thumb|Lettre au ministre de la Guerre du 29 février 1848.

Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort est un général de division français, né à Bonn le Lettre des Archives de Rhénanie-du-Nord-Westphalie du 26 août 1993 à Thierry Couture transmettant une photocopie de l'acte de baptême, dont voici la teneur : « 104 - 13ma Junii (1792) - Maximilien Joseph (ce deuxième prénom barré) Fils de haut et puissant Seigneur Antoine François Philippe Dubois-descours Chevalier Marquis de La Maisonfort, officier au Regiment de Monsieur dragons au Service du Roy de France et de haute et puissante Dame Pierre Louise Adelaide Le (sic) Gascoing de Berthun Marquise de Maisonfort (sic), Epouse. Le Parrain S. A. S. Prince Maximilien Joseph de deux Ponts Palat(in) General Major su Service de S. A. S. E(lecteur) Palatin duc de Baviere representé par haut et puissant Seigneur Simon Coiffier Officier au Regiment de Monsieur dragons au Service du Roy de France. La Marraine S. A. S. Princesse Marie Wilhelmine Auguste de Hesse-darmstadt Epouse de predit Prince represente (sic) par haut (sic) et puissante Dame Rose Esther dubois-descours Comtesse de Changi Tante de L'Enfant. Temoin ulterieur haute et puissante Dame Marie Gabriel Charlotte Anne de Kergadiou, Marquise douairière de La Maisonfort, Grand Mere Paternelle de L'Enfant ».Dans les Souvenirs de la Comtesse de Changy née Rose Esther de la Maisonfort (1771-1850), publiés hors commerce en juillet 1966, la tante paternelle de l'enfant écrit : « Ma belle-sœur accoucha le 11 juin 1792 d'un fils qui fut prénommé Max. Je représentai au baptême la Princesse Max de Deux Ponts, marraine, qui m'écrivit à ce sujet une lettre fort obligeante. M. de Coiffier, ami de mon frère, représenta le parrain, le Prince Max de Deux Ponts qui depuis, a été Roi de Bavière. Cette charmante princesse est morte depuis toute jeune » (page 40). Thierry Couture doit à l'obligeance de Monsieur Gérard de la Martinière d'avoir obtenu, en décembre 1998, une copie de ces Mémoires. et mort à Paris le .

Biographie Famille et carrière militaire Il est fils d'Antoine François Philippe Dubois-Descours de la Maisonfort (1763-1827), général et écrivain, et de Pierre Louise Adélaïde Gascoing de Berthun (1761-1849). Ses parents ont émigré au début de la Révolution.

Il effectue toute sa carrière dans l'armée de terreArchives de l'Armée de terre, dossier d'officier CGd2 1.193..

Entré au service de l'empereur de Russie le comme guide de colonne, il effectue des campagnes en Moldavie en 1809 puis 1811, en Turquie en 1810. Il est nommé successivement sous-lieutenant le , lieutenant le , aide de camp en et capitaine le .

Peu après, il est employé au cabinet topographique de l'empereur Alexandre de Russie puis attaché à l'ambassade de Stockholm. Il suit le maréchal Bernadotte en Allemagne et au Danemark. Il quitte le service de Russie comme major le . Le , il est nommé sous-lieutenant aux gardes du corps de la compagnie de Gramont.

thumb|alt=Sépulture DUBOIS-DESCOURS de la MAISONFORT. Concession perpétuelle P de 1848 (division 5 - ligne 3 - tombe 1 - Avenue Cordier).|droite|Sépulture au cimetière de Montmartre (Paris ).Juin 2017.

En 1823, il est attaché au maréchal de Bellune à l'état major général de l'armée des Pyrénées, qui le charge de plusieurs missions délicates en Espagne. Nommé lieutenant des gardes du corps et colonel le , il est fait officier de la Légion d'honneur le . Il est élevé au grade d'aide-major de tout le corps le , avec rang de maréchal de camp, et il est confirmé dans son grade de général le . Le , il prête serment à la monarchie de Juillet devant le maire de La Charité-sur-Loire, et par ordonnance du , il intègre le cadre de réserve de l'état-major général. Dès cette époque, sa santé se dégrade. Il obtient un congé pour « aller faire usage des eaux thermales » au Mont-Dore à partir du , « pendant la durée de la seconde saison des eaux ».

Le , il fixe sa résidence au château de Beffes (Cher), chez sa mère, mais cherche à obtenir des congésLe dossier militaire contient de nombreuses demandes de congés : à partir du juillet 1832, pour aller prendre les eaux au Mont-Dore ; du 10 août au décembre 1833, avec prolongement jusqu'au juin 1834, pour affaires d'intérêt (autorisation de retourner à Beffes accordée le 8 avril 1834) ; le 14 novembre 1834, autorisation de séjourner 6 mois de l'année à Paris en conservant sa résidence à Beffes, pour affaires d'intérêt et de famille ; jusqu'au 20 mai 1838, délai d'un mois avant de prendre ses fonctions à Gap, au motif d'un « dessèchement de relais de mer où toute sa fortune et celle de sa famille se trouve engagée » ; jusqu'au 15 avril 1839, prolongement de 15 jours du congé qui lui a été accordé à Paris pour les élections, afin de prendre les ordres du général de Castellane, qu'il remplace par intérim à Perpignan - demande refusée ; à partir du novembre 1839, demande de séjourner à Paris deux mois et demi, sans motif ; du 28 février au juin 1840, congé initialement obtenu à partir du 15 février, successivement prolongé d'un mois jusqu'aux juillet, août puis septembre 1840, pour raison de santé ; jusqu'au 25 décembre 1841, congé de 20 jours, prolongé jusqu'au 10 février 1842, afin de se rendre à Paris pour affaires urgentes ; du 7 juillet au 15 août 1847, afin de prendre des bains de mer au Havre et à Boulogne-sur-Mer. pour régler des affaires familiales à Paris.

Le , il demande à passer dans le cadre d'activité. Il réitère sa requête le .

Il est maire de Beffes d' à Archives départementales du Cher. Beffes, actes de mariage de 1802 à 1842, vues 141 à 144/169..

Le , le préfet de la Nièvre écrit au ministre de la Guerre :

Par décision royale du , une suite favorable est donnée à sa demande. Admis au cadre d'activité, il commande successivement le département des Hautes-Alpes ( militaire) le (entrée en fonctions le ) puis la d'infanterie de la division active des Pyrénées-Orientales le . Par lettre adressée au ministre de la Guerre le , il fait observer que depuis 25 ans, il n'a jamais commandé que des troupes à cheval mais espère que son « zèle suppléra au manque d'habitude pratique ».

Il sait soigner ses relations. Le , il s' « empresse » d'adresser ses félicitations au général Schneider, tout juste nommé ministre de la Guerre. « Au nom de l'Amitié que lui porte le général comte du CoëtlosquetPar sa mère, Charles Yves César Cyr du Coëtlosquet (1783-1836) est cousin germain de Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort. », il lui demande la continuation de sa bienveillance.

Un certificat de visite, délivré le , par l'hôpital militaire de Perpignan, précise que « le général marquis de la Maisonfort est atteint de duodéno-entérite compliquée de cystite dont les prodromes remontent à plus de deux mois, et dont les fréquentes rechutes ont déterminé un grand affaiblissement des forces physiques ». À partir de cette date, il sollicite régulièrement des postes plus rapprochés de Paris, à cause de sa santé (le climat du midi lui nuisant) comme de ses intérêts familiaux. Ses demandes de congés se poursuivent ; il en réclame même le prolongement.

À Perpignan, le général comte de Castellane, connu pour sa sévérité, appuie auprès du ministre de la Guerre le désir de son subordonné. Le , il écrit que « cet officier général est capable, ferme et militaire » et qu'il se séparera « avec peine de lui ». Le , il affirme au maréchal Soult, président du conseil : « Cet officier général a éprouvé, il y a 15 mois, une forte maladie par suite des chaleurs de ce climat. (...) Je n'ai qu'à me louer de la manière de servir du Général La Maisonfort depuis plus de deux ans qu'il sert sous mes ordres. Il s'est mis à cette division bien au fait de son métier, il est ferme, actif, zélé ; malgré la peine que l'éprouverais de me séparer de lui, je ne puis que prier Monsieur le Maréchal d'accueillir favorablement sa demande ».

Par décision du , il commande le département de la Manche. Une affectation au département de Seine-et-Oise, le , lui arrache dès le 10 des mots vibrants de remerciement au ministre de la Guerre (« J'ose prier Votre Excellence de vouloir bien mettre aux pieds du Roi, l'expression de ma reconnoissance. Si cette grâce, qui remplit mes désirs, ne peut augmenter mon dévouement, qui est absolu, elle ajoute encore, s'il est possible, à la vive gratitude que j' éprouve pour les bontés de Votre excellence ») ; mais elle est aussitôt révoquée.

Depuis Rouen, le général Teste écrit le au ministre de la Guerre : « Depuis que cet officier général se trouve sous mes ordres, je n'ai qu'à me louer de son zèle et de son exactitude dans l'accomplissement de ses services ».

Le , il rejoint le département d'Eure-et-Loir.

Le , il est nommé lieutenant général. En disponibilité, il s'installe à Paris, 5 rue Cadet.

En 1847, il obtient un congé d'un mois, du au , afin d'aller prendre au Havre et à Boulogne des bains de mer ordonnés pour raisons médicales. Mais n'acceptant pas son inactivité, il demande le de succéder, comme inspecteur général de cavalerie, au vicomte de Latour-maubourg alors malade. On lui répond que les troupes ont été réparties sur d'autres arrondissements. Mais dans le secret de son cabinet, prenant sans doute en compte l'âge déjà avancé et la santé déclinante du solliciteur, le ministre marque pour ce poste sa préférence au général Randon.

Décès Le , il adresse au ministre de la Guerre une lettre ainsi rédigée, étonnante de la part d'un légitimiste :

Il meurt en son domicile parisien, dans l'ancien arrondissementUn immeuble moderne qui ne peut que faire regretter l'ancien remplace le bâtiment d'origine., le Archives de Paris. Acte de décès reconstitué du 25 mars 1848, vue 35/51..

Après un service funèbre en l'église Notre-Dame de LoretteL'acte de sépulture catholique est conservé à la paroisse Notre-Dame-de-Lorette : « 113. Maximilien de Bois Deliourt (sic) de la Maisonfort. Cl.(asse) - L'an mil huit cent quarante huit, le vingt-six Mars, a été présenté en cette Eglise le corps de Maximilien de Bois Deliourt (sic) de la maison fort, décédé la surveille (sic), à l'âge de cinquante six ans, rue Cadet 5, muni des sacremens de l'Eglise. Témoin (sic) ; Henri François Marie de Pons, cousin du défunt, rue de Courcelles 36, et Gabriel de Lurieu, cousin du défunt, rue de Lille 43, lesquels ont signé avec nous le présent acte. Fait en l'Eglise N. D. de Lorette, les jour et an que dessus ». Sur la signature du premier témoin, C(omt)e précédant de Pons a été biffé, sans doute untérieurement et par une main anonyme., il est inhumé le 26 au cimetière de MontmartreConcession perpétuelle P de 1848. Division 5, le long de l'avenue Cordier ; ligne 3, tombe 1..

L'inventaire après décès est dressé le suivant par François Louis Charles Pierre Paul HuillierArchives nationales. Minutier central, étude VI, liasse 1.089, cote MC/ET/CVIII 1.089..

Vie privée 230px|thumb|Eugène Delacroix - Nature morte aux homards (1826-1827). Musée du Louvre.

Dans le cercle familial, Maximilien Dubois-Decours de la Maisonfort est appelé MaxTestament de son cousin germain, Charles Yves César Cyr du Coëtlosquet..

Aux termes de son testament rédigé à Paris le Une copie en subsiste dans une collection privée., il institue comme légataire universelle Demoiselle Joséphine Delacquis, à qui il voue « depuis dix-neuf ans une tendre affection ». En , Joséphine Delacquis, rentière, demeure 29 rue Lamartine. En 1851, elle vit à Saint-DenisArchives de Paris. Déclarations de mutations par décès.. Ensuite on perd sa trace. Bien qu'ayant droit à la sépulture de Maximilien, il n'y est pas inhumée.