Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep ou est un roi de la .
Attestations
Attestations contemporaines vignette|gauche|Relief de Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep faisant une offrande à Satis et Anoukis de Sehel Brooklyn Museum de New York
Un certain nombre d'attestations contemporaines du roi existent. Les premières concernent le « commandant de l'équipage du souverain Sobekhotep », fils du « commandant de l'équipage du souverain Montouhotep » : seize scarabées conservés dans diverses collections, le papyrus Boulaq 18, daté du règne de Khendjer, des sceaux du temple funéraire de et de la ville associée à Abydos-Sud. vignette|gauche|Stèle C 8 représentant les princesses Iouhetibou et Dedetâneqet. Concernant les attestations du roi, on trouve : une stèle originaire d'Abydos et conservée au Louvre (N 162 / C 8) et sur laquelle sont figurées les filles du roi Iouhetibou et Dedetâneqet devant le dieu Min et sur laquelle est également mentionnée leur mère la reine Néni, une colonneLouvre E 13984 et des portesLouvre E 13891, Caire JE 44944, 44945 a, 44946 a-c, 44950 b-d et blocs de localisation actuelle inconnue du temple de Médamoud ; ces blocs ont été usurpés à un autre roi, que Kim Ryholt supposait être le roi Meribrê Seth, Julien Siesse juge cependant qu'aucune preuve n'a été fournie pour prouver cette hypothèse, un socle de statue colossale de Médamoud usurpée par Sekhemrê-Ouadjkhâou Sobekemsaf, un sphinxCaire JE 52810 et un autel découverts dans la « cour du Moyen Empire » du temple d'Amon-Rê à Karnak, des architraves de Louxor (peut-être à attribuer à Sekhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep), un bloc de Tôd usurpé, une chapelle de barque et un montant de porte d'El Kab ; le montant de porte a été usurpé par Sekhemrê-Sânhktaouy Neferhotep, un montant de porte découvert à Edfou et un autre conservé au Musée Petrie d'archéologie égyptienne (UC 14378), une statuetteStockolm NME 75 et un montant gauche de porte du temple de Knoum à Éléphantine, une chapelleLe roi est représenté faisant offrandes à Satis et Anoukis () ; sur un autre mur, dont la localisation est aujourd'hui perdue, plusieurs membres de la famille du roi sont nommés. et une table d'offrandes de Sehel, une stèle rupestre du Ouadi el-Hôl 30. M 342 sur laquelle plusieurs membres de la famille du roi, dont son épouse Néni, son autre épouse Sénebhénâes, le père du roi Montouhotep, la mère du roi Iouhetibou et la fille du roi Iouhetibou , le verso du Papyrus Brooklyn 35.1446, un manche de hacheBritish Museum EA 20923, quatre scellements découverts respectivement dans le palais des Hyksôs à Tell el-Dab'a (9375H), à Licht-Sud (MMA 33.21.149 et 3.21.150) et dans la forteresse de Mirgissa ; les trois premiers ont la particularité de donner le nom de la mère du roi, Iouhetibou , une perle de l'ancienne collection McGregor, trois sceaux-cyclindres de provenance inconnue, dix-neuf sceaux-scarabées, dont treize donne le nom de son père (tous de provenance inconnue) et six le nom de sa mère (d'Abydos, de Saqqarah, de Coptos et de Licht-Nord (fois trois)).
Attestations ultérieures vignette|droite|Fragment du Canon royal du Turin ; le nom de Sekhemrê-[Souadjtaouy] Sobekhotep se trouve sur la deuxième ligne. Le roi est attesté sur le Canon royal de Turin à la ligne 7.24, où le nom Sekhemrê-[Souadjtaouy] Sobekhotep est écrit, et où lui est attribué un règne de 4 ans, 2 mois et un nombre indéterminé de jours. Le nom du roi n'est cependant pas préservé sur la liste de Karnak, si tant est que le nom y ait été inscrit. Le roi est également représenté dans la tombe de à El-Kab datant de la .
Famille
Grâce à plusieurs inscriptions, la famille de Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep est partiellement connue : d'un monument sur l'Île de Sehel, ses parents se nomment Montouhotep et Iouhetibou , ses frères se nomment Seneb et Khâkaou, tandis que sa demi-sœur Renséneb est la fille de Iouhetibou et de son second mari nommé Dedousobek ; d'un autel situé sur l'île de Sehel et d'une stèle du Ouadi el-Hol, sa première épouse Sénebhénâes nous est montrée ; enfin d'une stèle d'Abydos, sa seconde épouse Néni et leurs deux filles Iouhetibou et Dedetânqet nous sont montrées. Un point important est que la princesse Iouhetibou voit son nom être inscrit dans un cartouche, ce qui fait d'elle la deuxième princesse à avoir ce privilège après Néférouptah à la fin de la .
Arbre généalogique
Jeunesse
Plusieurs sceaux-scarabées, appartenant à Sobekhotep, un « commandant de l'équipage du souverain Sobekhotep », fils de Mentouhotep, lui-même « commandant de l'équipage du souverain Sobekhotep », ont été découverts. Il est possible que ces sceaux aient appartenu à Sobekhotep III avant son accession au trône.
Règne
Sobekhotep est connu grâce à de nombreux objets, bien que la Canon royal du Turin lui attribue un règne de seulement quatre ans. Il est l'auteur de plusieurs constructions ou réappropriations de monuments dans le sud de l'Égypte, notamment dans la région thébaine. Sobekhotep fut le premier d'un groupe de rois de la dont l'histoire nous est parvenue, notamment par la proclamation de leurs origines roturières, chose impensable dans les dynasties précédentes. Ces rois sont tous connus grâce à de nombreux objets : ils ont produit de nombreux sceaux-scarabéesJulien Siesse nomme ces scarabées comme faisant partie du « groupe Sobekhotep » car il regroupe les rois allant de Sekhemrê-Souadjtaouy Sobekhotep à Merneferrê Aÿ, soit quatre rois Sobekhotep sur sept rois (ou huit rois si on prend en compte Sahathor) (). et de nombreux monuments privés peuvent être datés de leurs règnes. Cela semble indiquer que l'Égypte était relativement stable durant cette période.
Le fait que le roi n'ait pas de fils attesté et que sa fille Iouhetibou Fendy soit attestée avec son nom inscrit dans un cartouche, fait qui n'est attesté précédemment qu'une seule fois avec la princesse Néferou-Ptah de la , pourrait indiquer que la princesse avait été choisie par son père pour lui succéder. Cependant, si tel était le cas, et pour des raisons inconnues, ce n'est pas cette princesse qui succéda à son père, mais le roi , un roi dont la relation avec son prédécesseur est inconnue, clamant par ailleurs ses origines non royales.
Titulature
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
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Voir aussi
Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Pharaon de la XIIIe dynastie égyptienne