Carrières.
L'autoroute la plus proche est la A6, avec l'entrée-sortie « Nitry » (vers le nord) à et la « Avallon » (vers le sud) à .
L'aéroport de Dijon-Bourgogne est à 134 km, l'aéroport d'Auxerre - Branches à .
Hameaux Un lieu appelé la Sarrée, relevant de Voutenay, appartient en 1447 à l'abbaye de Crisenon ; Quantin le signale disparu à son époque (). ; la carte d'état-major du n'indique effectivement pas ce nom. ni la carte de Cassini (). (ou est-ce l'ancien nom de la Jarrie ?)
Les autres hameaux sont : la Coutote (lotissement au nord du village), le Vieux Château, le Moulinot et le Gué Fleuri.
Communes voisines Les noms en gras sont ceux des communes limitrophes. Voutenay en a cinq : Saint-Moré, Précy-le-Sec, Girolles, Sermizelles et Blannay.
400px|center|Distances et positions relatives des communes voisines
Les grottes du Vau de Bouche
Sur ses 10 derniers km, entre Lucy-le-Bois et Voutenay, le Vau de Bouche s'enfonce dans une vallée qu'il a profondément entaillée ; à mi-parcours de cette distance les falaises qui l'enserrent culminent à environ au-dessus de son lit, pour 800 à m de distance entre les sommets de chaque rive. Sur ces , son altitude baisse de à . Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées.. Sur cette section de son parcours, qui couvre les communes d’Annay-la-Côte, Girolles, Précy-le-Sec et Voutenay-sur-Cure, le Vau de Bouche a creusé de nombreuses grottes souvent cachées hors des sentiers et dont certaines restent encore à découvrir. Les grottes connues sont : Le Grand Souterrain : développementLe développement d'une grotte est la somme totale des longueurs de toutes ses galeries. , dénivellation , découverte au s. et en 1966. La Grande Fontaine : développement , dénivellation -, découverte en 2004. Elle abrite une faune cavernicole variée : petits diptères, nombreux collemboles, cloportes décolorés, myriapodes (famille des Polydesmida), coléoptères non identifiés, chauves-souris, arachnides, des papillons (genre scoliopteryx).… La Roche aux Lierres : développement , découverte au s. Le Larron ou la Roche au Larron.. : développement , dénivellation , découverte au s. Site du bronze final III, à en ligne droite ou 3 km par la route depuis l'église de Voutenay. C'est la plus grande des grottes du Vau de Bouche. Son plafond atteint 8 m de hauteur par endroits et des chauves-souris occupent occasionnellement les parties hautes. Le Garde Blanc : développement , dénivellation , découverte en 1983. Le Petit Souterrain : développement , découverte au s. La Chaume Cadet : développement , découverte en 1950 ? Le Cœur de Pierre : développement , découverte en 2006. Le Champ du feu : développement , découverte au s. Les Blaireaux : développement , découverte en 1983. Les Cocons : développement , dénivellation -, découverte en 1983. Elle est située au-dessus de la grotte des Blaireaux, avec laquelle elle communique. Elle est formée de deux salles déclives dont le sol est recouvert d'éboulis.. La Roche à la Grange : développement , découverte au s. Le Chasseur : développement , dénivellation -, découverte en 1983. La Baume du Nid : développement , découverte en 1983. Le Soleil de Chandron : développement , découverte en 1983. Le Crâne : développement , découverte en 1983. Cette petite cavité, accessible seulement à quatre pattes, sert de terrier aux blaireaux.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Merry-sur-Yonne », sur la commune de Merry-sur-Yonne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Voutenay-sur-Cure est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (76,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (74,3 %), terres arables (10,6 %), prairies (9,7 %), zones urbanisées (2,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Maximilien Quantin indique les noms Vuldonacum (721) ; Vultumniacus (864) ; Vultiniacum (1151) ; Wlteniacum (1188) ; Ultenacum (1196) ; Votenetum (2101) ; Voutenayum ; Votenay (1426) ; Voultenay (XVIe siècle) ; Voustenay (1668)., Vultenacum, Vuldonacum, Vultiniscum, Vultumniscum et Witeniscum.. L'abbé Poulaine y ajoute Vetenedum, Vultumniacum, Vultiniacum, Volthenetum.. La carte d'état-major de 1850 l'épelle encore Vouteney, sans le complément -sur-Cure.
On pourrait ajouter *Volvita qui apparaît dans certaines « voûte » des ponts dans Voutenay (Yonne) et dans Voudenay (Côte-d'Or)..
D'après l'abbé Poulaine, le suffixe -ay vient du celtique *-ak, transformé en -acum, « propriété, demeure de quelqu'un » ; d'où il suggère que le propriétaire du lieu a pu s'appeler Vulteius ou Vultumnius.
La Cure est une rivière française qui coule en région de Bourgogne-Franche-Comté, dans les départements de Saône-et-Loire, de la Nièvre et de l'Yonne. C'est un important affluent de l'Yonne.
Histoire vignette|La Roche au Larron,croquis par l’Alexandre Parat (1909). vignette|Grotte au Larron : vases en cône tronqué, poterie noire lustrée, fine (coll. Charlot à Voutenay).
Protohistoire Grotte au Larron ou Roche au Larron La grotte au Larron ou Roche au Larron est un site archéologique du bronze final III(1909) ., .Les sites du bronze final III ne sont pas très nombreux dans le sud-est de l'Yonne. Ce sont : les Milosiottes à Noyers ; le Gros Chêne à Cry ; le Coin à Argentenay ; le Petit Béru à Tonnerre ; les Roches à La Chapelle-Vaupelteigne ; grottes de Villiers-Tournois à Massangis ; Fontaine Sainte-Marguerite à Guillon ; Cisery ; les Fontaines Salées à Saint-Père-sous-Vézelay ; grotte au Larron à Voutenay-sur-Cure ; grotte de Nermont à Saint-Moré ; grottes et dépôt de fondeur (de métal) à Arcy ; et grotte de la Roche au Loup à Merry-sur-Yonne. Voir . (vers ). Son développement est de , pour une dénivellation de +.. L'abbé Poulaine la dit « capricieusement ramifiée »..