Le Grand Galibier est un sommet des Alpes françaises. D'une altitude de , il est situé à la limite des départements des Hautes-Alpes et de la Savoie.
Point culminant du massif des Cerces et situé sur le rebord occidental de ce massif, il est réputé comme belvédère sur le massif des Écrins au sud, de l'autre côté de la vallée de la Guisane, mais aussi sur le mont Blanc au nord.
Toponymie L'étymologie du toponyme « Galibier » est discutée : comme le dit une formule latine, , « les savants sont en désaccord ».
Selon certains auteurs, Galibier serait issu d'un radical d'origine pré-indoeuropéenne, *gal, variante de *kal, « pierre », suffixé par *lup, « hauteur ». L'oronyme « Galibier » désignerait donc une hauteur pierreuse..
Géographie Situation Le Grand Galibier se situe dans le chaînon du Galibier, à la limite des départements de la Savoie (commune de Valloire) et des Hautes-Alpes (commune du Monêtier-les-Bains).
Il surplombe la vallée de la Guisane, affluent de la Durance, au sud, et la Maurienne, c'est-à-dire la vallée de l'Arc (affluent de l'Isère) au nord.
Topographie Le Grand Galibier est composé de deux sommets . Le sommet le plus élevé () se trouve à l'ouest de l'autre (). Il surplombe le col du Galibier, à d'altitude, à l'ouest.
Géologie
Les crêtes rocheuses du Grand Galibier, du roc Termier et de la tête de Colombe Panorama géologique du massif du Grand Galibier sont constituées de calcaires dolomitiques et de quartzites triasiques (200-)Ces roches recouvrent un socle paléozoïque composant les massifs cristallins internes. appartenant à une nappe de charriage, dite briançonnaise.
Au-dessous de cette nappe viennent des terrains plus tendres et plus ravinés (domaine sub-briançonnais à pentes plus douces), faits de calcschistes gris plus tendresCes calcaires jurassiques et schistes crétacés deviennent rouges à la base (versant ouest de Roche Colombe). et de marnes crétacées (). Il y a donc superposition anormale puisque du Trias, terrain ancien, repose sur du Crétacé et du Tertiaire, plus récents.
Une autre compression fait chevaucher ce compartiment sub-briançonnais (écailles formant elles-mêmes une nappe de charriage) sur le compartiment dauphinois formé de flysch. Cette structure en empilement de nappes (déplacées de l'ordre de 20 à , soit une vitesse moyenne d'un cm par an), contemporaine du plissement alpin (), a été facilité par la présence de couches de gypse jouant le rôle de « lubrifiant tectonique » (couche dite « savon » formant une semelle de nappe). Une dernière compression due au soulèvement du massif de la Meije (5 à ) accentue et raccourcit cette superposition de nappes à l'origine horizontale, en même temps que se produisent le basculement vers l'est des compartiments et les soulèvements qui portent l'ensemble à son altitude définitive..
Ascension Le Grand Galibier est accessible en randonnée par le versant est à partir du col de la Ponsonnière
Le principal accès au Grand Galibier part de Plan-Lachat (Savoie), lieu-dit accessible depuis la D 902 qui relie Valloire à Briançon ou Grenoble par le col du Galibier et le col du Lautaret. On suit la route des Mottets, avant de rejoindre le lac des Cerces, puis le col de la Ponsonnière. Obliquer ensuite vers le col Termier avant d’entamer la montée finale du Grand Galibier. Les principales difficultés du parcours sont la traversée de névés, le dénivelé et quelques parties aériennes.
Un accès côté Hautes-Alpes permet de rejoindre le sommet depuis le lieudit Le Pont de l'AlpeParfois appelé simplement « Pont de l'Alpe ». L'orthographe la plus fréquente est « Alpe » (« Pont de l'Alpe - Chemin du Roy »), mais on trouve aussi « Alp », par exemple pour l'Auberge du Pont de l'Alp. (proche du Lauzet, commune du Monêtier) situé sur la route de Briançon à Grenoble par le col du Lautaret. Après avoir atteint l'Alpe du Lauzet (anciens chalets d'alpage), on contourne les arêtes de la Bruyère soit par l'ouest (une main courante permet de gravir la partie la plus raide) en passant près du Grand Lac, soit par l'est (sans difficulté particulière) en passant au-dessus du Grand Lac. On rejoint ensuite le col de la Ponsonnière (2617 mètres) en passant par le lac homonyme. Pour le retour, on peut contourner les arêtes de la Bruyère par le côté opposé à celui de l'aller. La plupart des topo-guides conseillent d'utiliser la main courante au retour.
Du sommet, on peut voir, par temps clair le mont Blanc, la barre des Écrins, la Meije, les aiguilles d'Arves, le mont Thabor et le bourg de Valloire.
Notes et références
Liens externes
« Le Grand Galibier » sur le site Géol. Alp. Un atlas géologique des Alpes françaises
Catégorie:Sommet des Alpes françaises Catégorie:Sommet du massif des Cerces Catégorie:Sommet en Savoie Catégorie:Sommet dans les Hautes-Alpes Catégorie:Valloire Catégorie:Point culminant d'un massif de montagnes