L’avenue Kléber est une artère du de Paris.
Situation et accès Elle part de la place Charles-de-Gaulle et arrive sur la place du Trocadéro-et-du-11-Novembre.
Ce site est desservi par les stations de métro Charles de Gaulle - Étoile, Kléber, Boissière et Trocadéro.
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Jean-Baptiste Kléber.
Son nom vient de Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), général français qui s'est illustré lors des guerres de la Révolution française.
Historique vignette|gauche|redresse|L'avenue Kléber, au temps des tramways de la Compagnie générale des omnibus, ancêtre de la RATP.
L'avenue a son origine dans l'aménagement du boulevard extérieur au mur d'octroi décidé par ordonnance du Bureau des Finances du . Son tracé correspond à ce boulevard entre l'actuel emplacement de la place du Trocadéro et celui du croisement avec les actuelles rues de Belloy et Paul-Valéry, dénommé « boulevard de Passy », entre les rues de Villejust (Paul-Valéry) et de Longchamp au croisement de laquelle était implantée la barrière de Longchamp et « boulevard de Longchamp », entre la rue de Longchamp et l’actuelle place du Trocadéro. De l'emplacement de la rue de Belloy où était située la barrière des Bassins à la place de l'Étoile, le mur et son boulevard extérieur avaient été décalés vers l'est pour contourner le bâtiment de l'École des orphelins militaires en construction en 1789. L'abandon de ce bâtiment en 1805 laissa entre les emplacements des actuelles avenue Kléber et rue Dumont-d'Urville un espace libre où fut aménagé en 1845 un hippodrome.
Ce boulevard était situé dans l'ancienne commune de Passy jusqu'à son annexion à la ville de Paris en 1860 et la voie fut rattachée à la voirie parisienne par un décret du .
L'avenue fut ouverte en 1854 sous le nom d'« avenue Kléber » entre la place de l'Étoile et la rue Circulaire (actuelle rue de Presbourg) et prolongée par un décret du , entre cette rue et la rue de Villejust actuelle rue Paul-Valéry en faisant disparaitre l'Hippodrome et la rue Guerlain qui était située à l'emplacement des immeubles des .
L'ensemble rectiligne comprenant la partie sud de l'ancien boulevard extérieur au mur d'octroi entre la place du Trocadéro et la rue de Villejust reçut en 1864, le nom d'« avenue du Roi-de-Rome ».
Il prit sa dénomination actuelle par un arrêté du ..
Installant en 1911 une usine de pneumatiques à Colombes, la Société Française B.F. Goodrich devient Kléber-Colombes en 1945, à la suite de l'installation de son siège social avenue Kléber, puis Kléber en 1968. La société sera absorbée en 1981 par Michelin et renommée Kleber en 2000.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Fanfonne Guillierme y a vécu dans sa jeunesse avant de partir vivre en Petite Camargue, à Aimargues. Le couple de journalistes Hélène et Pierre Lazareff y avaient leur domicile.. L'avocat Henri Leclerc y a eu ses bureaux jusqu'en 1973.. (et 9, rue de Presbourg) : ancien hôtel Mercedes, hôtel de luxe construit en 1902 par l’architecte Georges-Paul Chedanne« Hôtel Mercedes », sur pss-archi.eu.« Paris, rue de Presbourg, 9. Hôtel Mercedes », Bibliothèque historique de la ville de Paris.. : consulat d'Islande en France. : l'entrée et la cour de l'immeuble ont un remarquable pavage signé Corbassière. : hôtel Raphael.
chancellerie de l'ambassade des États-Unis en France dans les années 1900Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 461. ; consulat général du Salvador dans les années 1920« Legaciones y Oficinas de Pasaportes », La Semaine à Paris, 21 novembre 1924, p. IV, sur Gallica.. : ancien hôtel Majestic, actuel hôtel The Peninsula Paris. Le , Diaghilev, Joyce, Picasso, Proust et Stravinsky s'y retrouvèrent tard le soir, après la première représentation, à l'Opéra, du ballet de Nijinska, Renard, musique de Stravinsky, écrite en 1916-1917, décors de Larionov.Sous l'Occupation, le haut commandement militaire allemand s'y est installé.Il a abrité le siège de l'UNESCO, puis des services du ministère des Affaires étrangères, notamment le Centre des conférences internationales, avant d'être vendu par l'État français pour 460 millions d'euros à la société d'investissement publique du Qatar, Qatari Diar, afin de le transformer en hôtel de luxeKeren Lentschner, « Le Centre Kléber se transformera en palace », Le Figaro, 2 janvier 2008.. C'est à cette adresse que furent signés les accords de Paris mettant fin à la guerre du Viêt Nam en 1973, les accords de Paris sur le Cambodge de 1991 et les accords Kléber, signés après la rébellion du nord de la Côte d’Ivoire en 2003.
Consulat du Costa Rica dans les années 1920. Après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'en 1950, cette adresse accueille un dispensaire patronné par le Gouvernement de la République espagnole en exil ainsi que des bureaux, son siège principal étant situé 15 avenue FochAndrée Bachoud et Genevieve Dreyfus-Armand, « Des Espagnols aussi divers que nombreux, Paris 1945-1975 », in Antoine Marès et Pierre Milza : Le Paris des étrangers depuis 1945, Paris, éditions de la Sorbonne, 1995, p. 55-76..
ancien hôtel particulier construit par un couple d’Américains, les PhalenFondation Singer-Polignac, Souvenirs de Winnaretta Singer, 2000.. La femme de lettres roumaine Hélène Vacaresco (1864-1947) vécut à cette adresseConstantin Iordan, « Hélène Vacaresco à la Société des Nations, autour d'une correspondance privée des années 1926-1927 », Studia Politica: Romanian Political Science Review, 2010, 2, , .. Abel Gance (1889-1981), réalisateur, scénariste et producteur y habite en 1922, lors de son deuxième mariage[Archives départementales des Hauts-de-Seine, mariages Neuilly-sur-Seine, 01/07/1922 - 30/12/1922 cote 1 E_NUM _NEU_M1922_1, page 106/157 acte N°513]. : légation de Bolivie dans les années 1920. : immeuble où mourut Olivier Halanzier-Dufresnoy, directeur de l'Opéra de Paris, le « Acte de décès de Hyacinthe-Olivier-Henri Halanzier-Dufresnoy le 29 décembre 1896 », site des Archives de Paris , acte 1360, canadp-archivesenligne.paris.fr.. : légation du Portugal dans les années 1920. : en 1920 y ouvre la librairie du surréalisme Au sans pareil« Le Paris de la modernité. 1905-1925 », petitpalais.paris.fr, consulté le 15 juillet 2024.Tract de la librairie Au sans pareil, conservée par la bibliothèque de l'université de l'Iowa.. : ancien hôtel Massing, où une bombe explosa sans faire de victime durant la nuit du 12 au La bombe de l'avenue Kléber » Le Radical, 13 mai 1894.L'explosion de l'avenue Kléber » L'Intransigeant, 13 mai 1894.. : propriété de Slim Chiboub et son épouse Dorsaf Ben Ali, fille de l'ancien président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali« Les belles adresses des Ben Ali », Le Monde, février 2011.. : ambassade du Pérou en France. : immeuble où mourut Aristide Briand le Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, , .. : légation des Pays-Bas dans les années 1900Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, .. Siège de Qualibat. : immeuble où mourut Étienne Grosclaude, journaliste, chroniqueur, humoriste, conférencier, écrivain« Mort d'Étienne Grosclaude, un des derniers représentants de l'esprit boulevardier d'avant-guerre », Le Petit Parisien, 9 janvier 1932, colonne.. 58 : ancien hôtel particulier Echaurren-Valero de style néo-Renaissance construit par l'architecte Octave Raquin en 1892Protections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, à 432.. En 1895, l'immeuble est acquis par Victor Echaurren-Valero, de Santiago (Chili), pour la somme de « Propriétés de ville et de campagne », Le Mot d'ordre, 29 juin 1895, RetroNews.. : immeuble en briques et pierre construit en 1911 par l'architecte Charles Letrosne. : impasse Kléber. 66 : les cariatides encadrant l’entrée de cet immeuble, privées de bras et de jambes, sont en outre tournées de profil (on en trouve un autre exemple au 21, boulevard Saint-Germain, à l’entrée d’un immeuble construit par l’architecte Jean Boussard« 21, boulevard Saint-Germain », sur pss-archi.eu.). : légation d'Uruguay dans les années 1920. : Albert Dieudonné (1889-1976), acteur, scénariste et réalisateur, y est néActe de naissance (vue 17/31) Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 16e arrondissement, registre des naissances de 1889.. : légation de Roumanie dans les années 1900Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 481.. : Hôtel Baltimore, toujours existant, où l'acteur et réalisateur Max Linder, star du muet, se suicida le avec sa femme. : pharmacie où Jean Fougerat a « inventé » son sirop Rami en 1894. : immeuble de 1896 qui mentionne « LUMIERE ELECTRIQUE ». : immeuble monumental qui accueille la Société générale de 1910 à 1987. Le bâtiment est ensuite reconverti en centre d'affaires.
Notes et références
Annexes
Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris Arrondissements de Paris
Kleber Catégorie:Place et arc de triomphe de l'Étoile Kleber