Juste Lisch, né le à Alençon et mort le à ParisLe service des Monuments historiques. Son histoire : organisation, administration, législation (1830-1934), M. Paul Verdier in : Congrès archéologique de France XCVIII session, A. Picard, Paris, 1936., est un architecte français.
Biographie Jean Just Gustave Lisch naît sous la Seconde Restauration, à Alençon, où son père dirige une importante filaturehttp://www.colombes.fr/documents/Publications/Guides/voies_des_chemins_de_fer.pdf.
En , il entre à l’École des beaux-arts de Paris comme élève de l'architecte Léon Vaudoyer. Puis il est dessinateur-concepteur dans des ateliers d'orfèvrerie et de bronze, avant de rejoindre l'atelier d'Henri Labrouste.
À sa sortie de l'école en , il est attaché aux travaux de restauration du palais de l'Élysée situé dans la rue du Faubourg-Saint-Honoré dans le 8 arrondissement de Paris. Puis il intègre le service chargé de l'entretien des édifices religieux de l'État, sous le patronage d'Eugène Millet et Eugène Viollet-le-Duc. Ce dernier lui confie les travaux de restauration de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens.
De à , il occupe le poste d'Inspecteur général des Monuments historiques et réalise diverses constructions.
Il prend sa retraite en 1901 et meurt à Paris, à son domicile de la rue de Marignan, le sous la Troisième République à l'âge de 82 ans. Il est le père de l'architecte Georges Lisch et le beau-père des architectes Lucien Lefort et Lucien Viraut.. Il est enterré au cimetière monumental de Rouen.
thumb|285px|La tombe de Juste Lisch au cimetière monumental de Rouen (Seine-Maritime).
Restauration de monuments La restauration de monuments a occupé une grande partie de sa carrière d'architecte. Il a notamment réalisé des travaux sur les édifices suivants :
Édifices civils Palais de Justice Palais de justice historique de Lyon ; Palais de justice de Dijon ; Palais de justice d'Agen en ; Palais de justice de La Rochelle.
Châteaux château de Valence-d'Agen ; château de Fontaines-en-Sologne ; château de Serquigny ; château de Pierrefonds ; château Saint-Étienne ; château de Livet-sur-Authou.
Autres la salle des thèses et l’hôtel Cabu (ou maison de Diane de Poitiers) à Orléans ; la tour Saint-Nicolas et l'Hôtel de ville de La Rochelle, où il a également fourni des projets de restauration pour la tour de la Lanterne ;
Édifices religieux Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire à partir de après Delton et Millet ; Oratoire carolingien de Germigny-des-Prés, entre et ; Église Saint-Siméon le Stylite de Ferrières ; Église Notre-Dame-des-Menus de Boulogne-Billancourt entre et , restauration du décor intérieur ; Basilique Notre-Dame de Cléry-Saint-André ; Abbatiale royale de Saint-Denis en ; Prieuré Saint-Martin d'Esnandes.
Construction Gares pour les chemins de fer Région parisienne le Pavillon d'Exposition dite gare du Champ de Mars ou gare des Carbonnets à Asnières-sur-Seine en . ; l'agrandissement de la gare Saint-Lazare et la construction de l'hôtel Terminus (pour l'Exposition universelle de Paris de 1889), qui lui valent d'être promu officier de la Légion d'honneur ; la gare de Javel dans le arrondissement de Paris (1900) ; la gare de l'avenue Foch dans le arrondissement de Paris (1900) ; la gare des Invalides dans le arrondissement de Paris (1900) ; la gare de Colombes et le lotissement Lisch (Colombes) immeubles d'habitation attenants pour loger le personnel.
Seine-Maritime la gare du Havre de 1883, détruite en ; la gare de Rouen-Orléans à Rouen (1894), détruite en . ;
Galerie
Autres Chapelle de la maison mère des Sœurs auxiliatrices (dames auxiliatrices des âmes du purgatoire) de Paris entre 1873 et 1876 ; Chapelle de l'hôtel de Biron (Paris) en 1876 ; Monument à Jeanne d'Arc (Bonsecours) (1890/1892) Ancien siège de la Chambre de Commerce de Paris dans le deuxième arrondissement (1891, agrandissement) Lycée Émile Duclaux (Aurillac).
Relevés et dessins Juste Lisch a laissé de nombreux dessins, dont : un relevé de l'abside de l'Oratoire carolingien de Germigny-des-Prés, daté de 1873 ; deux illustrations représentant les tours du Vieux-Port de La Rochelle avant et après qu’elles ont été endommagées, réalisées en 1864.
Décoration
Juste Lisch a été nommé chevalier de la Légion d'honneur le puis promu au grade d'officier de la Légion d'honneur le .
Hommage En 2009-2010, une exposition lui est consacrée au musée municipal d'Art et d'Histoire de Colombes intitulée Gares à Lisch : l'épopée d'un architecte ferroviaire (1828-1910)Joanne Vajda, Juste Lisch, Historail 2010 30.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Joanne Vajda, « Juste Lisch, architecte de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest », dans Historail, , La Vie du Rail, ,
David de Penanrun, F. Roux, E. Delaire, Les architectes élève de l'école des beaux-arts. 1793-1907, , Libraire de la construction moderne, Paris, 1907 (lire en ligne)
Articles connexes Compagnie des chemins de fer de l'Ouest Gare ferroviaire
Liens externes
Palais de justice d'Agen ; Église Notre-Dame de Boulogne à Boulogne-Billancourt ;
Catégorie:Architecte français du XIXe siècle Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Architecte de gare ferroviaire Catégorie:Architecte en chef des monuments historiques Catégorie:Personnalité liée aux monuments historiques Catégorie:Historien français de l'art Catégorie:Personnalité liée à la région Normandie Catégorie:Naissance en juin 1828 Catégorie:Naissance à Alençon Catégorie:Décès en août 1910 Catégorie:Décès à 82 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans la Seine-Maritime Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière monumental de Rouen Catégorie:Architecte diocésain Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1889 Catégorie:Décès dans le 8e arrondissement de Paris